Visite des BVI

The Baths






Spanish Town n’a rien d’intéressant, mais on y est restés pour nous rendre en annexe un peu plus au sud, aux Baths. Ce sont de gros rochers arrondis et parfois creusés, entassés les uns sur les autres, qui rappellent certains endroits en Thailande.

On ne peut pas y aller à terre en annexe, des cordages font office de limitation et de point d’amarrage. Nos affaires dans des sacs étanches, nous nous mettons à l’eau pour nager les quelques mètres qui nous séparent de la plage.

L’eau est transparente, l’endroit magnifique. Un garde est assis devant la « sortie », qui se trouve être un tunnel triangulaire ouvert entre 2 rochers, et nous informe de passer par le haut pour commencer le tour. La vue est superbe, nous descendons vers une autre plage, tout au sud de l’île. On apprécie le paysage, les enfants jouent avec les vagues. On se rend une plage plus loin, on grimpe sur les rochers, s’amuse dans ces petits labyrinthes, où l’on passe parfois à quatre pattes. Les enfants se baignent à nouveau dans une eau cristalline.

On continue le chemin et là c’est l’énorme labyrinthe, rochers creusés, piscines couvertes… L’eau cristalline et le reflet du soleil donnent des effets lumineux superbes. Il n’y a pas de mots, c’est encore plus superbe qu’en Thailande ! On s’éclate !

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Gorda Sound



Nous partions au nord de l’île, pour une courte escale de quelques heures à Gorda Sound. C’est une très grande baie protégée par plein de petites îles et récifs. Les ravages d’Irma sont encore bien visibles. 

Le petit îlet Saba Rock qui contenait une marina, restaurant, petit hôtel, jardins et plage est un gros chantier. Irma a tout arraché, ils sont en train de reconstruire. 

Sur l’autre île, juste en face de Saba Rock, il y avait plein de bungalows en ruine, même les sols se sont écroulés.

Tout le tour de la baie on voit des maisons en ruine ainsi que d’autres, déjà rénovées.

Non loin d’où nous avions ancré, l’équipage d’un yacht de luxe s’affairait à organiser un dîner à la plage. Ils avaient monté de petits pavillons, sous lesquels ils installaient des chevings pour tenir la nourriture au chaud, comme au restaurant ! Juste à côté, plusieurs chaises longues.


Anegada





On remonte l’ancre et on va au nord, rejoindre l’île d’Anegada, où nous allons passer la nuit. C’est le petit Bahamas des îles vierges. Cette île n’est pas volcanique comme les autres îles de la région, elle provient d’un chevauchement de plaques tectoniques qui ont créé un atoll. Des kilomètres de récifs continuent l’allongement de l’île, qui comporte dans les 300 épaves. Le sud de l’île, où se trouvent le mouillage, est également une continuation de récif sur une très longue distance. Les photos de l’île depuis le ciel sont superbes. On nous avait averti d’utiliser des points de référence GPS pour approcher l’île avant d’arriver dans le chenal, sinon on risquait de s’échouer. Notre guide avait ces points, c’est sans souci que nous sommes arrivés au mouillage.

Le lendemain nous partions en ballade, nous voulons voir à quoi ressemble une île avec un point culminant à 8m d’altitude. A quelques kilomètres il y a un observatoire à flamands roses. Il y en a beaucoup, regroupés assez loin. On les observe grâce aux jumelles.

La plage est d’un sable très fin et l’eau peu profonde. A part la plage en face du mouillage, on peut avancer sur plus de 100 mètres et toujours avoir son fond. L’eau est d’un bleu turquoise, mais comme à Antigua, elle est trouble, car le sable est très fin.

Comme sur toutes les îles antillaises, des chèvres, généralement sauvages, se promènent. On a vu un nid de petit oiseau, que nous supposons être celui d’un sucrier, car lorsqu’on admirait le nid et les oisillons, un sucrier piaillait dans l’arbuste.

Beaucoup de maisons ont été rénovées, les couleurs sont gaies. On voit encore quelques dégâts d’Irma, mais bien moins qu’ailleurs.

En parlant avec un local, j’ai été impressionné par leur manière de prendre les ouragans. « On a connu beaucoup d’ouragans. Il n’y a pas eu de mort, le reste se reconstruit ». 


Bubbles Pool & les environs



5 heures de navigations nous séparent de l’île Jost Van Dyke. Ce fut une belle navigation, un bon avant-goût de notre future traversée, car plus ou moins le même cap. Nous avons posé l’ancre juste à l’arrière de Sandy Spit, une bande de sable à l’arrière d’un récif.

Nous nous rendons sur la bande de sable, puis allons jeter un œil à Sandy Cay avant de nous rendre aux Bubbles Pool.

Il s’agit d’un bassin naturel, où régulièrement de grosses vagues passent au-dessus des rochers fermant le bassin créant quelques petites bulles dans l’eau.

Pour nous y rendre, nous avons traversé une bande de sable pleine d’arbustes morts, qui passe entre la mer et une marre. Ensuite on grimpe une petite colline qui nous donne une très jolie vue.

La baignade dans le bassin était sympa. Au retour, nous avons bu quelque chose au restaurant dont nous avions utilisé le ponton pour amarrer l’annexe. Les enfants ont pu se baigner avec d’énormes objets gonflables, mis à disposition des clients.


The Indians & the caves


Nous posons l’ancre dans la baie principale de Norman Island et nous rendons vers les Indians en annexe. Il s’agit de 4 rochers rougeâtres qui émergent de l’eau, juste à côté de Pelican Island. Selon le guide c’est le plus bel endroit des BVI pour faire du snorkeling. Le paysage sous-marin est superbe, par contre les coraux ont bien souffert lors du passage d’Irma. Ca repousse gentiment, mais c’est encore loin d’être un récif de corail.

Après s’être réchauffé, nous repartons faire du snorkeling. Cette fois nous contournons Treasure Point avant d’amarrer notre annexe aux bouées. Il y a une caverne, c’est très joli. Ensuite nous allons voir la seconde un peu plus au nord et ce fut une grosse surprise. La caverne est longue d’une 50aine de mètres, large d’environ 3 mètres, haut de 3-8m avec maximum 2 mètres de profondeur. Tout au bout, il y a une mini plage où l’on s’asseye, le temps d’habituer les yeux à la pénombre. Lors de la sortie, l’eau cristalline, les rayons de soleil et Timeo qui nageait furent des images sous-marines exceptionnelles. Malheureusement, notre nouvel appareil de photo étanche a quelques petits soucis et nous ne l’avions pas pris avec nous.

Tout près de nous dans la baie se trouve l’épave de l’ancien Willy T, un bateau bar-restaurant ancré dans la baie, qui était un passage incontournable avant Irma.


Peter Island


Nous nous rendons à l’île voisine pour y passer la nuit. L’ancrage n’est pas facile car la baie est profonde. Il y avait une jolie place tout contre la plage, mais une canadienne dont son bateau était à bonne distance m’a gonflée comme personne. Elle prétendait avoir son ancre où nous pensions poser la nôtre. Avec l’eau cristalline, je voyais le fond comme à travers une vitre et il n’y avait ni ancre, ni chaîne. De plus, selon la position de son bateau, ça me paraissait peu probable. Mes doutes ont été confirmés lorsqu’ils l’ont montée le lendemain, son ancre était à bien 20 mètres au moins d’où nous pensions nous mettre.
Alors qu’on attendait à côté de cette canadienne pour voir ce que trafiquaient les voisins de l’autre côté, car ils tiraient leur ancre, la bonne femme continuait de hurler « Olena, DON’T put your anchor here ! ». C’est bon, je ne suis pas sourde, je lui avais déjà répondu plusieurs fois ! Je n’ai pas pu m’empêcher de lui crier dessus qu’elle se taise et qu’elle attende ! Quelle conne celle-là ! J’aurais dû suivre mon instinct et sauter à l’eau pour lui prouver qu’elle avait tort, rien que pour la lui coincer. On en a vu des vertes et des pas mûres, mais une personne aussi chiante que celle-ci, encore jamais !

Le nouveau bateau bar-restaurant Willy T se trouve dans cette baie, il était clair que nous devions aller y faire un tour. Les enfants n’ont pas voulu nous y accompagner, ils préféraient voir Heidi à l’ordinateur.
Le ponton était rempli d’annexes, de petits bateaux moteurs étaient accrochés des 2 côtés du resto, les uns attachés aux autres. L’ambiance est très américaine, comme l’origine de la plupart des clients. J’avais l’impression de voir « Américan Pie » en live, mais là ce n’était pas des ados, ils avaient entre 30-60 ans si pas plus. Le niveau des américains en vacances sur les bateaux charters vole bas !
Je photographiais le bar, et le serveur – américain - s’est mis à faire des gestes obscènes pour attirer mon attention sur l’énorme pénis accroché à une pompe pour boisson glacée, que nous n’avions même pas encore remarqué.
Le cocktail au rhum local s’appelle « Painkiller » la traduction mot pour mot est « tueur de douleur », la vraie traduction serait « anti-douleurs ». Si j’ai bien compris, c’est un mélange de rhum, jus d’orange, jus d’ananas et lait de coco. Stéphane aime bien et j’ai pu prendre mon premier virgin painkiller, un painkiller sans rhum. Excellent !


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