Temple de la littérature
Timeo remis sur pied se joint à nous pour continuer la découverte de Hanoï. Ce matin, on commence par le Temple de la Littérature.
Le Temple de la Littérature (Văn Miếu - Quốc Tử Giám), fondé en 1070, est la plus ancienne université du Vietnam, dédiée à Confucius et aux lettrés. Il abrite 82 stèles sur des tortues honorant les lauréats des examens impériaux ayant obtenu le titre de docteur.
Nous traversons les jardins, admirons les sculptures puis nous nous rendons vers les bâtiments du temple. On fait un tour des stèles sur tortues, qui sont un symbole de longévité et de sagesse.
Le temple est un grand bâtiment en bois à deux étages ; je trouve l’architecture de ce bâtiment intéressante. Des deux côtés du bâtiment se trouvent une grosse cloche et un gros tambour, tous deux protégés par un toit.
Musée et Mausolée de Ho Chi Minh
La partie proche du mausolée a l’air intéressante ; on s’y rend pour voir la fameuse maison sur un seul pilotis.
Arrivés près du lieu, impossible de se rendre sur place : les routes sont barrées et surveillées. On fait le tour en espérant trouver une entrée. En fait, on vient de passer devant une petite sans même s’en rendre compte. Après renseignements, nous voici enfin devant l’entrée principale. Nos sacs passent au scanner (comme à l’aéroport) puis nous voici à l’intérieur.
Il y a un gros bâtiment ; les gens y entrent, on suit. On se retrouve dans le musée sur Ho Chi Minh, personnage adoré et vénéré des Vietnamiens. Il s’est battu pour l’indépendance et la réunification du pays (après la division Nord-Sud).
On parcourt ce grand musée qu’on trouve intéressant. Puis on se promène dans les jardins, on jette un œil à un petit temple puis on se rend vers la pagode Một Cột. C’est une petite maisonnette sur un seul pilier, une pagode symbolique reconstruite au XIe siècle et rénovée après les guerres, celle qui nous a attiré ici.
Nous aimerions bien aller voir la maison sur pilotis de Ho Chi Minh : simple et modeste, construite en 1958 dans le style des minorités ethniques, où il vivait et travaillait pour rester proche du peuple entourée d’un étang à carpes.
Mais l’accès pour se rendre proche de la maison est fermé pour la pause de midi. Tant pis, on n’a pas envie d’attendre plus d’une heure. On passe près du mausolée mais nous n’y entrons pas.
Restaurants des rues
Nous commençons à avoir faim et cherchons un endroit pour manger dès notre sortie de la zone du mausolée. Les grands restaurants des alentours ne nous tentent guère ; nous aimons les petits restaurants locaux.
Timeo aperçoit de la fumée un peu plus loin dans une rue perpendiculaire. On s’approche : ils sont effectivement en train de griller de la nourriture. À côté, ils font la vaisselle à même le sol dans des bassines. Des locaux devant nous reçoivent une assiette et vont s’asseoir un peu plus loin : c’est bien un restaurant.
Les tenanciers, voyant notre intérêt, nous amènent à une table à l’intérieur… d’un hall d’entrée d’un bâtiment où quelques tables sont installées. Nous commandons un phở qui sera le meilleur phở que nous aurons mangé de tout notre séjour au Vietnam.
Un peu partout dans les rues, il y a des stands de nourriture ou des restaurants dont les gens s’asseyent sur des petits tabourets d’une vingtaine de centimètres de haut sur les trottoirs. Les Vietnamiens mangent à toute heure dans la rue.
Bahn Mi & café vietnamien
Une Française m’a conseillé le restaurant Banh Mi Mama, près des vieux quartiers (Hoan Kiem). On s’y rend.
Une fois devant le petit bistrot, j’hésite car c’est si petit que je me demande si je suis au bon endroit. Mais ils servent des banh mi ; donc on s’assoit et on commande nos tout premiers banh mi.
Les banh mi sont une spécialité vietnamienne : un sandwich ! Une baguette française (car le Vietnam faisait partie de l’Indochine française) et l’intérieur, c’est de la viande en vraies tranches (pas de la charcuterie comme chez nous), de la salade, des épices exotiques comme la coriandre, des sauces asiatiques… En bref : un délice !
On m’a aussi parlé de café à l’œuf qu’il me faut absolument goûter. J’adore l’odeur du café mais je n’en bois pas car je n’aime pas du tout son amertume. Ils n’ont pas de café à l’œuf mais du café vietnamien, qu’on m’a aussi dit de goûter ; je commande.
Le café est servi dans un verre ; le liquide est bicolore dû au lait condensé qui n’est pas encore mélangé. Ce n’est pas mauvais, très sucré, un peu comme du moka. Les enfants le goûtent aussi et le trouvent bon.
Pagode de Trấn Quốc
La pagode Trấn Quốc, la plus ancienne de Hanoï (VIe siècle), est un joyau sur une petite île du lac de l’Ouest (Hồ Tây), avec sa tour à 11 étages et son ambiance sereine.
Un pont traverse le lac Hồ Tây passant près de l’île où se trouve la pagode. Le Grab nous y dépose et nous commençons notre visite paisible. L’ambiance y est paisible malgré le grand nombre de touristes.
Il y a tout un mur avec des panneaux sur les lois du karma. Même quand on croit au bon et mauvais karma, les exemples sont parfois très tirés par les cheveux et ça nous amuse.
Temple Quan Thanh
Le temple Quan Thanh (ou Đền Quán Thánh), du XIe siècle, est dédié au dieu du Nord (Trấn Vũ) et fait partie des quatre temples gardiens de l’ancienne capitale.
Comme on passe devant ce vieux temple, j’en profite pour aller y jeter un œil. En bord de route très empruntée et bruyante, je suis surprise du calme à peine la porte passée. Il y a plein d’orangers dans le jardin ; mes enfants se posent sur un banc pour apprécier un moment de calme.
Je visite le temple qui est assez simple ; la porte d’entrée est ce qui me paraît le plus imposant de tout le temple.
Chaos routier à Hanoï
Hanoï compte environ 8,5 millions d’habitants, avec plus de 6 millions de deux-roues immatriculés et environ 1 million de voitures. Pas étonnant que les rues soient un vrai ballet incessant de scooters, motos et klaxons.
Pour traverser, on m’a donné le conseil classique : montre ton intention, avance sans hésiter, et les deux-roues t’éviteront. Les voitures, par contre, faut vraiment les surveiller. Ça marche à peu près, mais je me dis que si un scooter pouvait me rouler sur les pieds pour gagner une seconde, il le ferait sans remords.
Les trottoirs ? Quand ce n’est pas une terrasse de resto ou café, c’est souvent un parking improvisé pour motos et voitures. Du coup, les piétons slaloment sur la chaussée. Et si par miracle un bout de trottoir est libre et qu’on marche tranquillement dessus comme chez nous, on se fait klaxonner par des motos… voire des voitures qui montent carrément sur le trottoir pour passer. Apparemment, ici, c’est normal.
Au final, on s’habitue vite – ou on développe des réflexes de survie. Mais franchement, après quelques jours, on regarde les intersections comme un spectacle gratuit.





