L’île est assez petite, 24 km2 et assez sèche. Colonisée par les français, elle n’a jamais été un bon endroit pour l’agriculture, ce pourquoi ils l’ont cédée aux suédois pour des droits d’entrepôt à Göteborg. C’est les suédois qui en ont fait un port franc. Un peu moins de 100 ans plus tard, les suédois ont vendu l’île aux français, le roi de Suède ayant fait don de la somme perçue à l’île. Dans l’acte de vente il était stipulé que l’île devait rester libre d’impôts, car les habitants étaient très pauvres.
A Gustavia, il y a deux plaques de noms de rues, l’une en français, l’autre en
suédois, ça rappelle son histoire.
St-Barth
est une collectivité française. Ce n’est pas tout à fait comme la Martinique et
la Guadeloupe qui font partie de la France. Ici, ils ont des plaques de voiture
différentes, pas d’impôts et certainement encore d’autres différences.
St-Barth
est de nos jours une destination touristique de luxe, plein de personnalités de
la jet-set y séjournent régulièrement. Il y a même une petite péninsule remplie
de villas de luxe, qui est fermée aux gens qui n’y possèdent pas leur maison. Le
fait que les millionnaires soient venus y construire leurs maisons pour éviter
des tas d’impôts a fait fléchir les prix. Les habitants peinent, ils doivent
travailler dur pour pouvoir payer leurs loyers (environ 2’500€ pour une
maisonnette 2 pièces). La vie y est assez chère.
Le chanteur
Johnny Halliday y avait sa maison et c’est à ici, au cimetière de Lorient,
qu’il est enterré.
Ils ont un
centre médical qui n’est pas vraiment un hôpital. Une femme en fin de grossesse
reçoit une lettre qu’elle doit quitter l’île 3 semaines avant la date estimée
de l’accouchement.
Le tour de St-Barth
Stéphane
avait vraiment envie de faire un tour de l’île. Comme il n’y a pas de bus, nous
avons dû prendre un taxi. Le tour a duré un peu plus d’une heure, la chauffeuse
nous a expliqué beaucoup de choses, c’était très sympa.
Nous nous
sommes arrêtés près de la piste de l’aéroport et avons pu voir atterrir un
avion. C’est la 4ème piste la plus compliquée au monde pour
l’atterrissage. Le début de la piste se trouve au bas d’une colline sur
laquelle se trouve un rond-point où passent beaucoup de voitures. Les avions
doivent se laisser tomber dès la colline passée pour pouvoir atterrir sur la
piste, qui est assez courte.
Le départ n’est pas facile non plus, car la mer n’est pas loin. Pour leur
faciliter la montée sur l’eau, il y a une zone interdite aux bateaux.
Nous avons
vu les anciennes salines, différentes baies, plages et même le pic le plus
haut, à moins de 300m d’altitude. Nous avons vu l’anse de grand cul-de-sac, une
énorme baie avec peu de fond, protégée par une île et 2 récifs de corail. L’eau
y est cristalline, on s’y serait bien baignés, mais étant en tour en taxi,
c’était malheureusement pas possible.
Nous avons passé à côté de vieilles cases, de maisons et de villas de luxe.
Nous avons vu la maison de Johnny Halliday de loin, avant de nous rendre sur sa
tombe.
Après le
tour, on est allés se baigner à la shell beach, une petite plage à Gustavia,
remplie de coquillages. Ici, tout comme au mouillage, la transparence de l’eau
est incroyable.
Nous avons
quitté le mouillage de Gustavia le jour-même pour minimiser les frais, car même
hors du port on paye un peu plus de 28€ par nuitée en plus des frais de parc,
valables dans toute l’île.



