Après une petite navigation tranquille, nous ancrions à Basseterre, derrière nos 3 bateaux copains, partis quelques heures avant nous. Nous nous rendons à terre pour visiter un peu la ville et c’est le choc culturel.
A côté du port où nous accostons l’annexe, c’est le « village » des paquebots, c’est là qu’ils sont accostés pour la journée. A ce qu’on a vu, il y a 1-2 paquebots chaque jour, ce qui fait 3'000 - 7'000 touristes !
On était là, en plein village, entourés d’une foule, pour la plupart des américains, se promenant et faisant du shopping dans un endroit qui nous rappelait l’allée d’entrée d’Eurodisney ou d’Europapark. Ça fait bizarre, d’une part l’architecture puis la foule !
Au milieu de la foule, on croise Mimi, qui nous dit où ils sont tous à boire un verre. On les y rejoint avant d’aller faire un tour en ville pour visiter Basseterre, qui ressemble aux autres villes des Caraïbes, avec de jolis bâtiments en pierre de lave et d’autres de style colonial.
Vers minuit, voilà que les garde-côtes, feux bleus allumés, tournent dans le mouillage. J’étais dehors et ils me demandent à venir à bord faire un contrôle. Je leur ai répondu avec un beau sourire qu’ils nous ont déjà contrôlés il y a 2 jours, mais qu’ils étaient les bienvenus à bord. Ils m’ont souhaité une bonne nuit et sont partis tourner autour des autres bateaux, mais n’ont rien pu contrôler, car malgré les fortes torches braquées sur les bateaux, les passagers ne se sont pas réveillés.
Le lendemain matin, nous faisions déjà la clairance de sortie pour le lendemain. Après les douanes, nous devions nous rendre à l’immigration dans le hall d’arrivée et de départ des paquebots. La sécurité me laisse y entrer sans problème. A l’immigration je me heurte à nouveau au compte en ligne et à la fameuse liste Excel, si à Nevis ils m’avaient dit qu’il fallait à nouveau le refaire, j’aurais pu le faire à bord ! La dame, sympa comme une porte de grange, me prête son ordinateur et bizarrement, je n’arrive pas à me connecter ! J’avais pourtant les bonnes données ! La dame a trouvé une autre solution et j’ai pu remplir un formulaire qu’elle a uploadé sur son compte. De retour à bord, j’ai refait pareil sur notre compte pour être certaine que tout est OK, sait-on jamais, et là, aucun problème de connexion.
Je ressors du hall d’arrivée des paquebots et là, les taximen et autres vendeurs me sautent dessus pour essayer de me vendre tout et n’importe quoi. C’est horrible, je n’aime pas du tout. Moi qui avais toujours voulu faire un voyage en paquebot un jour, ça m’a directement enlevé l’envie. J’imagine le même accueil chaque matin dans tous les ports où ils passent. Non merci, très peu pour moi !
Je retrouve Stéphane et les enfants et nous partons en bus.
Brimstone Hill Fortress
Le bus nous dépose au pied du mont, sur lequel se trouve le fort le mieux conservé de tout le continent américain. Le site fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Nous suivons le chemin menant à l’entrée, tout en haut. Une voiture de patrouille de police, tous feux allumés s’arrête à notre hauteur et nous demande si nous comptions monter au fort. Les 3 policières ont fait une drôle de tête et sont parties. Je suis certaine que si elles avaient eu la place, elles nous auraient embarqués et déposés en haut.
On arrive au four à chaux, très intéressant, à force d’en entendre parler on pouvait enfin s’imaginer à quoi ça ressemble.
On continue notre chemin et voilà un bus taxi qui s’arrête. La chauffeuse nous demande si nous montons au fort, puis insiste pour qu’on monte à bord de son véhicule, elle avait pitié pour les enfants. 2 américains étaient à bord, ils voyageaient dans un des paquebot arrivé au petit matin. La chauffeuse nous dépose tout en haut sur le parking du site, en plein milieu de la forteresse.
Nous visionnons d’abord un petit film au centre d’information, qui retrace l’histoire de l’île et de la forteresse. Les anglais ont bâti la forteresse, mais les français ont réussi à la prendre en siège, les anglais se sont rendus au bout d’un mois. Peu de temps après, le traité de Versailles l’a rendu aux anglais.
Puis nous partons à la découverte du fort George. C’est la partie la plus haute et l’une des mieux restaurées. La citadelle est magnifique et on voit qu’ils ont même pensé à faire des canaux pour l’eau. Les chambres restaurées sont remplies de pièces de musée, d’autres sont encore en cours de restauration, mais on y a accès.
Ensuite on se promène sur les différentes ruines de la forteresse, plus ou moins restaurées. Les enfants et nous avons toujours autant de plaisir de partir à l’aventure dans des ruines et de s’imaginer les bâtiments et la vie qu’ont eu les gens qui étaient là.
Du haut de la forteresse, nous voyions les différentes îles nous entourant, St-Martin, St-Eustache, Saba et Nevis.
Le quartier des officiers d’infanterie est magnifique un genre de long balcon plein de voûtes avec une vue superbe. On se promène le long du balcon et regardons dans les chambres, qui n’ont pas été restaurées.
Après avoir fait un tour au sommet du mont aux singes, sans en avoir vu, nous sommes descendus voir les parties plus basses, avant de redescendre à pied au bas de la colline et de rentrer en bus.
Tout le site est interdit aux animaux. On y a vu plein de singes et de mangoustes, ça nous a bien fait rire.




