Ça fait bientôt 3 semaines qu’on est hors de l’eau ; on a besoin d’un dimanche de pause. On part visiter Ipoh, à un peu plus de 80 km d’ici.
Jusqu’il y a quelques décennies, la Malaisie était le plus gros producteur mondial d’étain. La dernière drague intacte et préservée du pays (et l’une des rares au monde dans cet état) est sur notre route, on y va.
Elle est posée sur une petite étendue d’eau ; un groupe l’a restaurée et transformée en musée. Depuis peu, on peut monter dans les étages pour la visiter complètement.
La visite commence par un petit musée avec plein d’infos. La drague mesure 75 m × 35 m et fait plus de 15 m de haut. Elle pèse environ 4 500 tonnes. Sa chaîne compte 115 godets – c’est eux qui raclaient le fond pour extraire l’étain.
Après avoir passé un petit pont, on se promène sur la plateforme. Ensuite, ils nous enfilent des harnais et nous expliquent comment s’accrocher au rail et surtout comment passer les croisements. À différents endroits, on peut continuer ou retourner sur la plateforme. C’est très bien organisé : les échelles et passerelles sont sécurisées, et il est impossible de détacher le harnais pour prendre un chemin interdit.
Le labyrinthe du musée de la drague d’étain
Juste à côté, il y a un labyrinthe – l’entrée est incluse dans le billet de la drague. On y va.
C’est une jolie balade dans la nature, passage d’une passerelle, puis le labyrinthe dont quelques parties ont des murs de pierre, d’autres en verdure. On tombe sur une place ronde avec des tableaux sur l’histoire de l’étain, une autre place avec différentes sortes de pierres. Je me retrouve même dans un cul-de-sac rempli de boîtes aux lettres colorées.




