C’est la Saint-Nicolas. Nous naviguons au chaud entre la Malaisie et la Thaïlande.
Les enfants préparent des Grittibänz, ces petits bonshommes en pâte à tresse typiques de Suisse.
Difficile de croire que Noël approche avec 30 à 35°C. Depuis le début du voyage, la magie de Noël manque cruellement.
Dérive en pleine nuit
Nous faisons escale pour la nuit à Ko Tarutao, première île thaïlandaise en venant de Langkawi.
En pleine nuit, l’alarme d’ancre nous réveille. Nous ne sommes pas au mouillage habituel, et le fond semble moins fiable ici, même si l’ancre avait bien croché au départ.
Nous relevons l’ancre et repartons mouiller un mile plus loin, à un endroit connu où la tenue est bonne.
Naviguer de nuit, près d’un récif, avec pour seuls repères le GPS et les cartes satellites – l’île étant totalement sombre – reste tout de même assez angoissant.
Ko Rok
Ko Rok est un parc national situé à mi-chemin entre Langkawi et Phuket, à une bonne journée de navigation de chaque côté.
À chacun de nos passages, nous arrivons en soirée et repartons tôt le matin, évitant ainsi le passage des rangers – ce qui nous arrange, les tarifs ayant fortement augmenté.
Salué par des inconnus
À notre arrivée, un bateau au mouillage près du passage entre les deux îles, nous fait de grands signes, comme si nous nous connaissions. On ne les connaît pas.
Nous les recroiserons plus tard : ils nous suivent sur NoForeignLand, une application et site internet pour navigateurs sur laquelle je partage régulièrement des informations.
Depuis l’Indonésie, notre nom de bateau apparaît souvent – j’y ai enregistré des centaines de points d’intérêts dans des zones parfois totalement vides.
Angoisse à l’immigration
Nous allons faire notre entrée à Chalong, et je ne suis pas très sereine après mon passage à l’immigration à Bangkok, où l’on m’avait interrogée sur nos entrées répétées dans le pays. On m’avait conseillé de demander un visa pour la prochaine fois – ce que nous n’avons pas fait.
À Chalong, on nous avait assuré que ce n’était pas nécessaire, les bureaux de Bangkok ne tenant pas compte des spécificités des voileux.
Nous attendons l’agent de l’immigration… et surprise : ce n’est pas celui que nous connaissons, mais une jeune femme. Nouvelle montée de stress.
En Thaïlande, les équipages reçoivent en principe un visa de 30 jours non prolongeable, contrairement aux passagers qui obtiennent 60 jours (bon à savoir à l’avance pour remplir les formulaires douaniers).
À Chalong, un agent fait parfois exception et accorde 60 jours aux capitaines.
Je croise les doigts. Sinon, il faudra soit retourner en Malaisie, soit organiser une journée entière pour modifier le visa.
Finalement, Stéphane obtient 60 jours. Deux angoisses qui disparaissent d’un coup.
Nous pouvons profiter sereinement de ce dernier séjour en Thaïlande à bord d’OLENA.
Un pigeon dans un supermarché
Soirée charriage chez SEA BEES
Comme à notre habitude, à peine la clairance terminée, nous passons dire bonjour aux copains du centre de plongée.
Tim, le fils du propriétaire – qui semble peu à peu reprendre les rênes – nous invite à revenir le soir pour un BBQ, à l’occasion du charriage des nouveaux Divemasters.
Retrouvailles avec Renate et Hubi pour la 3ème année consécutive
En bas à droite : drapeaux que j’ai fait imprimer et que j’ai cousu.
Après avoir salué les copains locaux, déposé un colis ramené depuis Langkawi pour un autre bateau et fait quelques courses, nous quittons Chalong. Direction Nai Harn, une baie très touristique au sud-ouest de Phuket. Bien protégée des vents d’est, elle dispose d’un ponton flottant (payant) pour accéder à terre, ce qui est très pratique.
C’est ici que Jost, de SERENITY, nous rejoint.
Nous retrouvons aussi Renate et Hubi, de nouveau en vacances à Phuket. Comme chaque année, c’est un vrai plaisir de se revoir.



