Entre départs et retrouvailles

 


Nous sommes beaucoup aux alentours de Denarau au moment de notre retour. N’ayant pas accès à l’île principale, les bateaux ayant besoin de maintenance et de pièces détachées se rendent à Denarau ou Vuda, des ports qui sont à l’île principale mais nous y sommes enfermés et n’avons pas le droit de sortir pour se rendre à l’intérieur de l’île. Ce n’est pas très agréable, car beaucoup de magasins sont dehors, mais nous comprenons le gouvernement qui a pris cette décision. Etant donné que nous voyageons dans les îles, alors que les voyages inter-îles sont encore interdits, nous sommes considérés comme îliens et n’avons pas accès aux endroits considérés « contaminés ». En gros, c’est grâce à cette règle que nous n’avons pas de quarantaine et test PCR à faire pour quitter le port pour se rendre dans les îles.

La marina a ouvert la salle du Yacht club aux nombreux ados, ainsi Elina a retrouvé ses copines et ses copains pour jouer au billard, fléchettes et autres. Nous nous y sommes même retrouvés pour un potluck (genre de pique-nique canadien).


Nous retournons quelques jours à Musket Cove et en profitons pour amener une livraison de fruits et légumes à des amis sur-place. Nous profitons de passer du temps avec nos amis allemands SUMORE II avant leur départ pour la Nouvelle-Zélande, ainsi qu’avec nos amis de Nouvelle-Calédonie NACUDA dont le fils a l’âge de Cyliane.

Le Resort a vidé sa piscine, les enfants ne pourront pas s’y baigner. Mais à part ça, rien n’a changé, ou presque. Comme le virus est présent dans le village de l’île, le port du masque sur l’île est obligatoire.


Alors que pour l’instant nous n’avons reçu que les visas pour l’Australie, d’autres bateaux ont déjà reçu leur accord d’entrée. Les 4 bateaux partis ce même jour sont tous australiens ou mariés à des australiens.

C’est le cœur lourd que nous regardons partir Janice & John du bateau WINDSONG. J’ai passé pas mal de temps avec eux et fait beaucoup de marches avec Janice. Malgré leur grand âge, ils partent seuls pour cette traversée qui leur prendra un peu plus de 2 semaines très sereinement. Les reverrons-nous ? Le temps que nous arrivons en Australie ils seront certainement déjà partis pour les USA rejoindre leur famille.


Nous profitons de faire le plein de diesel au ponton de la station. C’est bien plus pratique que de faire le plein avec des bidons qu’on doit transporter depuis la station d’essence auto.

Il y a 2 supermarchés à Denarau, un petit vers le port qui a pas mal de choses et un plus grand accessible par taxi ou par dinghy. Tous deux sont assez chers, car Denarau est une île comprenant plein d’hôtels et de villas d’expatriés. C’est en dinghy que nous partons faire le plus gros des achats. Mais notre amie Bruni qui habite vers Nadi nous a amené à plusieurs reprises des achats d’autres supermarchés. Quant aux fruits et légumes, l’entreprise Farmboy livre sur commande à la marina, c’est super pratique.

Nous nous promenons à travers l’île de Denarau, passons entre le Golf et les hôtels à pied et en trottinette. Timeo ayant de la peine à se concentrer pour l’école avec le va-et-vient à la marina et l’ouvrier qui répare le polyester, nous sommes allés nous installer en bordure du Golf.

Certains voileux fêtent leur anniversaire et nous nous retrouvons sur la terrasse d’un bar. Les restaurants n’ont le droit de servir qu’en take-away, à Denarau plus ou moins tous les restaurants nous tolèrent sur leurs terrasses, où ils nous servent généralement dans des containers take-away.

Notre anti-fouling a bien diminué, à la ligne de flottaison nous voyons déjà les premières couches que nous avions faites d’une autre couleur. Nous profitons de commander un seau et d’échouer OLENA sur le banc de sable dans la marina entre deux marées hautes pour ajouter de l’anti-fouling sur la ligne de flottaison et d’effectuer quelques petits travaux de maintenance sur les hélices.


Certains bateaux se préparent pour aller en Nouvelle-Zélande. Le pays est toujours fermé, mais on peut demander une autorisation d’entrée qui, cette année a de grande chance d’être approuvée à condition qu’on commande des travaux à faire sur le bateau pour la somme de NZD 50'000 (environ 35'000 CHF)!

Sur la photo vous voyez le bateau hollandais INCENTIVE, notre amie Sanne est en haut du mât en train de faire des travaux. A l’arrière nos amis espagnols IMPULSO sont échoués sur le banc de sable.

Très souvent, le ciel fidjien se teinte merveilleusement lors des couchers de soleils, c’est un régal à chaque fois. Nous avons vu de magnifiques couchers un peu partout dans le monde, même à la maison ! Mais jamais nous avons vu autant de magnifiques couchers qu’ici.

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