On retourne à la marina de Krabi pour y parquer les bateaux. Depuis le temps qu’on en parlait, on y va enfin : la fameuse croisière de plongée ensemble.
Croisière aux Similans reportée
Mai n’est jamais sûr pour les Similan. Cette année, la mousson est arrivée plus tôt ; le parc a fermé avant la date prévue. On change de plan.
Jost trouve une croisière vers Ko Ha (qu’on connaît déjà avec mes parents) et les récifs de Hin Muang & Hin Daeng – on en a entendu dire que ce sont de beaux sites.
Les enfants veulent rester sur OLENA
On réserve pour trois. Les enfants n’ont pas envie de venir. OLENA est en sécurité à la marina ; Garn, du petit resto, accepte de garder un œil sur eux. Obligation : aller manger chez elle au moins une fois par jour. Ça les enchante moins – ils se voyaient déjà se goinfrer de nouilles chinoises, leur plat préféré.
En voiture pour Phuket
La croisière part de Phuket. Les bus Krabi-Phuket Town ne sont pas chers, mais avec les transferts pour et depuis les gares routières, louer une voiture et la laisser à la jetée revient moins cher. On part donc en voiture de location.
Croisière de plongée
On embarque sur SEATOPIA, notre bateau de croisière plongée. C’est un nouveau bateau qui doit avoir fait moins de 15 croisières. Arrivés avant les autres, on fait connaissance avec l’équipage. Puis arrivent les autres passagers : deux jeunes Norvégiennes sympas, un couple australien très tatoué et peu bavard, un couple de Hongkongais, et un autre Australien. Trois guides pour tout le monde ; Jost et nous avons le nôtre rien que pour nous.
SEATOPIA fait le pendule
Le bateau part de nuit. La météo n’est pas bonne, on a de grosses vagues. Le capitaine décide d’aller direct à Ko Ha et de skipper Ko Phi Phi pour avoir un meilleur angle. Toute la nuit, SEATOPIA gîte d’un côté à l’autre. Je n’ai aucune confiance en ce bateau qui bouge trop ; on fait carrément le pendule !
Je me fais des scénarios de sauvetage au cas où il se couche. Contrairement au Marco Polo (mon bateau préféré dans la région), les cabines donnent sur un couloir intérieur. Le lendemain, Jost m’avoue qu’il faisait pareil. Il ajoute que mon plan ne marcherait pas à cause de la pression de l’eau. Pas hyper rassurant.
Jost et Stéphane visitent la salle des machines et discutent avec l’équipage. Tous les deux disent (et l’ont dit au capitaine) qu’il faudrait lester plus le bas de la coque.
Ko Ha
On arrive à Ko Ha au milieu de la nuit. Le capitaine nous arrête à l’arrière d’une île ; on peut enfin dormir quelques heures. Puis c’est le lever : petit grignotage avant la première plongée.
On passe deux nuits de plus à Ko Ha. Pas la peine d’aller aux récifs Hin Muang & Hin Daeng par ce temps. Tant pis et tant mieux : Ko Ha est plein de superbes sites, et avec la météo, on est le seul bateau de plongée.
La météo s’empire
Les vagues grossissent. Passer du dinghy au bateau devient de l’équilibrisme. Quand c’est possible, SEATOPIA nous largue directement sur le site. Sinon, on descend comme on peut dans le dinghy.
Les conditions empirent. Le capitaine fait ce qu’il peut pour le confort. Je suis déjà dans le dinghy avec une autre plongeuse. Contre les instructions du crew, je m’assois à l’avant – je ne sens pas ma bouteille contre SEATOPIA. Heureusement : une vague tape l’endroit de l’annexe où j’étais censée être assise, contre la plateforme. Aucun dégât, mais ça suffit pour changer de tactique.
Dorénavant, on saute un par un à l’eau depuis SEATOPIA, on longe la corde jusqu’au dinghy. Au retour, l’équipage nous balance une corde ; on saute à l’eau (sans palmes), on tient la corde et on se hisse jusqu’au bateau. L’équipage tire aussi la corde pour nous sortir vite. C’est leur première croisière où ils doivent faire ça. Même l’équipage saute à l’eau pour passer de l’annexe au bateau. Et il pleut souvent à verse !
On appelle les enfants pour leur dire de descendre la protection soleil. Ils répondent qu’il n’y a pas de vent à la marina.
Requin baleine
Si la surface est pénible, sous l’eau c’est le régal. Un jour, on saute de SEATOPIA ; à peine la tête sous l’eau, je vois de gros poissons, puis… c’est quoi ces points blancs à l’arrière ? Un requin baleine ! Mon ordi indique qu’on est sous l’eau depuis 1 minute. On a quasiment sauté dessus.
On l’admire tous ; il est curieux, passe devant, tourne autour de nous à distance sûre, repasse devant, puis continue. De retour sur SEATOPIA, on change le tableau des records : « requin baleine » passe de 0 à 1 !
Ko Phi Phi
On passe notre 4e et dernière nuit à Ko Phi Phi. Après la plongée, on a 1 heure à terre. Seule une petite minorité y va ; les deux Norvégiennes disent qu’elles seraient bien revenues sur SEATOPIA au bout de 10 minutes.









