St-Barth à Noël





Pour nous épargner les frais excessifs de nuitées à l’ancre à Gustavia, c’est en annexe depuis Colombier que nous nous y rendions pour faire les formalités douanières de sortie et les quelques achats pour le repas de Noël. 

Nous quittons St-Barthélémy qui est un territoire français pour nous rendre à Saint-Martin, territoire français également. Malgré cela, on doit faire les clairances ! C’est pareil entre les autres îles françaises.

Nous retournons dans la petite superette derrière le port où nous avions trouvé une excellente côte de bœuf quelques jours auparavant et vu de bons filets que nous pensions acheter pour faire une fondue chinoise. Surprise, plus de viande ordinaire, à la place, des huitres, un filet de bœuf Kobe de plus de 4kg (1'022.72€) ou un de 2kg (456.84€) ! A 235€ le kilo, vous pensez bien que nous n’avons pas mangé notre fondue chinoise. Nous sommes le 24 décembre, il y a encore plus de yachts de luxe, voilà pourquoi.

Nous l’avions raconté à nos amis d’Enola, ils y sont allés une dizaine de jours plus tard et tout était normal, de la viande au prix normal (plus ou moins comme en Suisse). Ils ont cru que nous nous étions moqués d’eux !

A peine de retour, nous lâchions notre bouée pour aller en prendre une nouvelle à l’île fourchue, non loin de St-Barth. Ayant fait la clairance pour le lendemain, nous pouvions passer le réveillon dans ce magnifique parc national.

Notre repas de réveillon fut simple, nous n’avions malheureusement pas d’amis dans les parages, c’est seuls que nous avons passé les fêtes. Le père Noël est passé, les enfants étaient enchantés qu’il ne les ait pas oubliés dans ce coin perdu. Même leurs chaussettes ont été remplies de bonbons !


Sint-Maarten, le côté hollandais de l’île


Nous choisissons de contourner l’île par le sud et d’ainsi voir le côté hollandais. Nous ancrons dans la baie de Philipsburg, la plus grande ville, qui a l’air d’être sympa. Nous y passons la nuit, sans faire la procédure douanière, car le côté hollandais a des frais, que le côté français n’a pas.

Le lendemain, voyant 6 énormes paquebots aux quais plus un 7ème à l’ancre, nous décidons de ne pas aller visiter la ville qui doit être bondée. Nous nous rendons à Simpson Bay, toujours côté hollandais. Une connaissance par Facebook qui a le même bateau que nous, nous a avertis qu’il y aurait le BBQ de Noël des plaisanciers sur une petite île au milieu du Lagon. 

Un énorme lagon se trouve à l’intérieur de l’île du côté ouest. Il y a un pont de chaque côté pour y entrer, qui ouvrent pour le passage des bateaux à certaines heures de la journée. Celui du côté français est hors service depuis le passage de l’ouragan Irma. Un grand pont traverse le lagon, qui ouvre également à heure fixe pour les bateaux.

Depuis où nous avons ancré, il nous est facile en annexe de passer sous le pont pour nous rendre dans le lagon. Nous trouvons facilement l’endroit du BBQ, la petite plage est remplie d’annexes et des vieilles voiles sont tendues pour faire de l’ombre. Il y a beaucoup de monde et on a la surprise d’y retrouver un couple connu à Grenade lors des après-midi de Mexican train domino (un chouette jeu). Un peu plus tard, l’équipage de DREAMCATCHER, arrive. C’est sympa de pouvoir mettre des visages sur les gens avec lesquels nous communiquons par Facebook ! Ce couple vient d’acheter le même bateau que le nôtre.


Les vents de Noël

De retour chez nous, nous étudions les cartes. Ils annoncent quelques jours de grand vent avec pas mal de houle. C’est connu en tant que vents de Noël. Nous devons nous rendre le lendemain côté français pour y faire la clairance pour être au clair niveau douanes. Certains plaisanciers nous ont conseillé d’entrer dans le lagon, de passer les 2 ponts pour aller du côté français. Nous y avons vu tant d’épaves, de mâts sortant de l’eau dont l’épave est à quelques centimètres de la surface, imaginez le mât qui casse, l’épave devient invisible. Nous décidons de ne pas prendre le risque de passer sur l’une d’elle et contournons l’aéroport et la côte ouest de l’île pour nous rendre à Marigot. 

Le vent s’est mis à chanter toute la nuit dans les haubans, la houle nous berçait de plus en plus. Le matin, Cyliane commençait à avoir le mal de mer. Après le déjeuner, nous avons ancré plus à l’avant où l’eau y était plus calme.


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