Du sucre, des nénuphars et un cratère

Jardin botanique et nénuphars géants


Ayant déjà visité pas mal de jardins botaniques au cours de notre long voyage, ce n’est plus vraiment sur notre liste des choses à visiter. Mais Joël nous donne envie d’aller voir celui de Pamplemousses, à cause de ses nénuphars géants. Il nous conseille également de prendre un guide, conseil que nous suivons.

Notre guide est assez marrant. Il nous raconte l’histoire du jardin et nous donne pas mal d’informations sur les plantes.

À un moment, nous passons devant un bouquet de bambous. Ce serait une des variétés de bambou qui pousse le plus vite. La croissance peut être impressionnante, avec plusieurs dizaines de centimètres par jour dans de bonnes conditions. 


Au loin, il nous montre deux arbres effeuillés, pas très larges, qui dépassent largement les palmiers en hauteur. Il nous raconte qu’il s’agit de talipots qui ont fleuri avant de mourir. Ce palmier ne fleurit qu’une seule fois dans sa vie, en produisant une énorme inflorescence, puis il meurt.

Plein de sortes de palmiers sont présents dans ce jardin. Au pied de l’un d’eux, notre guide prend deux morceaux de palmes et met les tiges l’une contre l’autre. Il les fait bouger et, avec leurs grosses pointes sur les côtés, elles ressemblent à une gueule de crocodile !


Il y a plusieurs bassins remplis de différents nénuphars. Les nénuphars géants se trouvent dans un seul bassin. Les feuilles sont énormes, parfois en forme de cœur. Elles sont toutes plates, avec une bordure qui remonte presque à la verticale, comme un immense plateau. Elles sont pourtant fragiles et des panneaux demandent de ne rien jeter dessus, surtout pas de monnaie. Évidemment, certains ne respectent pas la consigne.

Au-dessous, il y a plein de picots. Les fleurs ont plusieurs couleurs, selon leur âge. Elles s’ouvrent blanches puis deviennent roses à violacé avant de faner.


Le jardin est aussi l’habitat de nombreux animaux. Une fois le tour guidé terminé, nous faisons un petit tour dans l’enclos des tortues. Elles sont énormes, elles me semblent même bien plus grosses que celles de Rodrigues.


L’Aventure du Sucre


Juste à côté du jardin botanique, dans une ancienne usine sucrière, se trouve un musée consacré au sucre. Il s’agit de l’ancienne usine de Beau Plan, qui a produit du sucre pendant plus de 200 ans, jusqu’à sa fermeture en 1999. Le site est ensuite devenu L’Aventure du Sucre, un musée consacré à l’histoire du sucre et de Maurice.


La billetterie se trouve parmi de vieilles machines. Les poutres et les treuils sont encore visibles et, d’un côté, on trouve les tableaux qui servaient à faire fonctionner les machines.

Pour rendre le musée plus intéressant pour les enfants, ils reçoivent un cahier contenant des histoires sur le sucre, des énigmes et une mission : retrouver certaines informations dans le musée. Ceux qui réussissent seront récompensés d’un cadeau !


Le musée est très bien fait. Le parcours nous mène à travers toute l’histoire : l’arrivée de la canne dans l’île, le croisement des différentes variétés, les plantations, la récolte, la fabrication des différents sucres et même celle du rhum.

On découvre aussi comment les déchets de la production sont utilisés pour fabriquer de l’énergie. Avec la fibre de canne restante après l’extraction du jus et les feuilles sèches, on produit de la vapeur et de l’électricité. Rien de la canne ne se perd !


L’histoire de Maurice a été façonnée par le sucre. Elle est également étroitement liée à celle de l’esclavage.

Le musée rappelle d’ailleurs que derrière le mot « esclave », il y a avant tout une personne. Le terme « esclavisé » est aujourd’hui utilisé pour insister sur le fait qu’il s’agit d’un individu qui a été réduit en esclavage, et non d’une personne dont ce serait l’identité.


Le Cap Malheureux


Ce cap au nord de l’île doit son nom à son histoire. J’ai entendu deux versions : celle d’un tragique naufrage et celle selon laquelle ce serait l’endroit où les Anglais ont débarqué pour prendre l’île aux Français.

La seconde est bien liée à l’histoire du lieu, même si le débarquement britannique de 1810 a eu lieu un peu au sud du cap. Les Français avaient donné le nom de Cap Malheureux en référence à cette invasion qui allait leur faire perdre l’île.

Aujourd’hui, c’est un site très touristique. Une petite chapelle au toit rouge flashy se tient en bordure de mer. C’est l’une des images emblématiques des cartes postales de l’île.

Nous arrivons juste avant le coucher du soleil. Sans le savoir, nous sommes là au moment où les couleurs sont les plus belles.

Je me promène sur le ponton du petit port de pêche pour admirer les couleurs et la côte très escarpée.

On fait une seconde halte un peu plus loin pour profiter de la belle vue sur le cap.


Le Marché aux habits de Quatre Bornes


Joël nous fait découvrir le marché aux habits de Quatre Bornes, une ville au centre de l’île.

Le marché est énorme. Il est réparti en deux couloirs de plus de 200 mètres de long chacun, remplis de petits stands qui font à peine quelques mètres. Ça fait beaucoup de stands !

Ça tombe bien, ils vendent du tissu et Cyliane en trouve un qui lui plaît beaucoup. À force de toujours réutiliser les mêmes draps, ils sont usés et Cyliane a besoin de nouveaux draps et de housses de coussin.


Trou aux Cerfs


Le Trou aux Cerfs est un ancien cratère volcanique situé à Curepipe. Le fond du cratère est aujourd’hui recouvert d’une végétation luxuriante et une station météorologique se trouve en bordure.

On regarde dans le trou, puis on marche un petit bout autour du cratère pour profiter des différents points de vue.

Une petite glace chez un marchand ambulant vient finalement clôturer notre visite.


Domaine Aubineaux


Ce domaine aurait été la première demeure de l’île à être raccordée à l’électricité. 

Aujourd’hui, le domaine est un mélange de musée et de restaurant.

Les jardins et la maison sont magnifiques. Un jeune couple est en train de se marier dans une partie du jardin, alors on se fait discrets.


Les couloirs de la maison sont tapissés d’images de Paris lors de l’Exposition universelle de 1900. Que c’était beau ! Quel dommage que si peu de ces bâtiments aient été conservés.


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