Phare Bleu
Au grand désespoir des enfants, nous voulions déménager de deux baies à l’est. Mais nous avions la solution au problème que leur posait notre déplacement afin qu’ils ne loupent pas la fête d’anniversaire de leur copine à Prickly Bay !
Nous étions
assez protégés par des récifs et il n’était pas facile de voir l’état de la mer
à l’extérieur, si peu de temps après le passage de la tempête Kirk. Nous voyons
sortir quelques bateaux, ça a l’air de ne pas trop bouger. On suit une
conversation à la VHF d’un bateau qu’on connait qui demande comment ça bouge à
l’extérieur. Tout a l’air ok, on y va. A peine dehors, voilà de belles vagues
qui viennent nous fouetter. Les autres bateaux allaient à l’ouest, vent et
vagues dans le dos, nous allions à l’est, vent et vague dans le nez, ça change
tout ! Ce que nous n’aimons pas aller contre la nature, c’est pénible,
pour nous et pour le bateau ! Les vagues n’étaient pas si grosses que ça
mais tellement courtes ! Certaines nous sont arrivées dessus droites comme
un mur ! A un moment, OLENA a tant secoué qu’un pot de confiture, que je
venais de faire et que je n’avais pas encore rangé, est tombé au sol. Malgré
qu’il n’avait qu’un petit trou, nous avons tout pu balancer à l’eau à cause des
risques de briques de verres. Une autre confiture avait le verre fendu.
Heureusement, le voyage était de très courte durée, le temps total entre le
lever et la pose de l’ancre a duré ¾ d’heure, nous avons été dans les vagues
une 20aine de minutes en tout. Cyliane et Timeo avaient le nez collé aux
fenêtres à l’avant et criaient comme s’ils étaient dans un manège ! Au
moins, cette-fois personne n’a été malade, ils se sont amusés.
Nous sommes
dans Clarkes Court Bay, dans le fond il y a deux marinas, dont l’une est
surtout pour mettre le bateau à sec, mais nous nous sommes ancrés assez à l’entrée
de la baie, aux abords de Calivigny Island. Ça doit être une île paradisiaque,
car pour y passer une semaine, ça vous coutera dans le demi-million de US$.
C’est une île privée, elle appartient au français Georges Cohen qui, avec sa
femme, ont investi des sommes énormes pour en faire un paradis. Il y a
plusieurs bâtiments, certains en bois du même style qu’à Bali. Il n’est pas
possible de réserver une chambre, c’est l’île entière qu’on réserve ! Vu
de la mer, ça a l’air superbe, de jour comme de nuit.
Derrière
nous, Hog Island, une île qui est reliée à la terre par un pont, autour de
laquelle, beaucoup de bateaux sont ancrés. Une baie plus à l’est, c’est le
Phare Bleu, une marina & complexe hôtelier appartenant à un couple Suisse
(Jana Canigna, ancienne présentatrice de 10vor10 à la TV suisse-alémanique et
Dieter Burkhalter, un musicien). Nous nous y rendons en annexe pour visiter les
KISU qui y sont au ponton.
Gabi &
Markus de KISU nous font visiter le bateau-phare amarré au port. Il sert de
restaurant, bar et sanitaires pour les usagers du port. Ce bateau est également
un musée ! Västra Banken a été construit en 1900 en Suède, il a été
utilisé de 1901-1970 comme phare en mer. Ensuite, il a été transformé en
restaurant, le phare a été déplacé tout à l’arrière. La superstructure et le
phare viendraient du bateau Trelleborgs Redd, car ceux du Västra Banken seraient
dans un musée. Ce bateau-phare a servi de café pendant un certain nombre
d’années avant d’être restauré en 2006 et amené à Grenade. Il paraît que les
moteurs fonctionnent encore !
Il y avait
très peu de clients, nous sommes hors saison et le port est à moitié vide. On
se promène et visite le bateau-phare puis je vois au loin un front de pluie
nous arriver dessus. A peine le temps de dire de rentrer à l’intérieur que
voilà les coussins de chaises de la terrasse qui s’envolent et il pleut à
verse ! Nous sommes au sec à l’intérieur à boire l’apéro.
Il pleut
assez longtemps et très fort. Comme à chaque fois, on se réjouit de l’eau qu’on
va récupérer, puis je me souviens avoir fermé la cuve pour le voyage et ne pas
l’avoir rouverte. Stéphane a bien remis les entonnoirs sur les coins du toit
mais n’a pas vu que le tuyau finissait sur les escaliers. On balance toute
l’eau récupérée à tribord dans la mer ! Ça m’a mis dans tous mes états,
j’étais vraiment très fâchée contre moi. C’est là que je me rends compte
combien on change en vivant comme ça, combien des choses dont on avait rien à
faire avant deviennent d’une grande importance.
L’anniversaire de Daphnie
Daphnie de
PARTY OF FIVE, que nous connaissons depuis la Martinique, fête ses 8 ans et a
invité tous les enfants à la rejoindre à la plage de Prickly.
Nous avons
prévu de nous rendre à Secret Harbour, la marina au fond de Mt. Hartman Bay, en
annexe puis de rejoindre Prickly bay à pied. Avec les vagues, nous n’étions pas
certains pouvoir rejoindre la baie d’à côté sans se faire mouiller. Nous
partons en contournant Hog Island par le nord en passant sous le pont, ainsi
nous sommes bien protégés des vagues. Arrivés en bout de baie, il fallait
trouver le chenal pour annexes qui n’était pas vraiment marqué, juste un bâton
planté au début, le reste, on l’a fait l’œil rivé au fond de l’eau pour ne pas
s’échouer. Par contre, nous étions bien protégés des vagues, que nous voyions
s’échouer sur le récif tout près. Le retour se fera de jour !
Les enfants
ont retrouvé tous les copains, il y avait des enfants de 4 à 16 ans, ils
devaient être une 40aine. Certains sont venus en bus depuis St. George’s,
d’autres de Mt. Hartman Bay à pied. Nous avons essayé de faire une photo de
groupe, mais ce n’est pas facile de tenir tant d’enfants tranquilles pendant
quelques minutes. Puis sur la photo j’ai vu que certains manquaient.
Ils ont
joué, se sont baignés, ont mangé des hot-dogs et du gâteau pendant que les
parents papotaient.
A un
moment, on voit arriver un chien qui fait la fête à tous. Je n’ai pas reconnu
de suite qu’il s’agissait du chien de CHASING WATERFALLS, un chien adorable qui
aime la compagnie et les enfants. Il suffit d’arriver près de leur bateau que
le chien a déjà sauté dans notre annexe.
Le chien était resté sur le bateau à quelques centaines de mètres. Mais
entendant les enfants, il est venu nous rejoindre à la nage ! Steve a
envoyé son chien dans son annexe, mais bien sûr, il n’y est pas resté. Il
embarque son chien et le ramène au bateau. A son retour, je lui demande s’il va
y rester, sur quoi il réfléchit avant de répondre 50-50. Quelques minutes plus
tard, qui voilà qui sort de l’eau ? Le chien ! Steve le ramène et
revient. Ce n’est pas allé long que le chien s’est ramené une 3ème
fois ! Nous étions tous morts de rire ! Cette-fois, Steve l’a ramené
au bateau et l’a attaché, on l’a plus revu.


