Plongées et cours Advanced de Cyliane


Meedhoo nous a été conseillé pour la plongée. C’est aussi le dernier endroit où Cyliane peut faire son cours Advanced Open Water, aux prochaines étapes l’eau y sera plus froide.


Muraka Diving en déménagement


Suivant les recommandations reçues, on se rend chez Muraka Diving, tenu par Salomé, une Suissesse. À l’endroit où Google Maps indique le centre, il n’y a que des habitations. Des habitants nous expliquent que le centre est ailleurs. Nous voyant un peu perdus, l’un d’eux nous fait monter à l’arrière de sa camionnette et nous y emmène.

Il nous dépose devant un autre centre de plongée et klaxonne pour annoncer notre arrivée. Tout confus, on explique que l’on cherche Salomé de Muraka Diving. Surprise, on est bien au bon endroit ! Ils sont en plein déménagement. Ils ont repris les locaux (et quelques employés) d’un ancien centre de plongée.

Aucun problème pour le cours et nos plongées, même en plein déménagement. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin. Ils viennent même nous chercher au bateau.

Comme Cyliane possède déjà la théorie, offerte par Elina qui l’avait gagnée — merci Elina ! — Salomé nous propose de ne payer que les plongées. Merci Salomé !

Fabi, un jeune instructeur allemand, s’occupe de Cyliane pendant les trois jours que dure le cours. Jost, Stéphane et moi réservons également un pack de six plongées sur trois jours pour les accompagner. On ne va pas le regretter !


Magnifiques plongées


Nous sommes six à nous mettre à l’eau, guidés par Lino, un local. Salomé, encore en train de faire les allers-retours entre son emploi en Suisse et sa nouvelle école de plongée à Meedhoo, nous accompagne. Pour eux, ces plongées sont une belle pause au milieu du déménagement du centre.


Ils nous emmènent sur de superbes sites et nous sommes bluffés. Les coraux sont variés et en très bon état, comme dans mes souvenirs de 1996 et 2001. La faune est riche et diversifiée, un vrai régal. Les plongées sont assez profondes et on en profite au maximum.


Fabi et Cyliane plongent de leur côté, mais on se croise souvent. Je constate rapidement que Fabi est un jeune instructeur passionné dont nous ne pouvons dire que du bien.

On trouvait dommage d’avoir une fille aînée instructrice et que ce ne soit pas elle qui forme sa fratrie. Pour le premier cours, Timeo n’aurait probablement pas respecté son aînée, et Elina n’avait pas de cours parallèle auquel Cyliane aurait pu se joindre. Cette fois, c’est simplement la distance qui l’en empêche : Elina est aux Philippines.



Plongée avec des raies Manta


Nous voilà partis pour plonger dans la passe. Les mantas arrivent avec le courant. Pour l’occasion, nous nous équipons de crochets, quelque chose de totalement nouveau pour nous.

Le crochet est assez gros et relié à une corde d’environ un mètre, elle-même attachée à notre gilet. Une fois au bon endroit, on accroche le crochet à une roche ou à un corail dur, de manière à ne rien abîmer. On gonfle légèrement le gilet et nous voilà suspendus dans le courant comme des cerfs-volants.

C’est génial. Plus besoin de gérer sa flottabilité ni de palmer contre le courant. On profite pleinement du spectacle.

Quatre à cinq raies manta évoluent dans les environs. Elles passent, s’arrêtent près de la grosse roche, puis repartent avant de revenir quelques minutes plus tard. Un vrai ballet, un vrai régal.



L’épave du British Loyalty, une épopée de la Seconde Guerre mondiale digne d’une légende sous-marine


Construit en 1928 en Angleterre, ce tanker de 140 m de long servait initialement de ravitailleur pour les britanniques.

1942 : première torpille

Ancré à Madagascar, il est touché par une torpille d’un sous-marin japonais. Le navire coule dans le port, avec 6 morts (dont le capitaine). Seule une petite partie de l’avant reste émergée.

Le tanker est relevé la même année, réparé rapidement et tracté jusqu’à l’atoll d’Addu et devient un entrepôt de stockage de carburant pour la base navale britannique de Gan. Il sert à ravitailler les navires alliés jusqu’en 1946.


1944 : seconde torpille

Ancré dans le chenal de Gan (Maldives), il est touché par une torpille d’un sous-marin allemand. Malgré les filets anti-sous-marins, l’U-183 réussit un tir de longue portée, l’un des plus impressionnants de la guerre. La salle des machines est détruite et 3 citernes sont inondées. Alors que le navire prend une forte inclinaison, le capitaine ordonne immédiatement l’inondation d’une citerne du côté opposé. Le bateau se redresse. Pas de morts, mais des dommages sévères. Il est réparé partiellement et reste en service comme entrepôt.


1946 : sabordage

Avec la fin de la guerre et le retrait britannique des Maldives, le Loyalty est tracté vers une zone excentrée puis coulé volontairement par un navire de guerre britannique. Il coule par 33 mètres de fond, et repose sur son côté tribord.


Aujourd’hui : une cathédrale de corail vivante


C’est la plus grande épave des Maldives. Le pont est couvert de coraux.

L’attaque de 1944 a provoqué une pollution légère au mazout qui a duré quelques années. 

Encore aujourd’hui de petites gouttelettes de mazout perlent régulièrement depuis un trou dans l’épave. Un petit poisson fait la garde et attaque les poissons et plongeurs qui s’en approchent de trop près. On a pu attraper une de ces gouttelettes, on s’est fait une traînée brunâtre sur la main.



Des branches de chocolat Suisse

Nous passons trois superbes journées sous l’eau. Timeo nous accompagne une fois sur le bateau, mais préfère rester sur OLENA les autres jours. Les plongées ne sont pas vraiment de son niveau et, pour l’instant, il n’est pas très motivé. Il est encore jeune et rien ne l’oblige à plonger.

Arrivés en étrangers, c’est comme amis que nous quittons le centre. L’entente avec Salomé et Fabi, l’instructeur, a été immédiate. Ils nous rejoignent même un soir au bistrot pour passer la soirée ensemble.

Puis Salomé nous demande de passer chez elle : elle a des branches de chocolat à nous offrir. Du chocolat suisse ! Je crois bien que les dernières branches que nous avons mangées remontent à plus de huit ans, lorsque nous étions encore en Suisse. Merci Salomé !


← Article précédent
Article suivant →