Myanmar tout proche
En quittant ko Chang tôt le matin, on met le cap sur Surin. Les deux îles sont très proches de la frontière du Myanmar (Birmanie), et on longe cette frontière en entrant même brièvement dans les eaux birmanes pendant une à deux heures.
Les îles birmanes sont bien visibles, assez proches, mais inaccessibles. L’administratif est compliqué, coûteux, et impose la présence d’un guide local à bord 24h/24. Alors on se contente d’en admirer les contours.
Plongée de nuit à Surin et BCD défectueux
Nous voilà de retour à Surin ! On se met à l’abri dans la baie ouest, protégée des vents d’est. Il ne reste plus qu’une bouée, on se partage une avec SERENITY, prévue pour les gros bateaux de croisière plongées, elle est assez résistante pour nos deux bateaux.
Il est assez tard et il faudra repartir dès le lendemain matin pour récupérer notre filet de trampoline à temps. C’est frustrant, j’adore cet endroit. Je propose une petite plongée de nuit sous la bouée. Les enfants et Jost me suivent.
Ce n’est pas profond, on se promène vers les 5m cherchant à voir les crustacés dans les coraux. On aurait presque pu faire du snorkeling.
Je sens que mon gilet ne se comporte pas normalement. En tâtonnant, je comprends : j’utilise celui dont une valve a été réparée… et c’est la seconde qui a lâché. Debout, l’air reste, mais à l’horizontale il s’échappe par le trou. Rien de critique vu la profondeur, et la plongée touche bientôt à sa fin.
De retour en surface, Cyliane – qui utilise un gilet de Jost – me dit qu’elle a eu de la peine à se stabiliser, devant sans cesse rajouter de l’air. On vérifie : même problème. C’est aussi un gilet dont une valve avait été réparée.
C’est quand même étonnant que les deux gilets cassent lors de la même plongée.
Quelques jours plus tard, Elina nous contacte : même scénario. Après réparation d’une valve, une autre casse peu après.
Conclusion : quand le plastique du pas de vis commence à céder, les autres suivent. Réparer une seule valve ne suffit pas, il faut toutes les changer.
Malgré ça, Cyliane a géré la plongée avec calme, malgré un matériel défectueux – impressionnant pour une débutante. Quel soulagement qu’Elina n’ait pas eu de souci au moment de la casse.
Reste un constat un peu amer : le matériel est aujourd’hui bien moins solide qu’avant. On économise sur la fabrication… pas forcément au bon endroit.
Plongée sur une drague d’étain
Les hommes veulent retourner plonger sur la drague d’étain, près de Thap Lamu, notre prochaine escale.
Jost prend une bouée prévue pour les petits bateaux de plongée. OLENA étant trop lourd pour ce type d’amarrage, on préfère ancrer à 30 mètres de profondeur, sur fond de sable, non loin de l’épave.
Mon masque ayant perdu ses corrections, je passe mon tour et reste à bord pour la sécurité. Cyliane accompagne les hommes, Timeo préfère rester aussi.
À les voir revenir, le site vaut clairement le détour, Cyliane est ravie.
En fin de journée, on rejoint Thap Lamu et on s’ancre à l’entrée du chenal pour la nuit.

