Delta du Mékong : Cần Thơ et son marché flottant


On embarque le strict nécessaire pour quelques jours et on laisse nos gros bagages à l’hostel de Ho Chi Minh-Ville (où on a déjà réservé pour le retour). Un mini-bus nous amène à la station ; on prend un bus couchettes VIP pour les 4 heures jusqu’à Cần Thơ. Le trajet dure bien moins longtemps que prévu – ce qui déçoit mes enfants ! Décidément, ils ne sont pas comme les autres.


Ça a l’air mort !

Après avoir posé nos bagages à l’hôtel, on déambule dans les rues pour visiter. À vrai dire, à part le peu de circulation, c’est mort. On passe devant une vieille prison ; elle est fermée jusqu’en début d’après-midi. On décide d’aller manger dans les environs en attendant et on entre dans le seul resto visible.

Le restaurant est grand, presque toutes les tables vides. On choisit ce qui nous plaît ; ils n’ont plus de riz, plus de pâtes… on finit par prendre des smoothies – au moins ils ont encore des fruits.

La prison historique


On visite la prison historique (Nhà Tù Cần Thơ), un lieu chargé d’histoire. Surprise : l’entrée est gratuite.

Il y a les bâtiments qu’on parcourt : certains pour les femmes, d’autres pour les hommes. Au milieu de la cour, il y avait la guillotine – pour montrer que peu ressortaient vivants.

Mais ce qui rend la visite émouvante, ce sont les histoires. Ils ont recherché le parcours de pas mal de détenus, parfois très jeunes : pourquoi ils étaient là, ce qui leur est arrivé. Beaucoup arrêtés pour rien, juste pour avoir protesté contre la colonisation française ; d’autres exécutés sans motif réel, parfois juste devant l’entrée. C’est poignant de lire ces plaques avec photos et noms – on sent la souffrance et l’injustice.


Le marché flotant de Can Rang


J’ai organisé un tour pour le fameux marché flottant. Comme il commence au lever du soleil, mes ados n’ont aucune envie de se lever tôt. Normalement, je devais croiser Sylvie (la Française de Huế), mais elle est bloquée à son hostel loin de la berge, sans taxi/Grab.

Je sors de l’hôtel en pleine nuit, me dépêchant vers les pontons – je me doute qu’il n’y aura pas beaucoup de Grab (taxi) à cette heure. J’arrive avec un peu d’avance. Sylvie finit par arriver à un autre débarcadère ; on fera la visite chacune de son côté.

Le bateau est rempli de touristes de tous pays. On navigue en pleine nuit sur le Mékong, on passe sous des ponts jusqu’au marché. Il y a presque plus de bateaux de touristes que de barques de vendeurs de fruits et légumes. Les vendeurs passent de bateau en bateau pour vendre leurs produits ; parfois ils nous font goûter. On achète presque tous un ou quelques fruits.


Puis on nous dépose sur une plateforme-restaurant pour déjeuner : je prends un smoothie et des pancakes. Ensuite, ils nous déposent dans un grand magasin touristique ; ils nous collent le numéro de notre bateau sur le t-shirt (il y a tant de monde et de bateaux). Je déambule rapidement : rien d’intéressant, que du standard pour touristes. Je retourne à l’entrée pour ne pas louper le bateau.

J’attends impatiemment l’atelier de fabrication des feuilles de riz. Malheureusement, par manque de communication du tour, je ne me rends pas compte qu’il est juste là au premier étage. Un autre touriste français du même bateau me dira plus tard avoir vu un escalier et suivi des gens pour tomber dessus.


On fait un arrêt supplémentaire dans un quartier en bordure du Mékong : petits marchés et restos locaux. Je retrouve Sylvie au débarcadère ; elle est revenue un peu avant moi. On boit quelque chose ensemble avant que je retourne à l’hôtel chercher les enfants.


La ville de Cần Thơ

Pour une fois, j’ai réservé bus et hôtels trop à l’avance ; j’ai programmé plus de temps que nécessaire à Cần Thơ. On a du temps à tuer dans cette ville.

Je retourne en ville avec les enfants ; on se promène sur les rives du Mékong. On répond négativement une bonne cinquantaine de fois aux propositions de balades en bateau et autres, lancées à tous les touristes qui passent devant les nombreux débarcadères. Parfois c’est si insistant que ça devient lourd.

On retrouve Sylvie pour boire quelque chose ; nos chemins se séparent ici.


On fait un petit tour du centre commercial juste à côté de l’hôtel. Ici, les centres commerciaux ne servent pas seulement aux achats comme chez nous : c’est aussi un lieu de retrouvailles et d’amusement. Il y a cinémas, salons de jeux, et même une patinoire à roulettes ! On y découvre aussi les studios photos : plein d’accessoires (déguisements, chapeaux…) et cabines à thème, où les amis se retrouvent pour faire des photos genre photomaton.



On va souper au marché de nuit – on adore ! Chacun prend ce qui lui plaît ; on goûte à plein de choses à petit prix. Ici, c’est marrant : les locaux viennent en scooter, ne descendent même pas pour commander, payer et prendre leur commande.



Dá cầu, sport national vietnamien : C'est un jeu où l’on frappe un volant avec les pieds, les genoux, la tête, etc., sans les mains – souvent appelé "foot badminton" ou "Vietnamese hacky sack". C’est ultra-populaire dans les parcs, rues, partout au Vietnam, joué par des gens de tous âges


Les illuminations


Cần Thơ de nuit est magnifique : illuminée partout. Entourée d’eau dans le delta, il y a beaucoup de ponts. Tous sont éclairés sur les côtés, souvent avec des motifs. Le pont piéton avec ses deux grosses fleurs de lotus est magnifique de nuit.


Rues, ronds-points, berges – tout ce qui peut l’être est illuminé. C’est vraiment beau à voir. Par endroits, on voit même des illuminations pour le Nouvel An ; ça nous fait sourire car on est début mai.




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