Tamarin, les dauphins et retrouvailles avec Joël

Nous n’avons pas le temps de traîner, notre ami Joël arrive de Suisse ! Comme il doit travailler, il loue un appartement à Flic-en-Flac pour la moitié de son séjour. Ainsi, il a toute la place qu’il lui faut pour installer son ordinateur et ses écrans.


Les dauphins de Tamarin

Le mouillage le plus proche est à Tamarin. Nous n’avons pas beaucoup d’informations sur ce mouillage, alors nous jetons l’ancre en bordure d’un récif, en laissant le passage libre au centre pour les petits bateaux qui se rendent aux bouées près de la plage.

Le matin, il y a tout un regroupement de bateaux et certaines personnes nagent. Il ne nous faut pas longtemps pour comprendre ce qui se passe : les dauphins que j’étais venue étudier avec la biologiste marine sont toujours là.

Par contre, les bateaux de touristes ne semblent avoir aucun respect des règles, si tant est que Maurice applique les mêmes règles qu’ailleurs. Si Delphine, la biologiste, était encore de ce monde, je pense que ça se passerait autrement.

À l’époque, nous étions pratiquement toujours seules sur l’eau. Parfois, un ou deux bateaux de touristes s’approchaient, ce qui faisait fuir les dauphins. Là, c’est la foule qui les suit partout. Les gens pataugent entre les bateaux en mouvement, ça fait peur.

On compte jusqu’à près de vingt bateaux, dont deux gros catamarans.

Un jour, les dauphins viennent tout près de nous. Les bateaux les suivent. L’un des catamarans passe derrière nous, si près qu’on pourrait presque se passer une bière. L’odeur de leur barbecue nous donne même envie de nous joindre à eux pour le repas.


Joël est là !

Joël à peine installé, il vient déjà nous rendre visite. Quel plaisir de le revoir ! La dernière fois qu’on s’est vus, c’était à Phuket, il y a un peu plus de deux ans. Que le temps passe vite !

Il nous ramène plein de bonnes choses de Suisse, dont notre chocolat préféré : Ragusa noir pour les parents, Ragusa normal pour les enfants.

Jost et Stéphane ont besoin d’articles de quincaillerie, alors Joël nous emmène au centre commercial. Les enfants profitent du Wi-Fi de son appartement. Pendant que les deux capitaines font le tour de Mr Bricolage, Joël et moi en profitons pour faire quelques achats.

S’ensuit un apéro dans l’appartement de Joël, qui a une magnifique vue sur la mer, puis un bon repas tous ensemble dans un bistrot du bord de mer.


La plage de Tamarin


Nous trouvons assez facilement un endroit en bord de mer où laisser notre annexe tout en pouvant la cadenasser. Par contre, il nous faut marcher un petit bout pour rejoindre la plage où se trouve le parking.

Chaque fois qu’on passe par là, on découvre de nouvelles choses : des pêcheurs qui réparent leurs filets, des gens qui jouent à la pétanque…

Plus le temps passe, plus il y a de houle. Apparemment, on a eu de la chance : près d’une semaine avec une mer presque calme. Tamarin est une plage connue des surfeurs, car il y a presque toujours de la houle.


Les Salines de Tamarin

Tamarin possède l’une des dernières salines de l’île, et même la dernière encore en activité à Maurice. Jost et moi profitons d’y faire une visite.

La production de sel existe à Maurice depuis la période française. À Tamarin, l’eau de mer est pompée puis envoyée dans une succession de bassins peu profonds. Le soleil et le vent font progressivement évaporer l’eau, jusqu’à ce que la saumure devienne suffisamment concentrée pour former des cristaux de sel.

Les bassins sont construits en pierre de lave et forment un étonnant damier. Le sel est ensuite récolté à la main, selon des méthodes qui ont très peu changé au fil des générations.

On se promène le long des bassins, lisant les panneaux explicatifs. En ce moment peu de bassins sont remplis. Afin de faciliter la récolte, certains fonds de bassins ont été couverts par des bâches.


Plongée dans une cheminée

Nous réservons une plongée avec le centre de Tamarin. C’est chouette, ils viennent nous chercher directement au bateau.

Les enfants ne nous accompagnent pas, l’eau est trop froide ! Elle est à 25 °C. Ce n’est pas si froid que ça, mais après des années à barboter dans des eaux à 30-31 °C, on n’a plus l’habitude.

On s’équipe de nos combinaisons de 3 mm et on ajoute une combinaison de 1 mm pour Stéphane et une shorty de 3 mm pour moi.


Le site de la Cathédrale se situe en face de Flic-en-Flac. C’est assez rocheux, avec peu de coraux. C’est totalement différent des eaux tropicales auxquelles nous sommes habitués. Par contre, les poissons ne manquent pas.

Le guide nous fait passer sous des roches empilées, qui créent des tunnels, puis nous mène dans une cheminée. Il entre en premier avec un autre plongeur. Lorsqu’il ressort, je pénètre derrière Jost, suivie de Stéphane.

L’entrée ressemble à celle d’une petite grotte presque circulaire. Je regarde vers le haut et, effectivement, c’est comme une cheminée, sauf qu’elle est fermée au-dessus.

Je monte les quelques mètres jusqu’au plafond. Plus on monte, plus l’eau devient chaude.

Puis voilà qu’apparaissent de nombreuses langoustes.

On est tellement bien dans cette cheminée et il y a tant à voir qu’on n’a pas envie d’en ressortir. Mais impossible de rester, on est déjà assez profond et on va bientôt commencer à entrer dans les paliers.

Je ressors la première et voilà que ma torche cesse de fonctionner. Elle est pleine d’eau. Quelle poisse ! Il faudra en acheter une nouvelle.


La plongée continue sur les rochers où l’on découvre une danseuse espagnole (nudibranche) puis son nid, un crabe de porcelaine dans une anémone, une tortue et plein de poissons divers.




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