On a lu et entendu qu’il n’y a aucune route menant à l’intérieur du troisième cirque, qui est celui de Mafate. Le seul moyen de s’y rendre est d’y aller à pied. N’étant pas vraiment fit pour de grosses randonnées, on choisit donc de nous rendre au point de vue du Maïdo, le rempart qui domine Mafate, en voiture et de nous balader un peu par là-bas.
C’est à un peu plus d’une heure de route du Port et on se demande si ça en vaut vraiment la peine. Des amis locaux nous conseillent de nous y rendre. Alors chaque matin, on scrute la montagne : c’est nuageux, ça ne vaut pas la peine.
Puis voilà qu’un matin, ça a l’air dégagé. On s’y rend de suite.
On va voir Mafate
À nouveau, on grimpe le flanc de la montagne. Plus on monte, plus il fait froid, plus la végétation change.
Le belvédère se trouve en haut d’une falaise, une longue barrière protège les visiteurs du vide.
On ne voit pas grand-chose dans le cirque : c’est plein de nuages. Ils remontent la falaise et viennent littéralement à notre rencontre. Au Maïdo, ce phénomène porte le nom de « nuages montants » : l’air humide se réchauffe sur les pentes, s’élève, se refroidit et forme des nuages qui remontent progressivement le long du rempart. C’est assez impressionnant à voir.
Parfois, des trous dans les nuages nous permettent quand même d’apercevoir quelques morceaux du cirque. Je distingue des villages et je me demande comment ils font pour y aller, puisque je croyais qu’il n’y avait aucune route dans Mafate.
En fait, je ne me trompe pas : les villages que l’on aperçoit sont bien habités, mais ils restent accessibles uniquement à pied, par les sentiers, ou en hélicoptère.
Un grand toboggan
Lors de la montée, on a vu un grand toboggan et on décide de nous y arrêter à la descente.
Un couple vend des tranches de cake et autres encas depuis leur camionnette. On se laisse tenter pour le dessert avant de grimper les marches qui mènent au restaurant.
Timeo est le seul qui a envie de faire une descente en toboggan et va faire la queue. Installés à la terrasse, nous allons commander le repas au guichet. Ils ne servent pas les assiettes de menu à l’extérieur, car il pourrait bientôt pleuvoir.
On opte donc pour une assiette de petites bouchées créoles, avec des samoussas, des bonbons piments et autres petites choses du genre. L’attente est assez longue car ils sont justement en train d’en refaire. Les tranches de cake sont donc avalées avant qu’on reçoive le repas de midi.
La terrasse du restaurant est au bord d’un petit lac qui pourrait être un petit cratère. Des canards et de jolies poules s’y promènent. Le parc propose également des balades à poney autour du lac.
Timeo revient de son tour de toboggan un peu mitigé. Il est parti après de bien plus jeunes enfants qui n’ont fait que freiner, du coup il a dû ralentir et les suivre.


