Port-Louis : de la mer à la ville


Après tous ces mois dans les îles et plusieurs traversées mouvementées, nous voilà en pleine ville. Sans même quitter le bateau, on voit déjà beaucoup de beaux bâtiments et plein de banques. C’est certain, l’argent coule dans cette île !


Caudan


C’est le nom du quartier « front de mer » de Port-Louis. Je mets front de mer entre guillemets : nous sommes au bord d’un bassin, au bout d’un canal, et la mer se trouve à environ 2,5 km.

Le style des bâtiments est assez particulier, avec un mélange de constructions en pierres de lave, dont je suppose qu’il s’agissait autrefois d’entrepôts, reconverties en commerces, et de bâtiments modernes. Parfois, on a même les deux à la fois, la base d’époque surmontée d’une construction moderne.

Le casino et les boutiques de grandes marques confirment ce qu’on avait aperçu depuis le bateau. J’étais déjà venue à Maurice, en stage chez une biologiste marine. Nous passions nos journées en mer avec les dauphins et les baleines, mais je n’avais jamais visité Port-Louis.



Balade dans la ville


Un passage souterrain nous mène dans la ville. C’est différent, plus authentique : les boutiques sont remplacées par des échoppes et de petits magasins.


On voit beaucoup de bâtiments coloniaux, souvent construits en pierre de lave. Je les trouve superbes. On passe également devant deux jolies mosquées.


Voilà une porte chinoise. On doit être à Chinatown ! Mais à part la porte et le temple, le style des rues ne semble pas vraiment différent du reste de la ville.


La population mauricienne est très multiculturelle, avec des habitants d’origines indienne, africaine/afro-créole, chinoise et européenne, avec plusieurs religions et communautés. C’est le résultat de l’histoire mouvementée de l’île, marquée notamment par les différentes vagues de peuplement et la période coloniale.

On visite le temple, qui est assez simple. Nous sommes surpris de le voir entouré d’un mur surmonté de barbelés. Je me renseigne : « aujourd’hui c’est obligé ». Ils doivent avoir pas mal de problèmes de délinquance par ici…



Le marché


C’est un incontournable, non seulement pour les touristes, mais aussi pour nous approvisionner. Des panneaux indiquent que si le prix n’est pas affiché, il ne faut pas acheter. Ça rassure, on sait qu’on n’aura pas droit à un prix spécial touristes.

Fruits et légumes, les étals sont très colorés. Puis voilà qu’un vendeur de carottes exhibe ses carottes aux formes pour le moins suggestives !

Au premier étage, ce sont les habits et les tissus. Il y a tellement de monde qu’on ne monte même pas.


Dans les bâtiments en face se trouvent les marchés de la viande et du poisson. Chaque sorte de viande a son coin : bœuf, agneau, poulet, porc… puis le poisson.

Et voilà un vendeur de poisson avec sa clope au bec, la cendre prête à tomber sur sa planche à découper.

Ce ne sont pas les standards européens, mais comparé à ce qu’on a déjà vu dans d’autres pays, ça nous convient. On achète du bœuf et du poulet.



Le fort de la Citadelle est fermé


J’aurais voulu aller visiter le musée de l’esclavage avec les enfants. On est samedi : c’est fermé.

On opte donc pour une promenade et on grimpe les marches qui mènent à la Citadelle, malgré l’avertissement de Google Maps indiquant que c’est fermé. Il aurait fallu venir ce matin.

Tant pis, on profite quand même d’une magnifique vue sur la ville et on reviendra un autre jour.


Centre commercial barricadé

Il y a un Décathlon dans les parages, alors on part y faire un tour entre adultes. Le taxi passe devant puis nous dépose devant l’entrée du centre commercial.

On se promène dans le centre en forme de demi-cercle, sans pour autant trouver le chemin menant à Décathlon.

Il faut sortir du centre, traverser le parking et, surprise, toute la place de parc est fermée par de hautes barrières surmontées de barbelés. Il nous faut aller jusqu’au portail, à côté de celui réservé aux voitures.

Même chose pour Décathlon : nous devons suivre la route pour entrer par le portail.

Décidément, ils doivent avoir de sacrés problèmes de délinquance par ici ! Ce n’est pas très rassurant.


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