Les hommes sont de retour. Après une bonne nuit de sommeil, il est temps de lever l’ancre. SERENITY doit attendre la marée haute pour sortir des pontons flottants. Stéphane lui donne un coup de main avec l’annexe. Les pontons étant retenus par de nombreuses cordes, Jost ne veut pas risquer d’en prendre une dans l’hélice.
Navigation dans les eaux internes
La mer est formée, alors on choisit la voie navigable intérieure, un petit canal naturel entre les îles et la côte. Le trajet est un peu plus long et demande plus d’attention sur la profondeur, mais c’est nettement plus agréable.
Petite surprise sur l’AIS : les WILD TRIBE descendent le canal en sens inverse. On se retrouve au même mouillage pour la nuit.
Ils ont un problème de convertisseur (12V–230V) et ne peuvent plus produire d’eau alors qu’ils sont sept à bord. Ils repartent vers Phuket pour réparer. On espère qu’ils nous rejoignent à temps pour Noël.
Ko Phayam
Ko Phayam est une île touristique à l’ambiance très hippie, où l’on croise beaucoup de Français.
Lors de notre première visite, on n’avait presque rien vu. L’an dernier, on voulait y emmener mes parents, mais il aurait fallu naviguer contre le vent, rendant la traversée trop inconfortable. Cette fois, on va vraiment en profiter.
Recherche de motos à louer
Les autres bateaux sont arrivés la veille et ont déjà loué des motos. On tente d’en trouver trois en faisant le tour des loueurs et des resorts, on en trouve deux.
Espérant trouver une moto supplémentaire en ville, on part de l’autre-côté de l’île. Stéphane prend une moto avec les enfants, je monte derrière Jost. Toutes les motos sont louées, on est en pleine saison. On visite donc l’île à cinq sur deux motos ; chose courante en Asie mais qu’on aurait préféré éviter.
Tour en moto
L’île est sympa, il y a plein de stops à faire. On fait même un peu d’urbex dans ce qui semble être un ancien hôtel-restaurant hippie construit avec des bouteilles.
Non loin de là se trouve un temple qu’on visite.
Repas de midi au sud de l’île, une au nord pour le dessert.
Hippie bar
Cette fois, on teste le hippie bar. Tant pis pour l’odeur de cannabis. Dans les zones touristiques de Thaïlande, depuis la légalisation, ça pue un peu partout. Un peu plus ou un peu moins ne change plus grand-chose.
Le bar est niché dans les arbres, avec des passerelles et des terrasses à différents niveaux. À l’entrée, une proue de bateau pirate en vieux bois donne le ton.
L’ambiance est fidèle au lieu, jusqu’à la musique (que j’ai dû remplacer sur ma vidéo YouTube pour éviter la censure). Il y a du monde.
En compagnie des copains voileux, on y croise encore d’autres. La baie est pleine, donnant l’impression que tout le monde s’est donné rendez-vous ici pour Noël.
Réveillon de Noël
Sous ces chaleurs, il est difficile de ressentir la magie de Noël. L’ambiance est loin de celle de l’Europe.
La Thaïlande n’est pas chrétienne – majoritairement bouddhiste, avec une minorité musulmane – mais les décorations sont partout, surtout pour les touristes. Les enfants finissent même par demander si c’est vraiment Noël.
Décorations de Noël sur OLENA
Nos copains ont réservé un buffet, mais le restaurant est complet et le menu ne nous tente pas vraiment. Finalement, ils seront déçus – nous n’avons aucun regret.
Les allemands JAMS ont trouvé un petit restaurant tout au nord de la plage. On les rejoint. Ambiance hippie ici aussi : assis au sol sur des coussins, ce qui ne plaît ni à Stéphane ni à Jost. Les enfants et moi, on a pris l’habitude à Fiji. Depuis, on est très souvent assis au sol.
Noël
Les WILD TRIBE arrivent juste à temps pour le potluck sur SAND PEBBLE. C’est un grand bateau à moteur, bien assez grand pour accueillir toute l’équipe.
Le groupe est le même qu’à l’excursion au sanctuaire de tortues, avec deux bateaux supplémentaires : WILD TRIBE, BOB THE CAT, SNOW, SERENITY et OLENA.
L’ambiance est excellente. Les dix ados passent leur temps à sauter depuis le toit.
Bill nous fait visiter son bateau. La salle des machines est impressionnante – c’est si propre qu’on pourrait manger par terre. Il a un boat boy à bord qui entretient le bateau.
Le jeu des cadeaux
Pour l’occasion, chacun a apporté un petit cadeau, posés en tas sur le pont pour un jeu.
On tire des numéros. Le premier choisit un paquet et l’ouvre devant tout le monde. Vient le tour des suivants, numéro par numéro. Chacun peut soit prendre un nouveau cadeau, soit en voler un déjà ouvert (chaque objet ne pouvant être volé que trois fois). Celui qui s’est fait voler son cadeau peut aller en voler un autre ou prendre un nouveau paquet avant le tour du participant suivant.
Très vite, des stratégies apparaissent. L’une se fait voler la casquette qui lui plait, elle râle suffisamment fort pour que son mari l’entende, puis lui vole son cadeau. Ensuite il va récupérer la casquette. Que de rires !
Quand vient mon tour, les meilleurs cadeaux ont déjà atteint leur limite de vols. J’ouvre un paquet. L’emballage est improvisé, c’est un lange. L’intérieur est bizarre, du papier ménage, du chocolat fondu, serait-ce un bout de cake maison ? C’est le piège des WILD TRIBE. Une couche pleine… de Nutella.
Apéro de Noël sur un radeau d’annexes
Avec autant de bateaux dans la baie, on organise aussi un apéritif collectif. Les annexes sont attachées entre elles pour former un grand radeau.
Chacun apporte boisson et snack à partager – comme souvent entre voileux.
Ko Chang
Ko Chang, sur la côte ouest, est une petite île au nord de Ko Phayam. On nous l’avait décrite comme une version de Ko Phayam il y a vingt ans.
Curieux, on part la découvrir avec SERENITY. Et effectivement, la description est juste.
Il y a beaucoup de verdure, quelques resorts, des plantations de caoutchouc, et une clientèle qui reste longtemps. On teste deux restaurants. Le second ayant un excellent repas en menu, on le prend à l’emporter car on n’a plus faim.
Passant près d’un temple, je monte les marches pour le voir de plus près et apprécier la vue.
Ko Chang nous plaît beaucoup.

















