BVI - Panama

Nous traversons la mer des Caraïbes, en distance, c’est la moitié de la transat au départ du Cap Vert. 1055 miles nautiques en ligne droite nous attendent.

Jour 1, mercredi


Après avoir préparé le bateau, rangé les choses pour une longue navigation, nous partons peu après midi. Le vent souffle pas mal et nous sommes surpris des vagues un peu plus grosses que d’habitude dans le canal de Sir Francis Drake. Je sors la grand-voile et c’est un peu la cata. Comme le sac ne se referme pas sur notre nouvelle voile, Stéphane a mis un cordage autour au bout de la bôme pour maintenir la voile fermée. Il me l’avait eu dit, mais je n’y ai plus pensé. Ce n’est pas allé long que je sens une résistance et c’est le rodéo pour aller l’enlever, car le nœud était du côté où je n’avais presque pas de toit pour m’en approcher. Il faut savoir que pour monter ou descendre une grand-voile, on doit naviguer contre le vent, donc contre les vagues et ce n’est pas très agréable. 

Ensuite, impossible de tendre le bout du 3ème ris qui se balançait à l’arrière, il était bloqué. Je retourne au bout de la bôme et me rend compte de 2 problèmes, le bout (tout neuf) a tant de torsions qu’il fait comme un nœud vers la poulie, et un bout pour maintenir le lazy bag s’est déplacé et dérange sur les poulies de ris. Je m’occupe du ris, Stéphane s’occupera du bout du lazy bag plus tard.

Une fois à distance des îles, la direction du vent ne nous favorisait pas pour le cours choisi. Nous affalons notre grand-voile et sortons une 2ème voile avant pour faire papillon avec vent arrière, nous voilà en ligne directe pour Panama.

La nuit tombe peu après 18h00, les enfants se mettent devant un film. Puis Stéphane remarque un carré bizarre sur sa carte avec des mentions militaires. Elle se trouve également sur la mienne et en faisant notre route, nous ne l’avions pas remarqué. C’est au sud-est de Puerto Rico. Nous y lisons que les eaux territoriales de 12 miles nautiques seraient à respecter. Nous savions que les américains étaient à cheval sur les distances des eaux territoriales à ne pas dépasser, ce qui était impossible à respecter dans les îles vierges. Des amis ont dû faire un visa USA pour se rendre à Puerto Rico, mieux vaut se méfier, on enroule l’une des voiles et change de cap de suite ! 

Puis nous commençons nos quarts de nuits, je prends le premier quart. Nous essayons de nous relayer toutes les 3 heures.

Jour 2, jeudi


Nous avons toujours pas mal de vent. La houle fait bien 2-3 mètres, parfois nous avons des vagues bien plus grosses encore. Ce n’est pas comparable aux vagues serrées, donc ça va. Le bateau a généralement le temps de monter et de descendre, mais ça tape énormément sous le pont ou contre les coques. Nous remontons notre grand-voile, toujours en ris2 et continuons notre même cap par rapport au vent, puisque le vent a l’air de tourner dans le sens qui nous arrange.

Cyliane, Elina et Stéphane ont le mal de mer, Timeo n’est pas en pleine forme non plus, mais il gère. Je vais bien, je ne ressens rien pour l’instant.

A midi c’est l’heure de faire le point, 174 miles nautiques de parcourus, c’est une bonne distance, nous filons. Nous préparons les mails à mon papa, Dieter (qui nous fait un peu de météo) et à SERENITY pour qu’ils sachent où on se trouve. J’en profite également pour faire une demande de fichier grib (météo). Ce n’est pas urgent, j’ai téléchargé 3 jours, mais c’est toujours plus précis d’avoir les derniers.

Nous essayons d’envoyer nos mails pendant des heures, sans succès. J’épurge mes mails et efface ma demande météo, car par ondes radio, chaque chiffre ou lettre compte. J’arrive de rares fois à me connecter à des stations, mais la qualité est si mauvaise que rien ne passe et ça me déconnecte quelques secondes plus tard. Stéphane installe une antenne provisoire, j’arrive à me connecter un peu plus souvent, mais rien ne passe.

Cette nuit, je vois un truc noir flotter près de notre drapeau, en m’approchant pour voir ce que c’est, j’ai effrayé un oiseau qui essayait de se poser sur notre jupe arrière. Il a fait nuit noire jusqu’à 22h00 passé, ensuite la lune est venue nous éclairer.

Jour 3, vendredi


L’ambiance est bonne, les enfants vont mieux ! Cyliane est toute fière de ne pas avoir besoin de médicament. Ils ont essayé de faire un peu d’école, mais ont arrêté au bout de moins de 10 minutes, ça les rend malade. Nous avons chanté, dansé (avec les vagues, c’est rodéo, mais on s’est bien amusé) et j’ai interviewé les enfants les uns après les autres séparément pour l’article sur les Caraïbes. 

On refait le point à midi, 188 miles de parcourus les dernières 24 heures. On continue de filer !

Stéphane installe une autre mise-à-terre, sur les plaques paratonnerre. J’essaye sans succès. Il fabrique une autre mise-à-terre avec un câble de batterie, enroulé comme un escargot, il avait lu un article de quelqu’un qui a fait ça. On essaye, avec l’antenne d’origine et l’antenne temporaire, aucun succès. Nous passons des heures à essayer, jour et nuit, chaque station, chaque fréquence disponible à l’heure actuelle, il n’y a rien à faire.

J’ai peur que mes parents se fassent du souci pour rien. Mon papa savait les problèmes qu’on avait eus avec l’antenne, mais notre test avant le départ avait fonctionné.

Nous avons croisé 2 cargos, que nous avons pu voir au loin. Puis tout à coup, on nous appelle à la VHF ! On se regarde bêtement, il n’y a aucun bateau à l’horizon. C’était un avion qui était à la recherche d’un navire cassé, ils nous demandaient si on avait vu quelque chose, puis où l’on se rendait. Après l’entretien, on a scruté le ciel, rien ! C’est bizarre quand même, car notre antenne VHF ne porte pas à grande distance.

Peu après la tombée de la nuit, le vent a forci, nous avons dû mettre le 3ème ris dans la grand-voile et sortir la trinquette (petite voile avant). J’aime pas barrer quand il fait nuit noire et qu’on a les feux de pont allumés, on ne voit pas plus loin que le bout du bateau, on navigue assez vite (7-9 nœuds) et on ne voit pas où. On doit suivre les instruments, garder le cap selon l’angle du vent et faire confiance au radar, dont l’alarme sonnait au même moment ! L’écran radar est à l’intérieur, la barre à l’extérieur, impossible d’aller y jeter un œil tant que Stéphane s’affaire à la grand-voile sur le pont, je dois barrer. Heureusement je venais d’apprendre aux enfants comment lire les infos sur le radar. Mais je dois dire que ça ne rassure pas d’entendre d’une enfant dire  « c’est rien, c’est que les vagues » alors qu’on fonce dans le noir !

Il a fait nuit noire jusqu’à un peu plus de 23h00, après la lune est venue nous éclairer.

Jour 4, samedi


Vers 4h30, nous avons croisé un paquebot, Stéphane les a contactés pour avoir quelques infos météo. Le monsieur était seul et n’avait pas d’infos météo. Puis Stéphane lui a demandé s’il pouvait envoyer un mail à mes parents pour leur dire que tout est OK. Il a dit que dès que les officiers de pont seraient de retour, ce sera fait. Nous espérons que ça ait fonctionné. Après notre arrivée, mes parents ont confirmé avoir reçu le mail de MSC Divina, merci à eux !

Quand Timeo se lève, il nous informe qu’une sangle pend dans l’eau. Comme pendant la transat, une des sangles pour s’accrocher dans le cas où le catamaran se retournerait, s’est arrachée.

Nous continuons de filer, le vent forci de plus en plus. 180 miles de parcourus les dernières 24 heures. Nous avons essayé d’éviter l’endroit où un fort vent était prévu, mais n’ayant pas les dernières données météo, nous ne savions pas trop comment ça a évolué. Le vent passe en force 6, la mer monte un peu, mais ça va, on a de la houle de 3-4m, le bateau a le temps de monter et descendre. Nous avons eu quelques vagues de 5-6m de haut, c’était assez impressionnant. Elles viennent par 2-3 ensembles, puis ça repasse aux vagues de 3-4m. Le bateau monte, se met de travers et dévale la pente en diagonale en faisant un grand surf. L’impression dans le bateau c’est d’être dans un grand 8. Quand le bateau se met de travers, il se tourne contre le vent, ça donne une force centrifuge, ensuite on est en diagonale dans la pente, la jupe arrière gauche en haut, la pointe avant droite en bas, et la vitesse dépasse souvent les 11-12 nœuds.

J’ai baptisé notre coéquipier Eliot, Eliot l’autopilote. Sans lui, je ne sais pas si on y arriverait. J’aime barrer, mais au bout d’une bonne heure, je fatigue. Lui barre 24h sur 24 et peine que de rares fois. On lui tient compagnie en s’installant derrière la barre. Stéphane y passe des heures, c’est son endroit préféré. Moi je me tiens souvent devant le frigo, j’ai une meilleure vue sous les voiles et les vagues ne me douchent pas.

Tous les estomacs vont bien, malgré la grosse houle. On joue, on fait des maths oraux, on chante et le soir, les enfants regardent des films. Nous ne pouvons plus manger à la table dehors, comme lors de la transat, des vagues sont entrées dans le cockpit et ont tout détrempé. Ça n’a pas le temps de sécher qu’une autre vague se charge de mouiller à nouveau.

Quelques heures après la tombée de la nuit, le vent a continué de forcir, nous avons un force 7, on a affalé la grand-voile. Nous étions justes sous trinquette, notre plus petite voile, et les 2 premières heures nous continuions de faire une moyenne de 8.5 nœuds ! Il ne faut pas oublier que nous avions un peu de courant avec nous, ça aide ! Au point de minuit, nous avions fait exactement 100 miles nautiques (185 km) depuis le point de midi ! 

Elina a fait son premier quart de nuit avec moi, afin qu’elle voie ce que c’est. La première partie lui a fait plaisir, elle a pu veiller tard. Par moment elle lisait, puis croisant un cargo elle l’a surveillé sur l’AIS puis sur l’écran radar. Au moment du quart de Stéphane, elle était fière de transmettre les données. Puis nous nous sommes couchées. Je l’ai réveillée avec peine 3h30 plus tard, elle avait changé d’avis, la première partie de la nuit suffisait. Non, nous voulions qu’elle se rende compte de ce qu’était de faire une nuit. Elle s’est levée et est restée réveillée les 3h suivantes jusqu’à l’aube. C’est finalement pas si facile de faire des quarts de nuits.

La houle et les vagues qui tapent, on les sent un peu dans le carré (salon-cuisine), surtout celles qui tapent sous le carré. Du cockpit, on les sent moins, à part celles qui nous douchent ! Le plus infernal, c’est quand on est au lit, dans les coques. Les lits font la largeur des coques et sont plus ou moins à la hauteur du niveau de la mer. Le bateau bouge et vibre, tout grince, les meubles et même les sommiers qui frottent contre la paroi ! On entend et sent bien l’eau passer juste autour du lit.

Pour ceux qui ont déjà été à Eurodisney, il y a une navette spatiale dans laquelle on s’installe. Le rideau s’ouvre et le pilote, un peu spécial, conduit sauvagement. On traverse des endroits où des météorites nous foncent dessus, on les sent nous secouer. C’est un simulateur, il en existe des similaires un peu partout. Quand je suis couchée dans mon lit, c’est exactement la même sensation, sauf que je ne suis pas attachée à un siège et ne voit ce qui se passe à l’avant. Le simulateur c’est mon lit ! Les vagues me bercent, lèvent puis baissent l’avant, puis l’arrière, puis la gauche puis la droite, ce n’est jamais régulier. Les météorites sont des vagues qui tapent si fort, que ça fait sauter le lit, on croirait que quelqu’un le frappe avec une masse. Parfois je me demande si ça va finir par cabosser la coque. On a quelques minutes de répit, puis ça se déchaîne à nouveau. 

Ce n’est pas facile de dormir dans ces conditions. La fatigue des quarts de nuits m’aident, quant à Stéphane il finit souvent par dormir dans le carré.

Jour 5, dimanche


Les jours se suivent et se ressemblent. J’ai dormi assez longtemps et Stéphane n’a pas voulu me réveiller pour sortir la grand-voile, car le vent est un peu tombé et il nous faut avancer si nous ne voulons pas perdre une nuit à tourner devant Panama entre tous les cargos.

Stéphane essaye en vain de pêcher, je lui ai remis quelques poissons volants récoltés sur le pont pour faire des leurres, peut être que ça ira mieux.

178 miles de parcourus les dernières 24 heures. A ce rythme, on y arrivera mardi avant midi, on se réjouit. 

J’ai passé un bon moment sur le toit puis sur le côté du bateau. La mer se calme peu à peu, la houle est à 2-3m, c’est bien plus agréable. Cyliane et Timeo sont aussi venus, l’un après l’autre, me rejoindre à l’avant. Cyliane a commencé sa récolte de sel ! Elle avait eu l’idée à l’arrivée au Cap vert, récolter le sel sur le bateau, le laver à l’eau et le consommer. Ça nous avait bien fait rire, surtout la partie lavage. A présent je me dis « pourquoi pas ? », alors elle récolte, mais on ne va pas le laver !

On a des problèmes de courant, quelque chose ne joue pas. Depuis 2-3 jours Stéphane doit mettre la génératrice en marche quelques heures pour recharger les batteries. La différence depuis la transat est la machine à pain. Mais nous pensons que le problème pourrait venir du frigo, le compresseur  commence à nouveau à faire des problèmes.

Nous avons un nouveau passager à bord, il est très curieux, a du caractère, râle parfois, est difficile niveau nourriture, mais sur ce point, il se débrouille sans nous vider nos réserves. Il adore tirer à tous les bouts et sangles qui traînent. Il est très salissant et aime me voir nettoyer derrière lui. C’est un fou aux pieds rouges ! Il a tourné quelques heures autour de nous avant de se poser sur la ligne de vie à l’avant. C’était marrant de le voir se faire la toilette alors que les vagues le déstabilisaient. Au moment de notre repas, il est parti pêcher pour revenir se poser pour la nuit sur la barre au-dessus du siège avant. J’ai été sortir un ris, il m’a vu mais n’a pas bougé.

Le vent continue de tomber et tourne. Nous affalons notre grand-voile de nuit, dérangeant à peine Gaston, notre passager. Puis nous sortons une 2ème voile avant pour faire papillon. Cette voile passant au-dessus de Gaston ne lui plaisait pas trop, il a essayé de l’attraper à plusieurs reprises. Vu qu’il faisait nuit noire, il n’a pas bougé. La lune se levant chaque jour une bonne heure plus tard, ne l’arrangeait pas non plus.

Vers 2 heures du matin, le vent est tombé définitivement, Stéphane a dû rentrer les voiles et mettre le moteur.

Jour 6, lundi

Stéphane a enfin eu une touche à la pêche. Le poisson a mordu et est parti, emmenant le leurre et beaucoup de fil. A la manière dont ça s’est passé, il s’agissait probablement d’un marlin/espadon. Pauvre bête, avec son gros piercing, il ne va certainement pas survivre.

Le vent a l’air de reprendre un peu. Nous descendons notre code zéro pour pouvoir hisser notre Parasailor (un spi avec un trou comme un parapente). Gaston devient de plus en plus confiant. Ne nous voyant pas trop traîner sur le pont, il vient voir à l’arrière ce que nous faisons. J’ai sorti ma machine à coudre et je répare et améliore nos coussins de dossier. Stéphane est aussi en train de bricoler des choses.

La distance parcourue les 24 dernières heures n’est plus que 157 miles. Nous calculons les vitesses à tenir afin de ne pas devoir tourner des heures en rond parmi les cargos à attendre le lever du soleil pour aller ancrer dans la baie.

Le vent tombe trop, nous devons nous dépêcher de descendre le Parasailor, afin qu’il ne s’affale pas contre le mat.

Inondation

Alors que les enfants sont devant une émission, je fais couleur l’eau pour faire la vaisselle. Je fais un tour de l’écran radar, AIS, cartes… puis l’émission m’attire, je m’assois un petit moment à côté d’eux pour regarder. Au bout d’un moment Elina me fait la remarque que l’eau coule. J’avais complètement oublié, avec le bruit du moteur, nous n’entendions pas non plus la pompe à eau. L’évier débordait depuis un moment, j’ai dû gaspiller une bonne centaine de litres d’eau douce, la cuisine était complètement inondée. A chaque vague, une chute d’eau descendait depuis le plan de travail.

J’ai tout épongé, vidé tous les placards, mis du papier ménage dans la fente entre le sol et les meubles pour essayer d’évacuer l’eau avant que les meubles pompent l’eau. Puis Elina qui me dit avoir plein d’eau sur le sol devant sa chambre. L’eau sur le sol du carré a coulé le long de la coque, passée par un placard avant de s’étendre sur le sol. Nous avons également vidé ce placard, tous mes guides nautiques dont l’un qui m’était prêté, étaient complètement trempés ainsi que d’autres documents.

J’étais furax sur moi-même, Cyliane qui n’arrêtait pas de dire que papa allait hurler en voyant ça, nous naviguions par nuit noire toutes lumières intérieures blanches allumées et étions plus affairés à réparer mes bêtises que de naviguer. Nous avions les alarmes radar et AIS en route, mais quand même !

Quand Stéphane s’est levé et a vu toute la cuisine sur la table, il m’a juste demandé si je faisais le grand ménage. Quand je lui ai raconté, il s’est mis à rire, et plus il riait, plus ça me fâchais, sur le moment, ce n’était pas drôle du tout !

Ça m’a beaucoup rappelé notre dernière nuit de transat, où c’était mon lit qui avait été inondé. Mais cette-fois, ce n’était pas de l’eau de mer.

Jour 7, mardi


L’aube se lève, la mer est calme, Gaston se promène sur le pont et tire tous les bouts qu’il trouve. Je m’asseilles un moment avec lui à l’avant puis m’installe à l’arrière voir le lever de soleil. Il me rejoint et me tient compagnie avec ses petits cris similaires à une oie. Je douche ses excréments, il ne bouge même pas, je le taquine un peu en le mouillant, ça avait l’air de lui plaire.

Où est le vent ? Il est midi, si le vent n’était pas tombé, nous serions déjà à Panama ! Nous avons parcourus à nouveau 157 miles les 24 dernières heures et il nous en reste encore quelques heures avant d’arriver.

Gaston ayant vu la terre nous a quittés, personne ne l’a vu partir. A force d’allers et venues, nous n’avons pas trop fait attention.

La mer est calme, nous profitons de faire de l’eau et quelques machines à laver pour dessaler les coussins de cockpit.

17h45, ça y est, nous avons posé l’ancre, avant le coucher de soleil ! Nous avons parcouru 1'074 miles nautiques (1’989 km) en 6 jours 5 heures et 25 minutes ! Nous avons fait une moyenne de 7.2 nœuds, pas mal pour notre « caravane surchargée ».

Nos amis SERENITY ne sont pas encore là. N’ayant pu les avertir de notre avancement, ils étaient loin de se douter que nous étions déjà là !


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