Dès notre arrivée, nous sommes surpris de découvrir les restes d’un grand catamaran échoués sur la plage de l’île de Fouquet.
Lors de la demande de permis pour venir aux Chagos, nous devions fournir une quantité de justificatifs, notamment des attestations d’assurances couvrant la prise en charge d’enlèvement d’épave. En voyant ce bateau, on comprend mieux pourquoi. L’épave n’est pas récente et ce n’est d’ailleurs pas la seule : plusieurs autres reposent encore sous l’eau. Peut-être est-ce à la suite de ce naufrage que l’administration du BIOT exige désormais tous ces documents.
Le BLACK ROSE, immatriculé à Port Vila (Vanuatu), était un grand catamaran d’environ 70 pieds. Son ancre aurait chassé lors d’un violent grain, provoquant son échouage. Je n’ai malheureusement pas retrouvé la date exacte du naufrage, mais je pencherais pour les environs de 2010.
Résultat de recherches d’informations
J’ai retrouvé un blog de voileux datant de 2012 qui raconte la récupération d’objets encore en bon état par différents équipages.
Sur un autre un blog publié en 2013, on voit le catamaran encore relativement entier, ensablé sur la plage. Un commentaire indique qu’il existait une page Facebook dont la dernière publication remontait à février 2010 et qui semblait correspondre au yacht échoué. Bien que son port d’attache soit Port Vila, au Vanuatu, le bateau aurait en réalité été basé à l’île Maurice.
Enfin, un autre blog de 2019 montre de nombreuses photos de l’épave, déjà très dégradée, mais nettement moins qu’aujourd’hui.
Le propriétaire aurait été une star de la pop française ?
Les Youtubeurs DELOS montrent également l’épave dans leur vidéo tournée aux Chagos en 2016 (à partir de la 9ème minutes). Ils y racontent que le BLACK ROSE aurait appartenu à une star de la pop française.
Je suis curieuse de savoir de qui il s’agit. Si vous avez l’information, n’hésitez pas à me laisser un commentaire !
L’état actuel du BLACK ROSE
Aujourd’hui, une des coques – enfin ce qu’il en reste – est en grande partie ensablée sur la plage de l’île de Fouquet, toujours reliée à une grosse poutre. La plaque d’étrave dépasse encore du sable. La bôme repose juste à côté, dans l’eau. Un peu plus loin gît le mât. Quant aux enfants, ils retrouvent une partie de l’escalier de la jupe arrière sur la plage de l’île de Takamaka.
Nous partons faire du snorkeling depuis le poteau signalant le moteur. Il s’avère que ce fameux poteau est en réalité l’arbre d’hélice, toujours fixé au moteur. Ce que l’on découvre sous l’eau est impressionnant.
Complètement déchiqueté
Le bateau a été littéralement déchiqueté. Il est réduit en miettes.
C’est impressionnant de voir qu’une plage aussi belle et paisible, dans un coin de paradis, puisse être frappée par des vagues assez puissantes pour détruire un navire de cette taille.
Les débris sont dispersés sur plusieurs centaines de mètres carrés. Il y en a partout : morceaux de coque, tuyaux, câbles, hublots… Je tombe même sur un pommeau de douche, un ventilateur, ainsi que le moteur et le tambour d’une machine à laver.
De longues lanières traînent un peu partout. Il nous faut un moment avant de comprendre qu’il s’agit du revêtement stratifié du plancher.
