Le jour avant le carénage, on va se renseigner de l’heure de sortie de l’eau. On nous répond qu’on était prévus le 16 ! Ah non, pas possible, on avait choisi un vendredi et c’est le 19 ! Comme une grosse je sors la facture et grosse surprise, il n’y a pas de date indiquée ! On commence à transpirer. L’employée trouve dans son dossier qu’effectivement, on avait réservé le 19, tout va bien, la sortie de l’eau se fera à 8h, on peut rentrer dans le box, on sera les premiers.
Le
lendemain matin, après avoir tout préparé, dont rempli les WC d’eau douce, car
l’eau salée pue après quelques heures (les micro-organismes meurent) et enlevé
la roulette sous la coque qui donne la vitesse sur l’eau, on rentre dans le
box, il est 7h40 ! Le fameux catamaran bleu ciel croisé au large est à
quai et ils nous saluent lors de notre entrée.
Puis voilà
le chef administratif et un équipier du cata bleu ciel, GOOD VIBRATIONS, vient
nous demander si nous serions d’accord de les laisser passer avant nous, car
ils ont une voie d’eau. Notre bateau doit être sorti et lavé, le leur juste
sorti et posé, ce qui va plus vite. Pas de problème, on ressort, allons tourner
le temps de leur laisser la place pour manœuvrer et l’attente commence. Voyant
la peine qu’ils avaient, je comptais 2h de retard, mais je me trompais de
beaucoup ! Au bout de bien 3h, le catamaran était enfin hors de l’eau, ils
l’amènent en place et ne peuvent le poser car tous les équipiers étaient
partis ! Ce bateau n’avait pas de quille, on doit mettre des plots à des
endroits précis, pour ceci ils doivent savoir l’emplacement. En toquant la
coque, ils n’entendaient pas trop l’endroit où étaient les cloisons, ils ont
donc dû attendre plus d’une heure le retour des gens pour enfin pouvoir le
poser.
Nous
entrions dans le box a passé midi, alors que les autres bateaux prévus après
nous, étaient également à la queue à attendre aux pontons. Après la pause de
midi, vers 14h, donc 6 heures de retard, ils sortaient enfin OLENA de l’eau.
Malgré le retard, ils n’ont pas bâclé leur travail. Ils ont pris le temps de
bien positionner les sangles et tant que le plongeur ne donnait pas son OK, la
grue ne soulevait pas le bateau. J’ai toujours stressé à la sortie et mise à
l’eau, mais avec eux, après avoir vu la peine qu’ils se donnaient pour le cata
bleu ciel, j’étais sereine et j’avais raison. Une bonne équipe, qui malgré le
fait qu’ils ne bossent pas comme des européens, savent ce qu’ils font et le
font bien !
A la
sortie, on m’a demandé pourquoi on sortait le bateau, la coque était très
belle ! Après un rapide coup d’hypromat, on a été placés juste à côté de
GOOD VIBRATION, juste en face du box de sortie de l’eau.
Lorsqu’ils
nettoyaient la coque, Stéphane a essayé de changer les bagues des safrans, qui
avaient pris pas mal de jeu. Mais l’une d’elle était bloquée, nous avons donc
enlevé les 2 safrans afin qu’il puisse faire ce qu’il faut en toute
tranquillité. Patrice de GRAN LARGO était venu nous aider pour la sortie des
safrans. Merci à lui pour son aide précieuse !
Réactions allergiques
Le soir, il
y a pas mal de moustiques sur le chantier, on avait mis des moustiquaires sur
toutes nos fenêtres et portes. Mais à l’extérieur, il fallait se protéger.
Dimanche
soir, à la sortie de douche on croise GRAN LARGO en promenade. On discute en se
faisant littéralement bouffer puisqu’on avait plus de produit anti-moustique
sur la peau. Véro nous sort un flacon d’huile essentielle de clous de girofle,
un local leur avait donné le tuyau et eux s’en badigeonnait contre les
moustiques, ça marche. On s’en met sur les bras et jambes.
Voilà que
Stéphane se met à sauter que ça lui chauffe énormément la peau. Oui, je sentais
une légère chaleur, mais pas à ce point-là, je ne l’ai pas pris au sérieux. Au
moment du coucher, il était intenable, ça n’allait pas. Stéphane a fait une
réaction allergique ! Il a passé la nuit au carré devant les portes et
fenêtres ouvertes.
Le
lendemain j’apprenais par mon amie Manuela, qui a fait plein de cours sur les
huiles essentielles, que le clou de girofle est une des huiles les plus
dermocaustique ! On le saura pour la prochaine fois, on l’utilisera diluée
ou pour des rages de dents.
Pendant la
journée, Stéphane allait pas mal, mais le soir, ça recommençait. Il a passé 3
nuits horribles sur le divan au carré. Mais les suivantes n’étaient pas dû à
l’huile essentielle ni aux boutons de moustiques, Stéphane a mis du temps à
trouver le problème.
Lors du
ponçage de la coque à l’aide de la meuleuse, des bouts d’anti-fouling giclaient
partout. Sa combi, qui s’usait, devait en laisser passer au bras et au cou, ce
qui lui faisait de petites brûlures. Il a découvert des minis cloques avec des
corps étrangers à l’intérieur. En regardant de près avec le microscope de
Timeo, on a compris. Le jour d’après, il portait une nouvelle combi et ça
allait bien mieux !
