Nous attendons le début de l’après-midi pour nous rendre au centre des lémuriens. Le matin, c’est bondé de touristes !
Un guide nous accueille au bureau, dans le village. Il nous donne quelques pulvérisations d’un anti-moustique naturel à base d’huile de coco et de citronnelle, histoire de ne pas nous faire dévorer tout crus. Puis nous remontons l’allée bordée d’échoppes. Les vendeurs cherchent tous à nous attirer, mais sans trop insister.
Rencontre avec les lémuriens
Dès l’entrée dans le parc, qui n’est entouré d’aucune clôture, quelques lémuriens se tiennent tout près de nous, aux aguets. Le guide nous place chacun notre tour près d’un arbre et nous demande de tendre les mains, paumes vers le haut. Il commence alors à déposer des morceaux de bananes bien mûres dans nos paumes.
Les lémuriens lémuriens viennent directement, s’instalent sur nos épaules, bras et tête. Ils viennent lécher les morceaux de banane pendant que le guide continue de nous en distribuer.
Chez l’espèce de lémuriens qui sont à Nosy Komba, les mâles ont le pelage noir, tandis que les femelles sont brunes, avec des touffes de poils clairs autour des oreilles. Le guide nous explique que les femelles ont la priorité sur la nourriture et que les mâles attendent à l’arrière.
Certaines femelles transportent leurs petits, accrochés sous leur ventre. Elles sautent d’arbre en arbre comme si elles étaient seules ! Le guide nous explique que les petits doivent bien s’agripper, si l’un d’eux tombe, il est abandonné et meurt. D’ailleurs, j’en ai aperçu un lors de notre montée vers Akiba.
Nous changeons ensuite d’endroit pour observer d’autres lémuriens. Toujours la même espèce, mais une autre famille, car les lémuriens occupent chacun leur territoire.
Les autres animaux du centre
Nous poursuivons la visite avec les tortues. Un enclos abrite quelques petites tortues locales, tandis qu’un autre accueille trois grandes tortues terrestres qui portent les prénoms de personnalités connues. Il y a Caroline, en référence à Caroline de Monaco, Georges, en référence à George Bush, et une troisième dont je ne me souviens plus du nom.
Caroline est justement en train d’essayer d’escalader le petit mur de son enclos. Le guide la remet à l’intérieur, mais il ne faut pas longtemps avant qu’elle ne tente à nouveau de s’échapper !
Nous arrivons ensuite devant un enclos aux murs élevés, celui des serpents. Deux pythons reposent au sol. Le guide entre dans l’enclos et revient avec l’un d’eux. Le serpent est calme et Timeo accepte de le prendre sur lui.
Seconde visite avec Jost
Timeo et moi accompagnons Jost pour sa visite du centre. Cyliane et Stéphane n’ont pas envie d’y retourner.
Nous avons un autre guide, mais la visite se déroule à peu près de la même manière.
En arrivant à l’enclos des serpents, j’ai une bonne surprise. Il n’y en a plus qu’un seul, et ce n’est aucun de ceux que nous avons vus la première fois ! J’apprends alors que les guides capturent des pythons dans la nature, les gardent dans l’enclos pendant environ une semaine pour les montrer aux touristes, puis les relâchent.
Un caméléon bien caché
À un moment, notre guide s’arrête net : il a repéré un caméléon !
Nous cherchons partout, mais impossible de le voir. Le guide prend alors une branche et va gentiment déranger l’animal. Le caméléon finit par s’avancer un peu, sortant ainsi des feuilles.
Il reste immobile sur sa branche, bougeant avec une lenteur incroyable et tournant ses yeux dans toutes les directions. Sa queue est droite, pas enroulée comme sur les photos que nous avons l’habitude de voir.
Le guide nous explique que le caméléon enroule sa queue pour s’agripper aux branches. Elle lui sert peu comme une cinquième main.
Puis il nous raconte une histoire étonnante : selon lui, le caméléon serait un animal suicidaire. Lorsqu’il ne trouve pas de nourriture pendant un certain temps ou ne parvient pas à trouver de partenaire pour s’accoupler, il grimperait au sommet d’un arbre avant de se laisser tomber.




