Camp de travail au carénage

Quand le bateau est hors de l’eau au carénage, c’est le début du vrai camp de travail. On bosse déjà beaucoup dans l’eau, un bateau demande un entretien permanent, mais hors de l’eau c’est différent : on est toujours pressés de retourner à flot.

Chaque matin, Stéphane et Jost arrivent à 8 h au chantier. Chacun travaille sur son bateau, mais ils se donnent un coup de main dès que l’un a besoin.


Carénage


Il faut enlever le vieil antifouling. Notre voisin américain nous prête (contre quelques bières) un hypromat puissant qui aide déjà beaucoup, surtout avec l’antifouling qui s’écaille. Ensuite vient le ponçage – un travail très pénible. Cette fois, pas de bôme pour accrocher la ponceuse et soulager les bras. Les enfants et moi ne tenons pas plus d’une demi-heure, une heure grand max. C’est Stéphane qui s’y colle, avec pendant un jour ou deux, l’aide de deux employés de la marina.


Une fois les coques prêtes, on est tous là pour la peinture – même Jost vient aider. À cinq, ça va plus vite. D’abord la couche de fond grise (elle aide l’antifouling à coller). Puis les différentes couches d’antifouling. Les 40 litres (qui coûtent plus de 2’600 CHF hors taxe) suffisent pour quatre couches ; on en fait 2 par jour, une le matin et une en fin d’après-midi.

Timeo abandonne vite la peinture – une couche lui a suffi. Il s’occupe de nous préparer et d’apporter les repas, c’est bien aussi.


Changement de trampoline

Il est temps de changer le trampoline de tribord – celui-ci date d’avant notre départ de France et commence à être bien troué.

Je commence par couper la moitié des garcettes (cordes) qui le tiennent et j’attache les nouvelles. Après avoir trempé le nouveau trampoline toute la nuit, on le pose sur l’ancien et on l’attache garcette par garcette pour le tendre progressivement. Puis on coupe les garcettes de l’ancien pour les remplacer et finir de fixer le nouveau.

Le plus dur arrive : Stéphane est en bas et tire garcette par garcette pour tendre au maximum. Moi en haut, je l’aide à passer les cordes dans les bons trous et à continuer le serrage. On a environ 110 garcettes par trampoline ; chacune est reprise 4-5 fois pour retendre. Il s’aide d’un bois pour enrouler et tirer. Malgré ça, ses mains sont rouges.

Notre chance : il pleut ! Beaucoup passent et nous demandent pourquoi on n’attend pas la fin de la pluie. Le trampoline se tend plus facilement mouillé, les garcettes glissent mieux. On a des linges étalés dessus qu’on trempe régulièrement pour garder le filet humide – là, sous la pluie, c’est l’idéal. Et on ne risque pas de coup de soleil.


Service du radeau de survie


Ici aussi, on suit les règles suisses : service du radeau tous les 3 ans. Ça tombe bien, il y a une entreprise à Lumut (tout près) qui le fait.

Le radeau de SERENITY est aussi à faire. On prend rendez-vous ; ils viennent prendre les deux radeaux lors d’un passage à la marina.

On veut être présents lors de l’ouverture ; on fixe rendez-vous et on va voir. Ce n’est pas la première fois qu’on voit notre radeau gonflé, mais c’est la première fois qu’on assiste au déballage et au gonflage.


Travaux divers

Certaines des choses à changer/réparer, avec les températures, 30.4°C pour l’eau et 36.3°C pour l’air


Stéphane fait tellement de choses que j’ai du mal à tout lister. 

  • Changement de câbles électriques dans le mât, au pied du mât et vers la table à cartes.
  • Démontage de certaines parties du mât pour la préparation à la peinture.
  • Peinture sous le plafond du cockpit.
  • Remplacement de la vitre en plexi du hublot du poste de pilotage.
  • Service des sail-drives (partie entre moteur et hélice) et des hélices.
  • Changement de certains passe-coques qui sont au-dessus de l’eau (on avait changé uniquement les passe-coques sous l’eau en Australie). 
  • Remplacement des joints du hublot de survie dans la chambre de Timeo (ceux des poignées n’étaient plus très étanches et on avait des gouttes d’eau et surtout du sel).

On a engagé des entreprises pour certaines choses :

  • Refaire les joints du sol en teck du cockpit et lui donner un coup de ponçage.
  • Faire le polish de toute la coque 




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