Aux BVI, nous avions réalisé que nous avions de problèmes de radio longue portée, radio qui nous sert à communiquer et à réceptionner la météo lors des traversées. Nous avons changé l’antenne avant la traversée du canal et les tests à San Blas étaient bons. Une fois dans le Pacifique, nous devions constater qu’il n’en était rien.
Bob de NIRVANA, un américain radioamateur
est passé faire quelques mesures. Il n’a pas mis long pour voir que notre
réception est bonne, mais que nous transmettions uniquement sur certaines
fréquences, qui sont de courte distance, donc aucune utilité lors de grandes
traversées. A présent, nous savions ce qui était à réparer, il ne nous restait
plus qu’à trouver où.
Nous quittions la marina avec SERENITY pour
une petite île à mi-chemin, avant de nous séparer. Eux partaient aux îles Las
Perlas et nous retournions à Panama City.
Stéphane est parti avec Timeo faire le tour des adresses trouvées avec notre radio, tuner etc… dans son sac à dos. Alors que je partais avec les filles, un gros sac de cartes maritimes à photocopier en bandoulière, faire du shopping.
Les hommes ont couru plusieurs adresses en
bus puis en taxi avant d’appeler un type à Colòn. En lisant la liste, mon
instinct me disait que ce serait le bon et effectivement, c’est le seul qui a
su de quoi Stéphane parlait. Comme il fermait à 14h, ils ont dû s’y rendre en
Taxi, 1h30 de route ! Ils sont arrivés juste à temps. Ce Joaquim savait
non seulement quel serait le problème, mais avait une similaire en stock où il
pouvait se servir en pièces détachées ! On lui a laissé la radio en
réparation le temps que nous faisons le tour des îles Las Perlas.
Quant aux filles, arrivées à la gare de
bus, nous avons acheté une nouvelle carte de bus pour être indépendantes. Nous
nous sommes rendu à un copy shop, qui selon mon appel, faisait des grandes
copies en couleur. Malheureusement, la copieuse couleur n’avait pas la bonne
taille, pourtant j’avais dit A0, au moins 50-70cm (les cartes font même plus).
Nous avons fini par copier le tout en noir-blanc, on coloriera ce qu’il faut
aux crayons.
Le bus de retour tardait, on en voyait
passer plein dans l’autre sens. Tout à coup un bus d’écolier américain tout
coloré s’arrête. Il y en a plein par ici, ils font certaines plus ou moins
longues distances. Sachant que la plupart finissaient à la gare de bus, je
demande puis on monte. Quelle aventure ! Bien sûr, les filles se rendent
tout au fond, déjà que ça secoue dans tous les sens, c’est pire là-bas. Elina
n’en menait pas large, elle avait peur. Moi je riais, on se faisait secouer comme
sur un manège. Les bancs étaient pleins de trous, ils étaient vissés sur le
sol, qui lui bougeait tant le véhicule est vieux. Aucune idée du temps que va
encore tenir ce bus. Les filles étaient heureuses d’en ressortir.
C’est avec mon gros fardeau de cartes
maritimes que nous sommes partis en ville. Il me fallait retourner dans le
magasin de tissus et nous avons fait un tour dans un magasin où Elina avait
trouvé des livres en anglais, qu’elle a déjà dévoré.
Petite anecdote de ces livres : Elina
arrive en courant « maman, j’ai trouvé 4 livres que j’ai toujours voulu
lire ! » je lui réponds « mais c’est en espagnol
ici ! », sur quoi elle répond « non ! c’est en
anglais ! », comme si c’était sa langue maternelle ! Je sais
qu’elle se débrouille bien en anglais, qu’elle a déjà lu quelques livres, mais
là, j’étais scotchée.
Bref, nous avons ensuite profité de
l’absence des hommes pour parcourir le mall d’Albrook. Avec ses 700-800
magasins, il était en 2015 le 14ème plus grand mall au monde et le
plus grand des Amériques. Nous y avions déjà passé quelques heures avec
SERENITY, où j’avais profité de me faire couper les cheveux ! Cette-fois,
j’avais une liste d’achats et nous avons tout trouvé dans 2 magasins, dont un
supermarché. Nous avons profité d’en faire le tour en petit train et nous
sommes installés dans l’un des food court où nous y avons retrouvé les hommes.

