Accueil glacial au café-bus
Je reçois plusieurs messages de la compagnie de bus ; ils me demandent de nous rendre à la station un peu plus tôt. Je confirme que je suis à côté et que je viens voir. Une fois sur place, je me trouve devant un café et une personne est installée devant qui a l’air de s’occuper des passagers de bus. Elle n’est pas commode ; je lui explique qu’on a reçu des messages et qu’on est juste à côté, qu’on reviendra 30 minutes avant l’heure.
Nous arrivons un peu plus en avance et un bus est déjà là ; je me rends vers cette dame pour lui demander s’il s’agit de notre bus. Je me fais gronder comme quoi j’ai commandé mes billets online, je n’avais qu’à appeler là-bas pour savoir s’il s’agissait de notre bus. Puis un homme prend le relais, nous imposant de nous asseoir à une table plus loin et d’attendre.
D’autres personnes arrivent avec des tickets ; ils sont reçus amicalement.
Puis viennent deux familles suédoises qui se font engueuler ; l’une des femmes se met même à trembler. Eux aussi ont commandé leurs tickets par internet et on réalise qu’on prend le même bus. On reste ensemble jusqu’à l’arrivée du bus où le chauffeur peu commode nous accueille.
Premier sleeper bus vietnamien
C’est notre premier bus de nuit au Vietnam et j’ai fait l’erreur de ne pas avoir réservé un bus VIP. Les photos du bus me faisant penser au bus que prend Harry Potter (sauf que bien sûr les couchettes sont fixées), ça m’a plu ; de plus, elles sont bien plus couchées qu’ailleurs en Asie, donc j’ai oublié le VIP.
On se déchausse à l’entrée puis on demande au chauffeur quelles sont nos couchettes ; il fait signe au fond. Lesquelles ? Il y en a trois en haut, trois en bas ; il lève les épaules. À ce moment-là, je me dis que les Vietnamiens sont définitivement les moins sympas des Asiatiques. Après-coup, je rencontrerai d’autres Vietnamiens très gentils, mais il est clair qu’on n’est plus au pays du sourire.
On choisit les trois couchettes du bas car elles ont l’air très cosy. Alors qu’on s’installe en râlant sur l’antipathie du chauffeur, une femme sur la couchette devant nous nous confirme nos dires. C’est une sympathique Française, Sylvie ; elle voyage seule et se rend également à Huế.
Bouillis dans un concert de klaxons
Le bus part ; le klaxon résonne à tout moment. Ici, les automobilistes ont l’air de communiquer par klaxon, et notre chauffeur a beaucoup à raconter à tout le monde. Il n’arrête pas, même sur l’autoroute : ça klaxonne sans arrêt.
On commence vite à nous rendre compte que nous avons choisi les mauvaises couchettes : le moteur est juste au-dessous de nous. On bouche les trous entre le siège et le dossier avec les couvertures fournies pour nous couvrir, mais nous sommes littéralement bouillis. J’attends avec impatience d’arriver aux deux-tiers du chemin où descendent les Suédois pour récupérer leurs lits du haut.
Le bus est vieux ; il n’y a qu’une place qui a une prise USB et c’est une jeune Allemande qui l’a. Elle charge les téléphones de plusieurs aux alentours. Nous passons un chouette moment à converser, un peu ici, un peu là, car souvent je suis assise au pied de ma couchette : il fait trop chaud.
Une fois arrivés à Phong Nha, les Suédois sortent. Nous changeons de place en expliquant au chauffeur à l’aide de signes qu’il comprenne pourquoi ; il hausse les épaules. La jeune Allemande étant descendue également, je reprends sa place pour profiter de charger nos téléphones à fond.
Arrivée à Huế
C’est au petit matin que nous arrivons à Huế, après environ 570 km de route. Sylvie a son hôtel assez proche du nôtre ; on se fixe rendez-vous plus tard pour visiter la citadelle ensemble.
