Grand Baie est le mouillage le plus populaire de l’île. Il est grand, bien abrité et les infrastructures du Yacht Club attirent les bateaux.
Nous déplaçons les deux bateaux et profitons de la vue sur l’île depuis le large. Les formes des montagnes sont magnifiques.
Le Yacht Club de Grand Baie
Surprise : les plaisanciers de passage peuvent profiter gratuitement des infrastructures pendant deux semaines. Nous choisissons même de devenir membres temporaires. Pour un petit forfait, nous avons en plus quelques réductions au restaurant du club et accès à la place de parc.
Joël ayant une voiture, c’est bien pratique de ne pas devoir chercher où la parquer.
Départ de régate
Le week-end, nous entendons des klaxons. Plusieurs bateaux tournent dans la baie, attendant le départ de la régate.
On s’installe sur le toit et on assiste aux départs.
Les bateaux sont de tailles différentes et il y a trois départs. C’est marrant de les voir tourner, changer de voile et tout faire pour rester derrière la ligne imaginaire, puis la franchir au plus vite dès que le klaxon retentit.
Nourriture locale et bouteille en canne à sucre
Depuis notre arrivée à Maurice, nous apprécions les plats créoles. Carris, rougailles, bols renversés… c’est délicieux !
Nous ne connaissions pas les bols renversés avant. Le concept est sympa : on empile le riz ou les pâtes et les accompagnements dans un bol, en commençant par un œuf au plat. L’assiette est servie avec le bol, parfois transparent, renversé par-dessus. Le serveur soulève ensuite le bol devant le client.
Un soir, nous allons manger du canard laqué. Voilà 26 ans que j’étais venue ici en manger. Un délice, avec sa petite sauce douce et ses petites crêpes.
Nous avons aussi eu la surprise d’avoir des bouteilles d’eau confectionnées avec des fibres de canne à sucre. Ces bouteilles ressemblent à des bouteilles PET, mais c’est biodégradable, sauf le bouchon, qui lui est encore en plastique. Les bouchons en fibre de canne seraient en développement. J’en prends deux sur OLENA, on a toujours besoin de bouteilles.
Plongées
Les hommes trouvent un centre de plongée et réservent une sortie pour aller faire des bulles et voir une épave.
Ils viennent nous chercher au bateau et nous sommes leurs seuls clients aujourd’hui. Le propriétaire du centre est notre guide pour cette première plongée.
Le Silver Star est un ancien bateau de pêche japonais qui a été sabordé en 1992 afin de créer un récif artificiel. Posé presque à plat sur un fond de 39 mètres, il est aujourd’hui devenu un véritable petit écosystème, un régal pour les plongeurs.
À peine la tête dans l’eau, je vois une petite épave sous nous. À ce moment-là, j’ai un gros doute, ils ont dû se tromper d’épave, ce n’est pas cette petite barque !
Plus on descend, plus la petite barque se transforme en gros bateau. On a bien été largués sur le Silver Star. L’eau est cristalline. C’est assez rare d’avoir une aussi bonne visibilité et de pouvoir voir une épave située à cette profondeur depuis la surface.
On visite l’épave entière et on entre même dans les cales.
Comme nous sommes proches de la terre, nous allons déposer le propriétaire du centre pendant la pause entre les deux plongées. Un autre guide prend le relais pour cette seconde plongée, moins profonde, sur un jardin de corail.
Ce site ne manque pas de vie. Entre les poissons-pierres et les murènes, dont une magnifique murène ruban et une pieuvre, on passe en revue une grande partie du guide des poissons.
Réparation de la grand-voile
Une voilerie se trouve dans la région. On va enfin pouvoir faire réparer le troisième ris de notre grand-voile.
Jost et Joël nous aident à la descendre. Il faut dévisser les embouts qui retiennent les lattes, enlever les lattes, la détacher des chariots, puis plier cet énorme bout d’étoffe qui pèse dans les 80 kg.
Jost profite également pour faire faire des réparations à l’une de ses voiles avant. L’un des employés vient les chercher en pick-up à la rampe du Yacht Club.
Environ une semaine plus tard, les voiles sont de retour. À nouveau, Jost vient nous aider à la monter.
J’en profite pour réparer le lazy-bag, le gros sac qui enferme la voile sur la bôme.
Expertise du bateau
Tous les trois ans, nous devons prolonger notre pavillon suisse, c’est-à-dire les papiers du bateau.
Il y a eu quelques changements. À présent, nous pouvons le prolonger pour cinq ans !
Autre changement moins avantageux : avant, nous devions leur envoyer les factures des travaux, remplacements et achats de matériel de sécurité pour prouver que nous entretenions le bateau selon les normes suisses. À présent, ils veulent une expertise datant de moins de trois mois.
L’échéance est courte, car pendant les trois mois précédant la date du renouvellement, nous sommes dans les îles, où il n’est pas si facile de trouver un expert. Nous en trouvons finalement un à Maurice.
La visite du bateau est assez rapide, car elle est ciblée. Il veut voir tout ce qui est nécessaire pour la sécurité du bateau : les gilets, le matériel électronique, les fusées de détresse, etc.
Il regarde partout, prend des photos de tout et pose plein de questions. Nous lui transmettons les documents demandés, dont les fameuses factures que nous envoyions auparavant à l’Office suisse de la navigation maritime.
Il nous compile ensuite un gros document rempli de photos.
C’est cher. Le prix de l’expertise est proche de celui du renouvellement du pavillon pour cinq ans.
Ça fait mal au budget !






