On est clairement chez les fous à pieds rouges. Ils sont partout, nichent dans tous les arbres, volent au-dessus de l'eau... Mais ces oiseaux ne sont décidément pas les plus futés.
Pris d’assaut par les fous
Voilà Cyliane qui se lève d'un bond. Un fou à pieds rouges vient de foncer dans la fermeture de cockpit qu'on a un peu descendue pour se protéger de la pluie. Surpris par le choc, il régurgite son poisson, puis décide carrément de squatter le cockpit. Et il n'a pas l'air pressé de repartir.
Quand il s'agit d'animaux, Stéphane m'appelle. En général, j'ai un meilleur contact avec eux que lui. Mais comme la situation est plutôt atypique, je commence par filmer la scène. J'avoue, je trouve ça assez drôle.
En me voyant arriver avec mon linge, l'oiseau tente quelques manœuvres d'évitement. De mon côté, j'ai peur de le blesser, alors je n'ose pas y aller franchement. Finalement, je réussis à l'attraper et à le sortir du cockpit.
Le voilà tranquillement posé sur ma main. Eh bien, ça pèse quand on tend le bras ! J'essaye de le faire monter sur le toit puis sur le balcon arrière, mais il refuse. Je tente de le pousser doucement, tout en me méfiant d'un éventuel coup de bec dans les yeux. Pour finir, il me pince... puis s'envole.
Le même soir, le bateau voisin en retrouve deux à bord. Eux aussi ont eu droit à l’offrande odorante laissé par leurs visiteurs. L'un est entré dans le cockpit et le second a trouvé le chemin jusque dans une des coques. Nous, on a eu le réflexe de fermer immédiatement la porte. Le passage d'un faucon dans le carré nous a suffi !
Attaque aérienne des fous
Un autre soir, j'entends quelque chose taper contre la coque. Ça arrive assez régulièrement : des poissons qui chassent et viennent se heurter au bateau. Mais là, ça ne s'arrête pas. Un coup sur la coque tribord, puis sur la bâbord, et ça recommence... Torche à la main, je vais voir.
Un fou à pieds rouges patauge entre les deux coques. À chaque tentative de décollage, il percute une coque. On essaye par tous les moyens de l'attraper ou de le faire sortir de là. Finalement, on arrive à l'attirer vers l'avant du bateau. Il continue de patauger jusqu'à se retrouver sur notre côté... avant de foncer une nouvelle fois dans la coque.
Deux nuits plus tard, rebelote. Est-ce le même ou un autre ? Aucune idée, mais il fait exactement la même chose.
