Nosy Komba : lémuriens, serpents, zébus et café

Après quelques heures de navigation, nous voici enfin à Nosy Komba, l’île où il est facile d’observer des lémuriens !

Plusieurs bateaux copains sont déjà au mouillage. À peine arrivés, nous sommes informés du sundowner organisé en commun au restaurant sur la plage. Nous suivons le mouvement, et les enfants nous accompagnent, alléchés par l’éventuallité d’avoir accès au Wi-Fi du restaurant.


Chez Yolande


Nous retrouvons les NISMA, AN CALA, SAIORSE et POLARIS, des bateaux croisés en Thaïlande, aux Maldives et/ou aux Chagos. Quant à AN CALA, nous les connaissons depuis le Vanuatu !

L’apéro a lieu à la gargote (bistrot) de Yolande, où nous échouons toutes nos annexes sur sa petite plage. Yolande est une femme du pays qui a vécu plusieurs années sur un voilier. Elle nous accueille tous chaleureusement.

Tous les poteaux qui soutiennent le toit de la gargote sont sculptés. C’est magnifique ! Malheureusement, les photos ne rendent pas justice à la beauté de ces œuvres.

Nous passons quelques heures en compagnie des copains, qui nous donnent plein de conseils et d’informations pour notre visite de l’île.


Nosy Komba


Nosy Komba est une île volcanique recouverte d’une végétation luxuriante, dont le sommet culmine à un peu plus de 600 m d’altitude. Vue depuis la mer, elle a une forme triangulaire avec une large base. Difficile d’imaginer qu’elle monte aussi haut !

L’île est parcourue de sentiers qui serpentent à travers la forêt. Il n’y a aucun moyen de locomotion, tout le monde se déplace à pied. Certains de nos amis ont fait une boucle passant par le sommet, puis par la chocolaterie Akiba, située à environ 400 m d’altitude. Le chemin est raide par endroits et il fait chaud.

On nous déconseille de visiter le centre des lémuriens le matin, car c’est à ce moment-là qu’il y a le plus de touristes.

Nous décidons de monter jusqu’à la chocolaterie sans réserver le repas de midi, au cas où nous changerions d’avis en cours de route. Si le temps nous le permet, nous visiterons le centre des lémuriens au retour.


Le village touristique


Le lendemain, nous échouons notre annexe devant chez Yolande, qui nous accueille comme de vieux amis. Nous lui expliquons notre programme de la journée et lui confions notre annexe, qui sera ainsi en sécurité.


Nous commençons par traverser le village. Le nombre d’échoppes et de gargotes témoigne du passage de nombreux touristes. Nous nous enfonçons un peu trop loin dans le village et finissons par emprunter un tout petit sentier qui se faufile entre les maisons pour retrouver le bon chemin. Ce détour nous permet de découvrir une partie plus authentique du village.


Le chemin qui mène au centre des lémuriens est assez large et pavé, bordé d’échoppes de chaque côté. Les vendeurs nous abordent presque tous en italien, signe que les touristes italiens sont nombreux à visiter l’île.


Balade entre lémuriens, serpents et zébus

Nous arrivons à une intersection bondée de touristes. À gauche, un chemin pavé mène à l’entrée du centre des lémuriens, indiqué par un panneau en malgache. Tout droit, un petit sentier conduit notamment au sommet et à la chocolaterie Akiba.


Mais ce qui attire d’abord notre attention, ce sont les premiers lémuriens, juste au-dessus de nos têtes ! Sortis du centre, ils scrutent les touristes dans l’espoir de recevoir quelques bananes supplémentaires.


À partir de là commence une longue montée qui ne fait que grimper. Nous nous arrêtons régulièrement pour admirer la nature et la vue, observer les animaux – nous croisons notamment trois serpents – ou simplement boire et nous reposer un peu. La chaleur se fait sentir, malgré l’ombre de la forêt qui nous entoure.

Nous croisons beaucoup de locaux. Certains descendent au village pour y vendre leurs récoltes du jour, tandis que d’autres remontent avec leurs achats.

À un moment, une femme me dépasse, un paquet de couches à la main et une baguette dépassant de son cabas. Cette scène me fait réaliser que le chemin, que nous trouvons déjà assez pénible, est celui que les habitants empruntent chaque fois qu’ils ont besoin de quelque chose au village. Et beaucoup de ceux que nous croisons marchent pieds nus !

Un groupe d’enfants nous dépasse. Le plus petit doit avoir environ trois ans. C’est difficile à dire, car les enfants ont souvent l’air plus âgés qu’ils ne le sont réellement. Je suis impressionnée, il marche comme un grand, au milieu des autres, et pieds nus !

Soudain, le groupe se met à sauter sur le côté du sentier et à grimper dans la végétation en criant. Nous sentons qu’il se passe quelque chose et suivons le mouvement, sans pour autant nous aventurer dans les broussailles. Après avoir déjà vu plusieurs serpents, nous préférons rester prudents.

En face arrivent deux zébus mâles, tirant derrière eux leurs propriétaires, qui tentent de les retenir. Nous les regardons passer.

Ils n’ont pas l’air si dangereux que ça, mais lorsque je pose la question à l’une des adolescentes, elle me confirme qu’ils peuvent être dangereux.


https://youtube.com/shorts/i6jPSv178NE

En plein travaux


Un peu plus loin, deux hommes s’affairent autour d’un palmier qu’ils viennent de couper. L’un en enlève l’écorce, tandis que l’autre creuse l’intérieur. Ils ne conserveront ainsi que la partie utile pour le transport.


Le sentier nous fait ensuite passer devant plusieurs maisons et jardins potagers. Le chemin est jonché de Jacquiers. Ses fruits énormes, le fruit à Jacques, poussent directement sur le tronc et les grosses branches de l’arbre. Ils peuvent atteindre environ 25 kg. Mieux vaut éviter de se trouver dessous lorsqu’ils tombent ! 


Du café !


Dans un petit hameau, un vieil homme trie les graines de café qu’il vient de sortir de leur enveloppe. Un peu plus loin, des cerises de café sont étalées sur une étoffe pour sécher au soleil. Ces petits fruits contiennent les graines qui serviront à produire le café.

Ne me souvenant plus à quoi ressemble un caféier, je demande à l’un des habitants de m’en montrer un. L’occasion de découvrir de plus près cet arbre que nous connaissons surtout pour ce qu’il nous donne dans notre tasse !

Lors de ma deuxième visite, je retrouve ce même homme en pleine préparation du café. Il broie les graines à l’aide d’un gros pilon, qu’il frappe dans un récipient creusé dans un morceau de tronc. Une scène toute simple, mais qui permet de mieux comprendre le travail nécessaire avant de pouvoir savourer une tasse de café.


Et finalement, des cacaoyers

À mesure que nous approchons de la chocolaterie, les cacaoyers se font de plus en plus nombreux. Nous apercevons un paysan qui récolte des cabosses jaunes et les vide dans un panier.

Après le café, place au cacao ! La chocolaterie Akiba n’est plus très loin.


Les feuilles de cacaoyers ont une texture similaire à du plastique


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