Recherche : centre de plongée
Depuis notre arrivée, on cherche un centre de plongée. Ceux de Petite-Terre sont en vacances ! C’est quand même aberrant qu’ils ferment en pleine saison, pendant les vacances d’été des touristes.
On trouve d’autres centres sur Internet, mais les numéros ne sont plus valables. Apparemment, les destructions causées par le cyclone ont fait fermer plusieurs centres de plongée.
Nous trouvons finalement deux centres ouverts sur la côte ouest. Nous choisissons celui qui est le plus proche d’un mouillage, près de Bouéni. Un peu plus de cinq heures de navigation plus tard, nous mouillons dans la baie, le soir avant notre première plongée.
Alentours de la baie de Mzouazia, d’où nous sommes partis plonger
La plage est profonde !
Abalone Plongée est un club affilié CMAS qui nous accueille chaleureusement. Après avoir amené notre matériel et montré nos certificats, Stéphane doit aller réancrer l’annexe plus loin, comme l’a fait le capitaine du bateau de plongée.
Nous devons ensuite nous capeler et marcher près de 250 m avant d’arriver au bateau de plongée. On est finalement bien plus proches d’OLENA que du centre de plongée !
C’est bientôt la nouvelle lune, les marées dépassent les 3 mètres et ici, la plage a une pente très douce. Résultat : plus de 200 m de différence de profondeur de plage entre marée haute et marée basse.
Stéphane ramène l’annexe chez OLENA et on le récupère en passant.
Nombreux à plonger
Nous sommes 19 plongeurs sur l’annexe. Ça fait beaucoup !
Nous voilà partis vers la barrière extérieure. Il nous faut une bonne demi-heure avec ce bateau rapide.
Il doit y avoir trois ou quatre guides ou moniteurs, on ne sait pas vraiment. Certains ont l’air de faire des briefings de cours. Après avoir terminé son briefing, Carole nous rejoint pour nous briefer en anglais, car Jost ne comprend pas le français.
Le site est simple, nous plongeons sans guide.
Le bateau n’est pas grand, mais c’est plutôt bien organisé. Ils larguent certains plongeurs, se déplacent, en larguent d’autres… Ainsi, chaque groupe plonge à des profondeurs adaptées à son niveau.
C’est à notre tour de nous mettre à l’eau. Nous sommes le seul groupe à être largué ici, les autres ne sont pas très loin.
Nous sommes surpris : malgré le grand nombre de plongeurs sur le bateau, nous ne croisons personne pendant toute l’heure que dure notre plongée !
Plongées
Les coraux sont en bon état. C’est un peu moins coloré qu’aux Maldives, mais c’est très beau. Il y a beaucoup de vie et on voit une sorte de murène que je ne crois pas avoir encore rencontrée.
À notre retour, on dépose Stéphane qui reprend l’annexe. La marée est toujours basse, il faut donc ramener tout le matériel à pied jusqu’au centre.
Le bateau est plein l’après-midi, nous revenons le lendemain matin. C’est à nouveau marée basse : même exercice que la veille.
Cette fois, nous ne sommes que 14 à bord. C’est le capitaine qui nous fait le briefing. Il nous parle de pointes et nous demande de nous méfier de la passe, si les courants sont entrants, on fait la passe, sinon, demi-tour.
Je me demande si je vais reconnaître ce qu’ils appellent les « pointes » et savoir quand nous serons à la troisième, moins marquée, celle qui indique l’entrée de la passe.
Je propose aux hommes de suivre le groupe de Carole, qui va plonger plus ou moins dans nos profondeurs. Ils sont d’accord.
Carole et son élève, ainsi qu’un autre moniteur et son élève, se mettent à l’eau pour faire un exercice de remontée. Nous attendons avec le reste des palanquées concernées.
Les autres palanquées sont larguées et, une fois les quatre de retour à bord, ils nous larguent à notre tour, sur deux profondeurs différentes.
Comme convenu, on suit l’équipe de Carole. On traverse le plateau à 40 m de profondeur jusqu’au bord pour aller voir un joli mérou, puis retour vers le tombant. Comme je m’en doutais, je ne reconnais absolument pas les pointes !
Carole montre de petits requins à pointe blanche qui dorment dans de petites cavités. Une fois son groupe passé, nous allons les voir à notre tour. Si nous ne l’avions pas suivie, nous ne les aurions pas vus.
Voilà un groupe qui arrive en sens inverse, puis voilà Carole qui fait demi-tour. Les courants sont encore sortants : nous n’entrons pas dans la passe.
Nous profitons une fois de plus de faire des plongées à paliers de décompression. Pour cette plongée, ils nous ont alloué un temps maximum de remontée de 15 minutes, mais finalement, on n’a pas eu tant de paliers que ça.
La météo nous fait abréger notre séjour de plongée
Nous devons malheureusement écourter notre séjour à cause des vents forts qui vont venir du sud dans la soirée. Nous annulons la plongée de l’après-midi et celle du lendemain.
Nous pensions d’abord aller nous réfugier dans la baie de Bouéni, de l’autre côté du village, mais cela nécessite deux heures de navigation. Quelqu’un du centre serait venu nous chercher en voiture le matin et nous aurait ramenés le soir, mais il n’est même pas certain qu’ils iront plonger avec les vagues que va créer le vent.
Nous décidons donc de lever les ancres pour retourner à Dzaoudzi, y faire notre clairance de sortie et profiter de ces vents pour notre traversée vers Madagascar.


