On reprend un bus couchettes VIP pour un trajet assez court jusqu’à Mỹ Tho, une autre petite ville au bord du Mékong. Ne sachant pas laquelle des villes choisir, j’ai décidé de visiter les deux.
La ville nous plaît pas mal ; on s’y sent mieux qu’à Cần Thơ – c’est presque plus vivant, pourtant c’est plus petit.
Mon but : trouver un bateau pour un tour le lendemain. Contrairement à Cần Thơ, ici un seul nous propose une balade. On fait rendez-vous ; j’accepte son prix (un peu plus haut que la moyenne) en lui disant que je paie sans marchander à condition d’avoir un bon service et qu’on ne rediscute plus du prix.
On passe devant un petit restaurant : les gens mangent une sorte de fondue chinoise. On s’arrête et on teste. Après s’être installés à une table basse sur des tabourets mi-hauteur, la tenancière nous explique qu’on choisit plusieurs plats de légumes et viandes. On commande sans trop savoir ce qui arrive. Cette soupe est un délice ! On cuit la viande et les légumes dans le bouillon, puis on enveloppe le tout dans une feuille de riz qu’on roule comme un nem/rouleau de printemps.
Le soir, je sors me balader seule une petite heure ; les enfants n’ont aucune envie de m’accompagner. Ici aussi, beaucoup d’illuminations – c’est très joli.
Barrières automatiques
En bateau sur le Mékong
Le lendemain, notre chauffeur nous attend à l’heure ; on embarque. Il nous promène sur le Mékong, nous montrant temples et points d’intérêt sur les berges. On croise pas mal de barques intéressantes. À un moment, il propose la barre à Timeo ; il s’étonne de le voir manier le bateau si aisément.
Île potagère
Puis on emprunte un plus petit affluent pour visiter l’île de Cồn Quy, un vrai jardin potager. Il nous promène et nous fait découvrir les fruits et légumes qui poussent là.
Poisson « oreilles d’éléphant »
Il nous propose de goûter au fameux poisson « oreilles d’éléphant » (cá tai tượng), spécialité du Mékong. On emprunte le chemin vers un petit restaurant de l’île – qui est aussi une ferme de ces poissons.
Le prix est au kilo ; à trois et pas trop faim, on prend un petit. On les regarde lever la bâche qui délimite l’enclos ; un employé en pêche un avec un petit filet.
Le poisson nous revient grillé, tenu debout entre des pics. Une employée enlève les écailles – ça fait un vrai bruit de chips ! Puis elle prend une feuille de riz, y met salade et crudités, pose un peu de poisson et roule le tout comme un rouleau de printemps. C’est ainsi que se déguste le poisson «oreilles d’éléphant».
On fait pareil et on mange tout : c’est délicieux. Le fait d’en faire des nems, c’est super sympa aussi.
A travers la mangrove
On remonte un tout petit affluent qui s’enfonce dans l’arrière-pays. On passe par des mangroves et des palmiers avant de faire demi-tour quand ça devient trop étroit.
Fabrique de bonbons au lait de coco
Il nous emmène visiter la fabrique de bonbons locale : atelier artisanal qui fait un caramel à base de lait de coco, parfois aromatisé (durian, etc.).
On voit cuire le lait de coco dans des cuves sur feu de bois jusqu’à caramélisation. Puis ils ajoutent les fruits. Après refroidissement, la pâte est séparée en tronçons, imbriquée dans des grilles hautes pour faire de longs rectangles qu’ils coupent en cubes et emballent à la main.
On achète un paquet de goûts mélangés qu’on ramènera sur OLENA. Tous sauf ceux au durian (le roi des fruits asiatiques connu comme « fruit qui pue » et que personne de notre famille aîme le goût) seront vite mangés.
Notre chauffeur veut augmenter son prix
Au retour sur le Mékong, je vois le chauffeur ruminer ; je sens ce qui arrive. Il commence à expliquer que ça fait déjà plus de 3 heures… Je le coupe direct : je sais qu’il avait proposé un prix plus haut pour marchander (ce que je n’ai pas fait) mais j’ai posé mes conditions : bon service et pas de rediscussion du prix.
Sur ce, il ne dit plus rien et nous ramène au débarcadère avec de gros signes d’au revoir et merci.
La pagode de Vĩnh Tràng
Tous les tours organisés passant par Mỹ Tho incluent cette pagode ; on y jette un œil.
Il y a un gros Bouddha un peu rigolo à l’entrée ; la pagode à 7 étages est un peu plus au fond. Les enfants décident de s’installer dans le parc en face du gros Bouddha et de m’attendre là.
Je me promène dans ce grand complexe bouddhiste : un autre gros Bouddha debout, un Bouddha couché, une Lady Buddha (Avalokitesvara) sous un toit. C’est paisible, mélange de styles vietnamien, chinois et khmer.
Il y a des festivités : des tentes sont montées et des moines préparent des desserts à la glace pilée qu’ils distribuent gratuitement. Je ne suis pas fan de ces desserts, mais je ne peux pas refuser. Je reçois un gobelet de glace pilée surmontée de lait condensé sucré et de fruits. J’apprécie les fruits.









