50ème fête nationale


On s’arrête dans un resto près de l’endroit où le bus nous a posés pour déjeuner (petit-déjeuner pour les Français). En plein repas, la tenancière nous dit de sortir voir le défilé : des avions de chasse passent au-dessus de la ville. On les voit entre les tours, mais ça ne vaut pas le coup de filmer.

On met un moment à trouver notre hostel, dans une petite ruelle (« hẻm » en vietnamien – une allée étroite pleine d’habitations, trop étroite pour les voitures). Après avoir posé les bagages, on file direct au Palais de la Réunification pour voir les festivités.

La rue qui donne sur le palais est fermée et bordée de gradins d’un côté. Ce matin, il y a eu une course cycliste, on voit quelques participants passer.

On s’installe un moment dans les gradins : musique, danses, discours diffusés sur des écrans géants pour ceux qui sont trop loin. Apparemment, il y a eu un gros défilé tôt le matin ; on voit quelques chars garés.


Feu d’artifice

Un gros feu d’artifice est prévu le soir. J’y vais seule ; les enfants n’ont aucune envie de voir un énième feu d’artifice. C’est vrai qu’en Asie, tout est prétexte à feux d’artifice – on en voit facilement un par semaine.

Impossible d’approcher les berges du fleuve Saigon en voiture : routes fermées, bouchons monstres. Je descends du Grab (taxi) et continue à pied. La rue perpendiculaire à la berge est déjà noire de monde. Je suis d’autres personnes qui se faufilent pour aller au plus près.

Je suis encore loin de la rue parallèle au fleuve, mais j’ai une vue pas mal dégagée entre les tours. Et là, parmi un bon millier de Vietnamiens, j’assiste au plus gros feu d’artifice que j’ai vu : plus d’une demi-heure non-stop, tiré depuis plusieurs points de l’autre côté du fleuve Saigon.

Le feu fini, je repars d’où je viens en pensant reprendre un Grab. Prise d’une intuition, je m’arrête près d’un policier pour lui demander confirmation du spectacle avec 5000 drones prévu le lendemain. Il me fait signe d’attendre ; un jeune Vietnamien arrive pour la même question. On patiente ensemble en discutant.


Show de drones avorté

Le talkie-walkie du policier grésille ; il dit quelques mots rapides au jeune, qui me tire par la main en me disant de courir : c’est maintenant. En tongs, ce n’est pas l’idéal ; je les enlève et cours pieds nus dans une grosse allée en plein centre de Ho Chi Minh-Ville, un inconnu me tenant la main pour qu’on reste groupés.

En approchant de la berge, on voit une image dans le ciel, à moitié cachée par une tour. Puis voilà les milliers de drones qui descendent comme des étoiles filantes. Ce show prévu le lendemain était une tentative de record du monde. Mais il y a trop de vent ; certains drones se sont crashés. Du coup, ils annulent.

Mon nouvel ami et moi restons encore un moment au bord de la berge, parmi des centaines de Vietnamiens, à regarder un spectacle un peu plus loin en espérant qu’ils retentent. Mais les drones restent cloués au sol.


Le lendemain, j’y retourne avec les enfants, avec un tout petit espoir malgré le message de mon ami : le show est annulé. On passe une soirée sympa au bord du fleuve Saigon : on regarde les bateaux passer et on admire les tours, dont les façades couvertes d’écrans LED affichent le drapeau vietnamien.




← Article précédent
Article suivant →