Auto-confinement

 

Îles de Kokomo, de Namara (île de la tribu sud de Koh Lanta) et l’îlot de l’exil (Koh Lanta)

Le lendemain de l’arrivée de nos amis, le Resort Kokomo devant lequel nous étions ancrés, nous appelle par VHF. Ils sont en auto-confinement et il est désormais interdit de débarquer.

Le vent ayant tourné à nouveau à notre avantage, nous sommes retournés à Vurolevu, faisant un saut à Namara, une autre île où Koh Lanta a été tourné, pour y faire une plongée.

Stéphane et moi avons saisi la dernière occasion pour nous rendre au village de l’île en face de Vurolevu pour y faire quelques achats, car notre garde-manger est assez vide, nous n’avions pas prévu rester si longtemps dans les îles (ça faisait 5-6 semaines que nous avions quitté l’île principale). Nous n’avions plus de viande, ni produits frais et très peu d’œufs. Nous n’avions plus de poisson non plus, plus aucun n’a mordu depuis le mois de janvier. Nous ne faisons pas de chasse au harpon.

Le petit village n’a pas de magasin, mais plusieurs familles font le plein de certains aliments, et ouvrent leurs portes à ceux qui veulent venir acheter. Nous avons été accueilli par un plongeur, en temps normal il est guide dans un Resort, il nous a amené faire le traditionnel Sevusevu (le plus rapide qu’on ait jamais fait) ensuite nous avons pu faire le tour de ces familles, achetant ainsi 1 poulet, quelques saucisses, quelques œufs, du lait en poudre et quelques boîtes. Voyant des fruits à pain, nous avons pu en acheter un, ce qui a ravi les enfants.

Notre ami hollandais Humberto, connu à Fulaga l’année dernière était encore à Vunicea et a été si aimable qu’il nous a amené quelques achats, surtout pour le petit déjeuner. Après un stop de 2 jours, il est retourné à Fulaga.

Quelques jours plus tard, le village s’était également auto-confiné, ce que nous avons également fait entre nos 4 bateaux. L’île déserte de Vurolevu devenant « notre île ». Nous y avons fêté nos 4 ans de mariage (23 ans de bonheur) avec nos amis. Les enfants ont continué de jouer à Robinson sur leur plage. Nous avons récolté quelques noix de cocos, continué de plonger avec les mantas, entretenu le bateau, fait de l’école et passé du temps à regarder films et séries en streaming.


Un fou dans les vapes

Un soir alors que nous étions en train de souper, nous entendons un gros boum contre le bateau. Bizarre, rien n'a l'air d'être tombé. On éclaire le pont et on cherche.

Un calamar sur le pont, bizarre, les vagues ne sont pas si grosses à jeter des calamars par-dessus bord ni à faire de gros boum. Stéphane découvre alors un fou (oiseau) sur le dos, les pattes en l'air dans le coin sur le toit vers la vitre du cockpit. Le temps de prendre l'appareil, il est revenu à lui. Dommage, l'image aurait été trop drôle.

Il était sur le pont, encore à moitié dans les vapes. Je lui tends ses calamars, il m'ignore, je lui propose un bout, il me picore les doigts. Il essaye de s'envoler mais est coincé entre le cockpit et la planche de paddle.

J'essaye de le déplacer sans me faire mordre. Je le caresse derrière la tête pour lui donner confiance et essaye à plusieurs reprises de le soulever. Au bout d'un moment, j'y arrive et il s'envole pour finir dans l'eau à quelques mètres. J'espère qu'il s'en sera sorti.

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