Hulumalé : shopping & embarquement

Difficile de mouiller

Hulhumalé est l’île proche de l’aéroport de Malé et aujourd’hui, c’est une vraie ville. De grosses tours se dressent sur le sol remblayé d’une partie d’un ancien lagon.

Le lagon – énorme port où notre ami de VAVA-U avait ancré parmi des centaines de bateaux locaux il y a moins de deux ans – est lui aussi en train d’être remblayé. Les travaux sont déjà bien avancés.

Le long d’Hulhumalé, les fonds dépassent les 30 mètres de profondeur. On tourne autour d’un petit récif non loin de là et on finit par trouver un endroit où mouiller sous le vent, dans des profondeurs raisonnables.

Nous voilà ancrés en pleine autoroute de speed boats. On espère qu’ils ont l’habitude d’éviter le récif où nous sommes… et surtout qu’ils regardent où ils vont.

Les WILD TRIBE arrivent en derniers. Ils font le tour des deux récifs avant de revenir mouiller près de nous. Heureusement qu’ils n’ont pas réussi à s’installer vers le récif en face de la passe : quelques heures plus tard, il se retrouve pris dans un énorme courant entrant assez impressionnant.




On se croirait sur le continent


Un voileux resté trois mois aux Maldives nous avait dit qu’Hulhumalé était le meilleur endroit pour faire le ravitaillement. On débarque donc tous avec nos sacs de courses.

On est surpris par le nombre de voitures… et même par les belles voitures de luxe. On se croirait presque sur le continent. Pourtant, Hulhumalé ne fait guère plus de 5 x 2 km et Malé, reliée par un pont, à peine 2,5 x 1 km.



Marché onéreux


Au marché, les prix nous surprennent. Soit tout est extrêmement cher, soit on nous fait clairement les prix touristes. Les mangues sont vendues entre 6,50 et 8 USD/kg (120–150 Rufiyaa), les bananes autour de 4 USD/kg (75 Rufiyaa). Dans les îles, nous paierons plus tard les bananes 45 Rufiyaa/kg.

Pourtant, ils cultivent certaines choses localement : on sait qu’il y a des fermes, des mangues et des bananes maldiviennes.

Ils ont du poireau ! Ça faisait des années qu’on n’en avait plus vu. On en embarque immédiatement, son prix est raisonnable.

En plus du poireau, on achète le strict nécessaire en fruits et légumes, pour un peu plus de 30 USD. Jost, lui, prépare l’arrivée de son frère et dépense plus du double. Aïe… on espère vraiment trouver des produits un peu moins chers ailleurs dans le pays.

On fait aussi un tour des supermarchés proches du débarcadère. Ils sont beaux et plutôt bien fournis. Là aussi, on prend juste ce qu’il nous faut.


Bloqué à l’immigration

Le frère de Jost est bloqué à l’immigration. Ils refusent de le laisser entrer parce que son hôtel n’est pas sur leur liste !

Volker ne venant que pour quelques jours, nous avions suivi les recommandations : Jost lui avait réservé un hôtel pour une nuit. L’hôtel avait indiqué qu’il fallait mentionner une autre adresse car ils n’étaient pas enregistrés dans le système, mais Volker avait oublié cette précision et indiqué l’hôtel réservé.

Résultat : impossible de passer l’immigration sans nouvelle réservation. Il doit réserver un autre hôtel pour toute la durée de son séjour. Heureusement, il en trouve un annulable quelques heures plus tard avec peu de frais.


Nos pièces moteur passent la douane sans accroc

Cela fait plusieurs jours qu’on demande à notre agent comment procéder pour le passage en douane des deux grosses pièces moteur apportées par Volker. Comme il ne nous a jamais répondu, on commence à stresser un peu. Surtout que Volker devient le dernier passager sortant d’un aéroport presque vide.

Finalement, contre toute attente, les douaniers regardent vaguement les pièces sans s’y intéresser. Ouf.

De retour à l’embarcadère, Volker est déjà là avec ses deux énormes valises. L’une d’elles est entièrement pour nous : elle contient les deux échangeurs pour le refroidissement des moteurs. Vingt kilos de fonte d’aluminium.

Merci Volker d’avoir réceptionné la palette, déballé les échangeurs, puis transporté tout ça jusqu’aux Maldives.


Nuit à Himmafushi

De retour aux bateaux, on a juste le temps de lever l’ancre et de parcourir les six miles nautiques qui nous séparent du lagon d’Himmafushi avant la tombée de la nuit.

Avec tous ces speed boats qui nous rasent à pleine vitesse, le mouillage d’Hulhumalé ne nous paraît pas très rassurant pour la nuit.

Les WILD TRIBE sont encore à terre. On pense qu’ils vont nous suivre jusqu’à Himmafushi, mais ce ne sera finalement pas le cas. On ne se reverra plus… et on ne s’est même pas dit au revoir.

En face de la passe de l’atoll, le courant entrant est extrêmement fort. C’est assez impressionnant à voir.

Puis nous longeons le lagon d’Himmafushi, qui nous protège du courant, avant d’entrer dans la passe étroite et peu profonde juste avant le coucher du soleil.


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