Cuisiner dans les sources

Nos demandes de visas faites, plus rien ne nous retient à Denarau. Nous profitons des dernières semaines avant la saison cyclonique pour repartir en vadrouille.

Après quelques jours de navigation, nous sommes de retour à Savusavu. C’est bien plus agréable de faire ses achats soi-même aux supermarchés, nous faisons le plein pour quelques mois d’autonomie. Stéphane organise des jerricanes supplémentaires pour avoir plus de diesel.

Nous avons eu un accueil chaleureux au petit restaurant où nous aimons aller manger du fish & chips (poisson frais panné et des frites) pour la somme de CHF 2.50 par personne jus compris ! Ils nous ont servi un pudding qu’ils avaient cuit pendant 4 heures dans les sources.


Ne les ayant pas encore visités, je pars avec Cyliane faire un tour aux sources d’eau chaude qui se trouvent tout près de notre bouée. D’ailleurs à chaque marée basse, nous voyons les vapeurs de la rivière chaude qui se déverse dans la mer près de nous.

Il y a 2 bassins entourés de pierres, dans lesquels il y a un peu d’eau et plusieurs endroits en ébullition. Une rivière passe juste à côté, où se trouvent d’autres trous d’eau en ébullition.

A la première vue, j’ai trouvé fort dommage de voir trainer des sacs de farine dans les sources, car je les ai pris pour des déchets. Un jeune garçon nous a appris qu’ils étaient remplis de manioc que les locaux étaient en train de cuire !

Aimant bien l’aventure, il nous fallait tester ça. Cyliane et moi avions déjà convenu d’y cuire nos pommes de terre et des œufs, ce que nous avons fait le lendemain accompagnées de Timeo. Nous avons utilisé les sacs en filet des palmes qui sont munis d’une lanière, ainsi c’était plus simple pour sortir les sacs de la source.

Au bout d’une heure, les patates étaient cuites, les œufs ont eu besoin que de quelques minutes. Ces sources ne sentent pas le souffre, et comme les œufs n’ont pas changé de couleur, ça nous a confirmé qu’il n’y en avait pas. Nous avions eu l’occasion de cuire des œufs dans des sources soufrées au pied du mont Fuji au Japon, le calcium des coquilles avait viré au noir !

Les œufs et les patates avaient le même goût que si je les avais cuits dans notre cuisine. Mais nous avions trouvé l’expérience sympa et y sommes retournés quelques jours plus tard. Cette-fois nous avons en plus des patates et des œufs tenté de faire cuire de la semoule dans une casserole. Il m’a fallu entourer la casserole d’une patte pour pouvoir la retirer de la source facilement sans me brûler. La cuisson a bien fonctionné.

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