Les îles de Las Perlas

Enfin nous pouvions lever l’ancre pour rejoindre SERENITY aux îles. Nous recevions les coordonnées GPS de leur lieu d’ancrage et leur avions envoyés des SMS et un message sur Iridium que nous arrivions.

Nous avions peu de vent et aussi peu de vagues. Etant vent arrière, nous avons pu sortir notre spi Parasailor. Ce fut une traversée très agréable, malgré la lenteur de l’avancée.


Nous arrivions peu avant le coucher du soleil à l’endroit où SERENITY se trouvait le soir d’avant. L’endroit était magnifique, peuplé de plusieurs centaines de pélicans et aucun bateau à l’horizon. Bizarrement nous avions un peu de réseau et avons pu contacter SERENITY qui n’avait reçu aucun de nos messages. Un rendez-vous fut pris pour le lendemain.

Le lendemain matin au réveil, pas un pet de vent ! C’est maintenant ou jamais ! Je m’attaque à attacher la grand-voile pour pouvoir la soulever et agrandir notre lazy bag. Stéphane est venu me prêter main forte. Nous avons installé la machine à coudre sur le toit afin de ne pas devoir démonter tout le lazy bag. J’ai ajouté une bande afin d’élargir notre lazy bag qui était trop petit pour enfermer la partie arrière de notre nouvelle voile.

J’ai profité de ma machine pour fabriquer quelques pavillons de courtoisie qu’il nous manquait : Galapagos, Gambiers, Marquises, Tuamotus & Polynésie.


C’est en fin d’après-midi que nous avons retrouvé nos amis à un mouillage entre 2 petites îles désertes. Le lendemain nous nous rendions vers une autre petite île déserte. La plage était belle, il y avait 3 couleurs de sable différents. Des pierres de couleur jaune/rouge se mélangeaient aux pierres grises. 


Nous avons fait un tour en annexe pour remonter une rivière de la plus grande île de l’Archipel. Très joli, mangroves, plantes, oiseaux, une nature magnifique. Je crois même avoir aperçu un crocodile ou alligator.

Partout où nous allions, des centaines de Pélicans s’y trouvaient. C’est superbe de déjeuner et de les voir pêcher tout près du bateau. Ils piquent les uns après les autres dans l’eau comme un avion qui largue des bombes.

Nous avons passé vers l’île San Telmo, espérant voir l’épave du sous-marin Explorer. Nous étions marée haute, le sous-marin devait être complètement submergé. Nous avons continué notre chemin.

Nous naviguions d’îles désertes à baies désertes. Le décor est superbe, sans pour autant ressembler aux îles des Caraïbes. Par contre, comme partout, les plages sont remplies de plastique. Les vagues amènent chaussures, bouteilles PET et plein d’autres accessoires en plastique. J’ai fait une petite vidéo, c’est bien triste.


La pêche a bien repris

Enfin, plus d’un an après notre dernière prise, enfin nous avons attrapé un poisson à la traîne !  On n’a pas pêché énormément aux Caraïbes à cause de la Ciguaterra, mais suivant où, essayé sans rien attraper. D’abord nous avions une belle Bonite en partant de la marina. Ensuite c’est entre les îlets de l’Archipel que nous attrapons des poissons ressemblant à des petits thons à poids jaunes, il s’agit du Thazard sierra. En moins d’une heure, nous en avions 3, assez pour nourrir les deux bateaux. On s’est régalés, c’est un poisson excellent! Le lendemain, rebelote, dès que nous étions près d’un récif ou îlet, ça mordait sans cesse. 


Cartes maritimes peu fiables

Tout comme aux îles San Blas, nous avons dû réaliser que les cartes maritimes Navionics, que nous achetons et utilisons pour naviguer, ne sont pas fiables, car il manque des récifs et même des rochers ! Nous avons également les cartes CM93, qui sont encore moins détaillées. Heureusement, nous avons les cartes Bauhaus (Panama), sur lesquelles nous naviguons. Par contre, quelques heures après avoir ancré à marée haute, nous avons eu la surprise de voir des rochers sortir de l’eau à l’avant de notre ancre, alors qu’il n’en était rien dans toutes nos cartes.

Ça donne à réfléchir pour la suite de notre voyage, car la Polynésie n’est pas l’un des endroits les plus simple à naviguer.




← Article précédent
Article suivant →