D’une salle d’attente à l’autre

 

Nous voilà à notre rendez-vous à la clinique. Elle est en travaux, des bâches ont été posées pour créer une salle d’attente devant l’entrée.

1ère attente, pas trop longue jusqu’à ce qu’une personne derrière une table devant la porte d’entrée nous aiguille vers la réception. Nous donnons nos informations administratives, sommes photographiés pour la banque de données de la clinique.

2ème attente : il y a un banc à 3 places près de la réception mais la place du milieu est interdite, 2 enfants s’y installent, un homme nous amène une chaise puis un second banc. L’attente est assez longue.

Sheetal, une des assistantes vient chercher une partie de l’équipe pour se rendre dans un bureau, je m’y rends avec les filles. A nouveau on donne toutes les données administratives qu’elle rentre dans la banque de données pour l’Australie. Elle nous photographie également. Le tout prend un temps fou, à tout moment elle entre et sort du bureau, Sheetal a l’air d’être très sollicitée.

3ème attente : Sheetal nous amène vers la salle d’attente en face de la réception de la radiologie et va chercher les hommes pour les données administratives et photos. Nous attendons très longtemps, rien ne se passe. Heureusement les filles ont pris leurs liseuses avec. Au bout d’un bon moment, les hommes arrivent et sont surpris que nous n’ayons pas déjà fait les radios. Ils continuent d’attendre avec nous, c’est long pour Timeo qui commence à avoir faim. On a à manger, mais on ne peut pas manger dans un couloir d’hôpital.

4ème attente : Un homme vient nous chercher pour nous poser dans un autre coin d’attente devant la radiologie qui se trouve 5 mètres à côté d’où étions. L’attente dure le temps que chacun notre tour, sauf Timeo, passons faire une radio des poumons. L’Australie demande à ce que nous soyons contrôlés si nous n’avons pas la Tuberculose. Apparemment en passant plus de 3 mois à Fiji, on aurait de faibles risques.

5ème attente : Sheetal nous amène dans une salle d’attente cosi au bout de laquelle se trouvent 2 cabinets de médecins. Elle prend notre poids, grandeur, teste nos yeux puis teste nos urines. J’ai encore du sang dans l’urine et en grande quantité. J’ai fait 3 grosses infections urinaires suivies en juillet-août, visité 2x le médecin à Savusavu, pris 3x 5 jours d’antibiotiques et me voilà au même point sauf que j’ai peu de douleurs. Espérons que ce ne soit pas un frein à notre visa australien.

Le Dr. Zens, le chef de la clinique, nous a reçu chacun notre tour. Il nous a examinés et le contrôle était fini. Quant à mon cas, il m’a proposé de donner un autre échantillon pour faire une culture, mais comme il y aurait conflit d’intérêts (pour raisons financières ou à cause de l’Australie ? car il a demandé à être informé des résultats) il m’envoie chez un confrère pour l’ordonnance de la culture.

6ème attente : Sheetal m’amène avec mon petit flacon d’échantillon à travers la clinique jusqu’à la salle d’attente à l’extérieur où un médecin viendra me chercher.

Pendant ce temps, Stéphane avec le type de la Navy se rend à la réception payer la facture : 765 CHF (non remboursable par la caisse maladie car contrôles pour des visas). Le type de la Navy a failli tomber, sachant que le salaire semestriel des fidjiens moyens est dans les 80-100 CHF, il a demandé si c’était correct. Il est clair que nous avons eu un prix touristique, car même nos amis suisses expatriés ici ne payent pas autant pour des gros check-ups. A titre de comparaison, mes visites chez le médecin à la clinique privée à Savusavu qui ont duré au max 10 minutes ont coûté chacune 10 CHF ! Bref c’est ainsi, on n’a pas le choix.

Un médecin vient enfin me chercher, je lui raconte la même chose en lui remettant le flacon. Il entre mon adresse mail dans l’ordinateur afin de m’envoyer la prescription par mail et de m’éviter une visite supplémentaire.

Je passe à la réception pour payer la visite chez ce médecin qui m’a coûté 33.- CHF de plus pour me répéter + la culture à 16.- CHF. C’est pas cher comparé à l’Europe, mais ce n’est pas des prix fidjiens et le fait de devoir visiter un second médecin n’était certainement pas nécessaire. Notre chauffeur hallucinait.

Nous avons mis plus de 4 heures pour faire ce check-up, j’avais demandé s’ils pouvaient aussi directement nous faire un certificat pour l’immigration fidjienne vu qu’on devra bientôt prolonger nos visas. Négatif, c’est un autre système il nous faut refaire un contrôle et payer à nouveau. Hallucinant, c’est les mêmes check-ups chez les mêmes médecins mais la radio des poumons en mois!

On commence à se sentir comme des vaches à lait.

La prescription est arrivée quelques jours plus tard pour un antibiotique qu’on ne trouve pas à la droguerie qui se trouve à Denarau. Stéphane voit le bus arriver et demande au chauffeur s’il peut organiser le médicament lors de son arrêt à Nadi. Il lui donne de l’argent et la prescription et espère. A l’heure du retour du bus, le chauffeur avait amené la boîte et pris 7.50 CHF pour la commission (ce qui en salaire fidjien est 1.5 de travail) qu’on a eu plaisir à lui laisser car il nous a beaucoup aidé et ainsi nous pouvions partir de la marina pour profiter du week-end dans les îles.

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