Les Maldives? Non Wailagilala

Nous quittons Vanua Balavu quelques jours après nos amis CORAL TREKKER et faisons route au nord.

Un gros marlin d’environ 3m de long mord, Stéphane le voit surfer au bout de la ligne quelques secondes puis on le perd. Le marlin a ouvert les 3 pics de l’hameçon et même fait coulisser le fil entre les douilles de serrage. Il avait beaucoup de force, je ne suis pas certaine qu’on aurait réussi à le tirer à bord.


A moins de 25 miles nautiques il y a Wailagilala, une petite île privée entourée de sa barrière de corail, un mini atoll. C’est une halte sympa pour la nuit, un petit changement avant de retourner dans les plus grosses îles. Un petit poisson mord juste après le passage de la passe, il fera partie de notre repas du soir.

Le mouillage est juste en face de l’île. On a une superbe vue, une grande plage de sable entourant l’île qui est très plate, on y voit une maison. Il y a beaucoup de houle car le récif n’est pas très haut. Ça ira pour la nuit mais nous n’allons pas y rester plus longtemps.

Les CORAL TREKKER nous ont avertis que les gardiens de l’île se réjouissent de notre visite, nous mettons donc notre annexe à l’eau et partons à l’aventure. A la plage on aperçoit un panneau d’interdiction d’aller à terre à cause de la pandémie. Nous continuons notre chemin longeant l’île  dont la plage est partout assez pentue dû aux vagues.

Un peu plus loin, 2 personnes nous font de grands signes pour qu’on s’approche. Ils nous aident à monter l’annexe sur la plage et nous invitent à pénétrer l’île.

C’est un jeune couple qui vient de l’île de Taveuni. Un mois sur deux ils sont les gardiens de l’île et se relayent cette tâche avec une famille. Allant contre la fin du mois, on se rend compte qu’ils n’ont plus vu grand monde depuis quelques semaines et se réjouissent de pouvoir papoter.

Ils nous font visiter l’île qui appartiendrait à un australien. La dernière visite du propriétaire daterait de 2016 et étant en divorce, il n’a plus les moyens de continuer la construction ou l’entretien du Resort. C’est fort dommage, il y a de bonnes machines et génératrices sur l’île, par manque d’entretien ça va finir en épave. Il y a quelques bâtiments dont la maison du propriétaire qui a les fenêtres bien barricadées à cause des divers ouragans passés et des bungalows du Resort qui sont dans un état bien délaissé. On ne connaît pas les tâches exactes des gardiens, mais l’entretien des maisonnettes ne doivent pas faire partie du contrat ou alors ils ne le font pas.


L’île est semblable à ceux que j’ai vus au Maldives, plate, petite, entourée d’une plage de sable blanc, plantée de cocotiers et autres végétaux. Nous savourons l’eau de cocos oranges qu’ils nous offrent. En échange de leur sympathique accueil nous leur offrons quelques T-shirts, casquettes et une poêle que je ne me sers plus ce qui leur fait très plaisir.

A notre retour à l’annexe, on la retrouve pleine d’eau et de sable. Nous avons accosté dans le sens opposé de la houle, mais comme je l’ai dit, la barrière de corail n’étant pas assez haute, les vagues contournent et arrivent sur tout le pourtour de l’île.


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