Mission Sea Mercy à Mali

 


La mission de l’équipe A est plus ou moins terminée. Etant quasiment à l’est de Vanua Levu, les HULLABALLOO ont décidé de contourner l’île pour se rendre à Savusavu. Ils nous remettent le reste du matériel Sea Mercy qu’ils ont à bord. POGEYAN qui ont passé la nuit à quelques miles de nous nous ont fait leurs adieux par VHF, ils se rendent à Yadua avant de retourner à Denarau.

Quant à nous, nous nous rendons à Mali prêter main forte à nos amis de l’équipe B, qui ont quelques problèmes avec le dessal. Nous nous réjouissons de pouvoir passer Nouvel-an avec eux.

A peine mouillés, Stéphane se rend à terre pour aider l’équipe. Il n’y avait plus grand-chose à faire, je suis restée à bord avec les enfants. Le village n’a pas eu trop de dégâts, ils avaient juste besoin d’eau potable.

Au passage de Martin, Timeo voit un serpent dans son annexe. Effectivement, il y en avait un juste à côté d’un tuyau, qu’on aurait pu confondre avec un bout de corde. Il s’agit d’un Tricot Rayé, un serpent marin qui vit la moitié du temps à terre. Ce serpent a un venin mortel, leur morsure est 10 fois plus forte que celle du cobra royal. Heureusement ils sont craintifs et pas agressifs. Beaucoup affirment à tort qu’ils ne peuvent pas nous mordre car leur gueule serait trop petite. C’est faux, ils peuvent l’ouvrir à 180° !

Le lendemain je me suis rendue à terre avec Martin (VAVA-U) et Rene (BLUE SPIRIT) pour acheter du miel. Un gendarme à la retraite s’est mis à l’apiculture et son miel est très sucré avec un goût un peu différent car ses abeilles butinent les fleurs des mangroves.  Nous avons passé un chouette moment en sa compagnie pendant que sa femme remplissait toutes nos bouteilles de miel.
J’ai pu observer quelques crapauds bien installés près d’une ruche qui se servaient au passage des abeilles. Pas bête ces bêtes !

A notre retour au bateau je me rends compte que j’ai complètement oublié de prendre et de mettre mon paréo sur mes shorts ! Dans la culture des îles de Fiji, les filles doivent couvrir leurs jambes en tout cas jusqu’aux genoux, toutes portent des paréos sur leur shorts et nous ne devons pas faire exception à la règle. Personne m’a fait de remarque, tous se sont comportés comme si de rien n’était. Par contre le lendemain, certains hommes ont demandé à Martin & Rene où était la femme aux longues jambes.

Le jour de l’an, certains officiels étaient de passage dans l’île. Pensant qu’il s’agirait d’un long blabla officiel, je suis restée à bord avec les enfants. Nous avons entendu les rires du village, les chants et vu Rene danser. Dommage, nous n’avions pas d’annexe pour les rejoindre, Stéphane étant parti à terre avec notre annexe.

Une journaliste était sur place et a interviewé Stéphane. Pour voir l’article cliquez ici.

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