Notre guindeau est à nouveau hors service
C’est dans un lagon par 11 m de profondeur que nous mouillons avec notre ancre de secours. Au milieu d’un endroit dégagé, on lâche l’ancre avec 10 m de chaîne de 10 mm suivis de 50 m de grosse corde. Notre ancre principale est équipée d’une chaîne de 12 mm, bien plus lourde. Mais voilà, on n’a pas le choix. Heureusement, l’ancre s’enfonce bien dans le sable et semble tenir correctement.
On prévient les copains qui pourraient venir mouiller dans les environs de ne pas se coller à nous. Avec ce type de mouillage, on tourne comme une girouette sur un grand rayon.
Quinze jours après sa réparation de fortune, notre guindeau s’est à nouveau arrêté lorsque nous avons remonté l’ancre pour cette traversée de nuit. Cette fois, on a eu de la chance : il s’est bloqué tout près de la fin et il ne nous restait plus que deux mètres à tirer.
Le guindeau de remplacement ne se trouve pas si facilement. Il doit avoir la bonne taille pour entrer dans le coffre, fonctionner en position verticale et disposer d’un barbotin compatible avec une chaîne Lofrans de 12 mm. Chaque marque de chaîne ayant des dimensions de maillons différentes, cela réduit fortement les possibilités.
Stéphane en a trouvé un, mais le fournisseur ne livre pas à l’île Maurice. Il faudra attendre d’arriver à La Réunion. Il en existe un autre en Afrique du Sud, beaucoup plus cher. Et s’il devait être livré à Maurice, il faudrait payer à la fois la TVA sud-africaine et la TVA mauricienne. Il va donc falloir se débrouiller jusqu’à La Réunion.
Stéphane démonte à nouveau le guindeau. Il découpe une bande de papier de verre qu’il maintient à l’endroit où passent les charbons pendant que Timeo actionne le tournevis électrique monté sur le moteur. Il espère ainsi rendre l’usure du métal plus régulière.
Le guindeau tourne à présent, mais il bloque régulièrement. En donnant un petit coup sur le moteur, il repart. Le problème est qu’une fois remonté, il sera impossible de lui donner ce fameux petit coup. Stéphane poursuit son inspection et remarque qu’un des charbons produit beaucoup d’étincelles. Il échange alors le plus usé avec celui qui l’est le moins.
Les essais sont concluants. Il remonte le guindeau et nous croisons les doigts pour qu’il tienne bon jusqu’à son remplacement.
Meedhoo et sa ferme
La petite ville de Meedhoo ainsi que sa voisine Hulhudhoo nous plaisent beaucoup. C’est plus grand que Dhangethi, il y a pas mal de voitures et certains magasins ou restaurants sont modernes, similaires à ce que l’on trouve en Europe.
Le City Deck propose des pâtisseries à faire saliver. Un autre endroit qui nous plaît beaucoup est le restaurant du petit Manta Beach Resort. C’est là que je logerais si je revenais un jour en vacances.
On nous conseille également une ferme qui produit des fruits du dragon ainsi que divers fruits et légumes. Une fois sur place, nous rencontrons plusieurs employés. Aucun ne parle anglais et chacun nous indique une direction différente lorsque nous essayons, par gestes, de nous faire comprendre. Nous nous promenons un moment dans les environs sans parvenir à trouver la personne responsable. Tant pis, nous achèterons nos légumes et nos fruits au supermarché.
Le copropriétaire local de Muraka Diving nous aide aussi à organiser notre ravitaillement en carburant. Une camionnette transporte nos jerricanes jusqu’à la station-service. Celle-ci se résume à un petit bâtiment avec une pompe à essence et plusieurs fûts de 200 litres de diesel. Les employés remplissent les jerricanes à l’aide d’une pompe manuelle.




