Un mois d’escale… et quelques imprévus

Notre séjour à La Réunion se prolonge plus que prévu. Certains colis mettent plus de temps à arriver, puis Jost découvre qu’un toron d’un câble qui tient le mât a lâché. Il faut commander un nouveau câble pour le changer, ce qui rallonge encore notre escale.


Les grosses vagues


Quand nous ne sommes pas en vadrouille, Timeo aime aller faire un tour à la plage qui se trouve juste derrière les sanitaires. Depuis les bateaux, on entend les vagues se briser et on sait d’avance quand la houle est forte.

Parfois, je me joins à lui. Un jour, il s’amuse un peu trop près de l’eau. Les vagues remontent une bonne partie de la plage et Timeo se retrouve dans l’eau jusqu’aux hanches.

Inconscient du danger, il accepte toutefois de remonter un peu plus haut. Il s’amuse à s’asseoir au milieu de la plage et attend que les plus grosses vagues viennent le prendre.



Une habitation dans une ancienne usine à sucre


Nous retrouvons Camille et Pierre-Yves, l’un des couples du catamaran qui s’était mis à couple à OLENA à Maurice.

Stéphane passe un après-midi sur le monocoque de Pierre-Yves pour l’aider à résoudre ses problèmes électriques.

En ce moment, ils logent dans la maison d’amis partis en voyage, pour prendre soin du chat. Nous sommes invités à les rejoindre pour la soirée.

C’est un vieux bâtiment avec une petite tour provenant d’une ancienne usine de canne à sucre. Un architecte local a transformé les différents bâtiments de cette usine en maisons d’habitation et en restaurant. Cette maison aurait même été, à un moment, la résidence de l’architecte.

Les vieux murs de pierre de la tour ont été percés par endroits pour y ajouter des portes. Ils n’ont pas simplement découpé des rectangles bien nets : ils ont cassé des morceaux de mur, laissant des ouvertures irrégulières qui font tout le charme du bâtiment.

Un bâtiment plus moderne a été ajouté à cette tour et l’intérieur est très contemporain. N’étant pas avec les propriétaires, on ne fait pas le tour de la maison, mais ce qu’on en voit nous plaît énormément.

Sur la façade de la tour, ils ont même ajouté des prises d’escalade. On suppose que l’architecte devait aimer grimper !

Le jardin est superbe, il y a même un baobab. Il fait malheureusement déjà nuit et les photos ne donnent pas grand-chose.

Un autre soir, Camille et Pierre-Yves viennent nous rendre visite sur OLENA. Là aussi, on aimerait bien arrêter les montres pour quelques heures afin d’avoir plus de temps à passer ensemble.


Fête de la baleine


La marina nous informe d’une fête de la baleine qui a lieu vers le bassin des monocoques. On va y faire un tour.

Ce n’est pas très grand : quelques stands d’information sur les différents cétacés, sur la prévention de la pollution plastique des océans, des jeux pour enfants…

Un des stands propose de voir des films de cétacés avec des lunettes de réalité virtuelle. C’est marrant de voir les gens assis à tourner la tête dans tous les sens pour suivre le film. Quand c’est à notre tour, on fait pareil. Les images sont très belles.

Au milieu des stands est dressé un grand trépied d’où pend une corde. Voilà qu’arrive une première danseuse. Elle grimpe et danse sur cette corde comme si c’était facile. Le spectacle continue avec deux autres danseuses.


Une scène flotte dans le bassin et des musiciens commencent à y installer leurs instruments. Les gens s’installent sur les murets qui entourent le bassin de la marina.

Nous assistons à un chouette concert créole, avec un beau coucher de soleil en arrière-plan.


Raclette, sandwiches aux frittes et automate à pizza


Techniquement, on est en France et on a accès à plus ou moins tout ce qu’on peut trouver dans l’Hexagone. On ne résiste donc pas à acheter du fromage pour se faire une bonne soirée raclette avec Jost.

Les hommes ont découvert une friterie belge, où l’on se rend à plusieurs reprises. Parfois, on commande des trucs un peu bizarres : il faut goûter à tout.

Mais tout comme pour l’américain à Cilaos, les frites dans le sandwich, ce n’est pas notre truc.

Puis voilà qu’on passe devant un automate à pizzas. La pizza se commande sur un écran et, comme pour tout automate, elle sortira par une fente.

Sauf que les pizzas ne sont pas faites par l’automate : quelques pas plus loin, de grandes fenêtres donnent sur la cuisine de la pizzeria. On peut donc voir les pizzas être préparées avant de les récupérer dans la machine.


Retour au camp de travail


Qui dit marina, dit camp de travail. Ce n’est pas forcément une généralité, mais c’est très souvent le cas !

Notre nouveau guindeau est arrivé. Stéphane démonte l’ancien, renforce le socle qui commençait à bouger, puis monte le nouveau.

L’ancien guindeau trouve preneur pour quelques euros. Il part dans un vieux bateau qui est en train d’être retapé. Le nouveau propriétaire a un petit budget et recherchait justement un guindeau. Il sait pourquoi on l’a remplacé et sait qu’il faudra changer les charbons.

Stéphane passe pas mal de temps à entretenir OLENA et à réparer des choses. Jost et lui sont tous deux bien affairés, parfois en s’aidant l’un l’autre.

Quand je n’essaie pas de rattraper le blog, de faire des collages photos, de couper des vidéos, de préparer des visites touristiques ou une future navigation, je ressors ma machine à coudre.

On a perdu une housse de nos chaises. Pendues après avoir fait la lessive, l’une d’elles s’est envolée.

Heureusement, il me reste encore du tissu. Une fois la nouvelle housse terminée, je me rends compte que celles que j’avais refaites il y a à peine quelques mois ont déjà changé de couleur ! On a à présent trois teintes différentes du même tissu dans notre salon.

Une autre housse commence à se trouer. Je décide de la repriser. Timeo me demande d’apprendre et c’est lui qui fait la reprise.


Test de voile

Stéphane et Jost partent un après-midi en mer sur SERENITY. Jost a reçu une nouvelle voile aux Maldives qu’il voudrait tester avec Stéphane.

Je pense que cette sortie entre hommes, loin des travaux, leur fait du bien.


Petit retour sur notre séjour à La Réunion

Finalement, nous passons un mois sur cette île. Un mois de marina, ça a son prix, mais on va vite oublier ce point de notre séjour !

Nous avons découvert une île magnifique. Nous avons parcouru 1’200 kilomètres avec la voiture de location. C’est beaucoup quand on pense que l’île ne fait qu’environ 70 kilomètres de long sur 50 de large !

L’île est riche de plusieurs climats différents et possède des paysages magnifiques. La flore y est superbe. C’est un paradis pour les amateurs de randonnée.

Le paysage sous-marin vaut également le détour.

Et la nourriture créole… carrys, rougails, bouchons, boucanés, boudins… un délice.

Notre séjour a été riche de très belles rencontres. C’est avec un petit pincement au cœur qu’on quitte l’île Bourbon.

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