On quitte Kadavu

Les vents tournent favorablement pour monter au Nord-Est, mais pas pour longtemps. Les 4 bateaux doivent se rendre vers Savusavu, la seule ville où on peut encore s’approvisionner dans des supermarchés.

CORAL TREKKER et BLUE SPIRIT y vont directement depuis Vurolevu alors qu’O2 et nous décidons de nous arrêter en chemin pour y faire quelques plongées. Il serait dommage de louper cet endroit magnifique que POGEYAN nous a recommandé, car il n’est pas certain qu’on repasse par ici un jour.

 

Traversée

O2 et nous quittons Vunicea en fin d’après-midi pour une navigation de nuit. Nous sommes encore abrités des vagues par l’île de Kadavu mais nous nous trouvons déjà dans une machine à laver en mode essorage. Les vagues sont petites, mais très serrées, très désagréable.

Niveau vent, on est dans les 20-25 nœuds, rien de spécial. Les rafales sont 5-7 nœuds au-dessus, ce qui est facile à gérer. Nous partons avec 1 ris, mettons un second avant la tombée de la nuit, le génois n’est pas sorti entièrement. Nous naviguons à 55° contre le vent, ce n’est pas le cours le plus agréable.

O2 devant nous nous informe que passé la pointe de Kadavu, les vagues sont plus agréables. Elles l’étaient un peu, mais bien plus hautes et très désordonnées. Parfois nous montions et descendions avec la houle, puis vient des vagues courtes, l’une des coques passe une vague qui claque la seconde coque sous la nacelle.

Ca tape, ça grince, beaucoup de choses tombent, le fait que nous n’ayons pas pu récupérer nos coussins du carré (qui se trouvent en zone contaminée), il n’y a rien qui retient les choses que nous avons sur le rebord des fenêtres. On déplace les choses, les mettant en « sécurité ». Timeo sécurise son porte-avion en Légo sur ses caisses de jouets, y mettant un anti-glisse au-dessous. Mais c’est les caisses qui finissent par tomber et le porte-avion est complètement cassé. Au dernier moment je vois l’imprimante en chemin pour tomber en bas de l’escalier, jamais elle n’avait bougé !

Les enfants ne se sentent pas au meilleur de leur forme, ils se couchent dans le cockpit ou carré un certain temps. Heureusement pour eux, ils sont retournés au lit à temps. Les vagues ont commencé à gicler dans le cockpit, voire même à l’entrée de carré malgré qu’on ait laissé fermé le canva côté vent ! Parfois les vagues tapaient et l’eau s’engouffrait dans le lazy-bag (le sac qui renferme la grand-voile), j’entendais l’eau ruisseler sur le toit en provenance de la bôme.

Le lazy-bag s’est déchiré ! De toute manière je devrais réparer toute la fermeture éclair, au bout de 3 ans, les coutures ont commencé de lâcher. Même le fil anti-UV ne résiste pas longtemps au soleil. Je ferais le tout en une fois.

Malgré que le vent soit tombé un peu, nous sommes trop rapides, à ce rythme on arrivera avant le lever du jour. Nous enroulons le génois et sortons la trinquette, les O2 naviguent plus qu’à la GV à mi-hauteur.

Les O2 passent la passe et se rendent à l’ancrage, nous demandant d’attendre dehors car il y a de la houle. C’est bon, il y a un endroit plus calme, nous entrons le lagon et allons nous ancrer.

 

Arrivée

A peine ancrés, nous dessalons le bateau, avant que nos 10 pieds amènent tout le sel à l’intérieur. Un bateau du Resort vient à notre rencontre, ils nous prient de nous ancrer 100m plus loin.

Pour l’anecdote, nous avons dû aller ancrer plus ou moins là où étaient nos amis POGEYAN quand ils ont été priés de déplacer leur bateau. A croire que peu importe où nous ancrons, ils aiment venir nous demander de nous déplacer.

Nous sommes des visiteurs, nous devons suivre même ces règles sans fondement, nous déplaçons OLENA avant d’aller nous coucher pour un bon repos salvateur. Stéphane étant encore un peu patraque du mal de mer et moi ayant uniquement réussi à dormir 1 heure entrecoupée.

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