Interdiction de débarquer pendant un mois


 Alors que l’île principale de Viti levu est toujours confinée, avec plusieurs zones contaminées où le confinement est plus strict et les déplacements entre zones interdites, de nouvelles restrictions concernant les voiliers nous tombent dessus le 14 mai 2021. 

 

La maladie n’étant pas sortie de l’île principale, personne ne comprend ce qui se passe. Par la suite nous apprenons que deux locaux ont volé une petite barque sur l’île principale pour aller à l’île de Vanua Levu. C’est la raison qui a propulsé cette nouvelle loi sortie à la va-vite sans passer par les affaires maritimes, ce qui a amené pas mal de confusion.

En gros, nous avons interdiction de débarquer, même sur les îles désertes. Seule exception le port d’entrée par lequel nous sommes entrés dans le pays. En clair pour nous et pour la centaine de bateaux étrangers qui ont passé la saison cyclonique ici, c’est à Denarau, qui se trouve sur l’île principale actuellement confinée, et même en zone contaminée ! Il nous faut une autorisation pour nous y rendre et une fois là-bas, on y reste bloqués, confinés, et interdiction de quitter l’île. Ça ne fait aucun sens d’envoyer des gens en plus dans une zone contaminée alors qu’on veut réduire la propagation du virus.

Nous tentons de nous rendre à Savusavu, qui est depuis peu le second port d’entrée blue lane (protocole Covid) du pays. Nos amis qui y sont depuis avant la sortie de ces nouvelles règles ont accès à terre. Mais tous se posent des questions de ce qui va se passer s’ils nous interdisent l’accès à terre. Personne ne veut se rendre en zone contaminée.

Les mots « zone contaminées » peuvent faire sourire si on l’entend tel qu’en est la définition. Oui, en Europe presque tous les villages sont « contaminés » puisqu’il y a des cas Covid un peu partout et ce n’est pas la catastrophe de s’y trouver.
Fiji est sous régime militaire, ici on ne rigole pas. Il y a des barrages de police et militaire partout dans les zones contaminées, des couvre-feux qui commencent déjà dans l’après-midi, l’interdiction de sortir sauf si besoin vital, tous magasins fermés sauf les pharmacies et la nourriture et encore, c’est l’armée qui parfois amène la nourriture aux habitants. Et surtout, toutes les entreprises non essentielles sont fermées, aucune exception. Ça donne une autre dimension des mots « zone contaminées ».