Rangiroa

 

Nous voilà dans l’un des fameux atolls très touristique. Avec l’ouverture des frontières polynésiennes, même aux américains qui ne gèrent pas le COVID aussi bien que les autres pays, nous avons emporté nos masques pour aller à terre et répété maintes fois aux enfants de tenir les distances.

A terre, les gens ne portent pas de masques, mais il est obligatoire pour entrer dans les magasins. Au moment où l’on s’approche d’un des magasins, le vendeur met son masque et demande d’où on vient. A notre réponse, il le baisse à nouveau.

Nous allons voir la passe, espérant y voir sauter les fameux dauphins. On les voit surfer dans les vagues, c’est sympa. On croise des touristes, il y en a, mais bien moins que normalement.

Selon les instructions de nos amis JAJAPAMI, un bateau qui a séjourné ici de décembre à juin, nous sommes allés boire l’apéro chez Josephine, au bord de la passe. Magnifique vue ! Si vous passez par Rangiroa, prenez un verre ou votre repas de midi là-bas, vous aurez la plus belle vue sur les dauphins sauteurs !

Nous demandons à la tenancière si par hasard elle connait une femme dont on ne connaissait pas le nom qui tient une association de cétacés et qui a une fille prénommée Kim. Bingo, première personne demandée, trouvée ! Elle l’a appelée et moins de 10 minutes plus tard, les enfants retrouvaient leur amie Kim, qui venait d’emménager chez sa maman, car avant elle était à Nuku Hiva chez son papa.

Le jour suivant, nous avons sortis nos trottinettes, ça faisait depuis un an qu’elles rouillaient au fond de la cale ! Avec Kim en vélo, nous sommes partis en visite de l’île. Pension sur pension, de ce côté de l’île, ce n’est pas le village.

Alors que nous nous promenions avec Kim, voilà sa maman qui appelle. Une autre famille de voileux est arrivée et cherchait Kim. Nous les connaissons également de Nuku Hiva, nous sommes allés leur dire coucou avec Kim. Les enfants ont bien joué ensemble. Puis on s’est rendus au bateau, comme toute la table du carré s’est transformée en village Légo, ils voulaient y jouer avec Kim.

Pamela, la maman de Kim a donné une petite conférence sur les dauphins de Rangiroa à laquelle nous avons assisté. C’était très intéressant, nous avons appris plein de choses.


Plongées

Comme la plupart des touristes visitent Rangiroa pour la plongée, nous ne pouvions pas ne pas plonger. Le beau-père de Kim est moniteur au Raie Manta Club, c’est avec eux que nous plongerons.

1ère plongée dans la passe, plongée profonde à l’extérieur de la passe avec paliers (nous étions tous des plongeurs CMAS), puis passage dans la passe pour finir sur un jardin de corail à peu de profondeur à l’intérieur du lagon.

Lors de la descente, un requin soyeux passe assez près de nous. On s’approche du récif en profondeur et on découvre plein de requins gris. On reste un bon moment en profondeur, admirant les requins et cumulant les paliers (stops de décompression à faire à la remontée). Puis on entre dans la passe qui est un peu moins profonde. Le courant nous pousse, on regarde défiler le paysage. C’est clair, ce n’est pas la passe de Fakarava sud, aucun corail ! Mais bon, avec le courant fort qui sévit parfois dans cette passe, quel corail pourrait-il survivre ? On finit sur le jardin de corail où vivent des tas de poissons, on se promène le temps que tout le monde finisse ses paliers avant de ressortir plus d’une heure plus tard.


Le lendemain matin, nous repartions faire la même plongée, mais j’avais plus envie de refaire la même. Frank qui tient le club a accepté sans souci que j’échange ma plongée du matin par celle de l’après-midi.

Stéphane est parti à la plongée du matin. A part qu’ils avaient plusieurs soyeux qui tournaient assez proche d’eux pendant la descente, la plongée était assez similaire.

L’après-midi c’est toute une autre plongée, on suit le récif extérieur assez proche de la passe, là où les dauphins ont l’habitude de venir faire coucou aux plongeurs. On cherche, admire le corail, puis Martin nous fait retourner un peu plus dans le bleu. Et voilà 2 dauphins qui viennent vers nous, ils passent juste à côté ! Peu de temps après, ce sont 3 dauphins qui suivent, puis à nouveau 2. Je ne sais pas si nous avions 5 ou 7 dauphins, mais 5 c’est certain, car parfois ils étaient en groupe. Ils sont revenus régulièrement nous rendre visite et à un moment, 2 ont même quémandé des caresses !
Je n’aime pas trop les interactions avec les animaux sauvages, mais quand j’ai vu le guide et les 2 plongeurs de ma palanquée caresser les dauphins qui avaient l’air d’apprécier, je me suis approchée et en ai caressé un près de l’œil. Il a cligné des yeux, il avait vraiment l’air d’aimer ça. Pamela nous avait raconté lors de la conférence combien certains s’étaient mis à apprécier les caresses. Puis ils sont repartis tout doucement retrouver l’autre palanquée de notre club. Pour voir la vidéo, cliquez ici !

Ce n’était pas ma première plongée avec des dauphins, mais j’avoue que ça a été une super expérience ! La fin de la plongée était sympa également, nous avons vu 2 magnifiques gros napoléons, une belle tortue et une grosse murène, entourés de plein de magnifiques poissons coralliens.