Le virus du Covid débarque à nouveau

 


Images : Fiji Government / Fiji Sun

Après près d’un an sans cas contact, c’est-à-dire les seuls cas étant ceux en quarantaine qui viennent de l’étranger, le virus s’est libéré des espaces de quarantaine.

Très peu de temps après la campagne de vaccination, visant surtout le personnel des structures de quarantaine et personnel ayant contact avec les arrivants de l’étranger, une employée d’un hôtel de quarantaine a manqué à un point du protocole.

Le fait d’avoir été « vaccinés » prête à confusion et certains se pensant immunisés comme c’est le cas avec les vaccins des maladies infantiles, consciemment ou inconsciemment font moins attention.

Une femme de ménage a eu contact avec l’un des militaires en quarantaine et a attrapé le virus mutant, qui se transmet plus vite. Elle a continué d’aller travailler quelques jours malgré les symptômes et surtout, elle s’est rendue à un enterrement qui a duré 2 jours où 500 personnes ont été présentes. Je vous laisse imaginer la rapidité de propagation.

Fiji étant sous régime militaire, tout est allé très vite. Tous les cas contact proches de la personne malade se sont retrouvés en isolation ainsi que tous les proches de nouveaux cas.

 

Régions contaminées

Les régions où il y a eu des cas contacts ont de suite été classées en « zones contaminées », Denarau, notre « port d’attache » faisant partie de l’une de ses région, Vuda, là où on a fait notre carénage, faisant partie d’une autre région. Tout d’abord ils ont eu un couvre-feu de 24 heures. Ensuite ils ont été confinés, toute sortie de la zone en a été interdite, sauf pour motif médical. Toute entrée y est réglementée, il faut une autorisation, tout comme le passage de l’une à l’autre des zones. Il y a des barrages de police et militaire sur les routes.

Le livreur de nourriture peut y entrer avec son camion, il lui est interdit de sortir de son véhicule, il doit rester assis derrière son volant. Des gens vident son camion ensuite le chauffeur retourne hors de la zone contaminée. Ca fait penser à un film de fiction, mais c’est la réalité ici, ils ne rigolent pas avec le virus !

 

Visite de Suva annulée

Toute l’île de Viti Levu (l’île principale, la plus grande) est sous surveillance. On se doute fort que l’île finisse confinée très rapidement.

Les eaux autour de Suva sont brunes et sales, nous ne pouvons pas être confinés là-bas, car nous ne pourrions y produire de l’eau. Bloqués sur le bateau sans eau potable, on ne tiendrait pas longtemps. Nous repoussons notre virée shopping à Suva, ce qui déçoit tout le monde, car on se réjouissait ! Resto et provisions, les enfants voulant retourner au Sushi Bar.

Suva et ses alentours se trouve très vite en 3 zones contaminées. On a bien fait de ne pas y aller. Nos amis ont quitté Suva 2 jours avant la fermeture de l’île, la mer étant mauvaise ils ont changé de plan de route et nous ont rejoints au nord de Kadavu. Comme ce n’était pas planifié, aucun d’eux ne nous a amené des achats. POGEYAN ont pu continuer au nord selon leurs plans, le jour avant la fermeture.

L’île de Viti Levu a été fermée, interdiction de la quitter, on peut y aller, sauf dans les zones confinées, mais ensuite on y reste bloqués. Si je me souviens bien, la fermeture de l’île s’est faite quand il y avait moins de 20 cas sur l’île ! Fiji réagit très vite. Ils sont conscients que ce serait l’hécatombe si ça part dans les îles, car très peu d’hôpitaux/dispensaires, et que les iliens vivent à plusieurs générations, voire plusieurs familles dans les mêmes petites maisons, dormant dans la même pièce sur des nattes.

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