Stéphane et Jost sont sur le chemin du retour ; ils atterrissent à Penang, une île au nord de Pangkor.
Je prends la vieille voiture que je loue avec deux autres bateaux à la marina pour faire les 190 km qui me séparent de l’aéroport pour aller les chercher car nous ne trouvons pas de bus direct.
Le temple aux serpents
Je profite du retard du vol – décidément, ce voyage aura été plein de retards de vols et de bus – pour visiter le fameux temple aux serpents, qui est proche de la route menant à l’aéroport.
Trop loin de la marina de Penang, on n’y était pas allés jusqu’ici ; ça ne valait pas la peine de traverser l’île en taxi juste pour voir un énième temple.
De dehors, c’est un temple chinois tout à fait standard. On monte quelques marches pour y accéder. Le temple en lui-même n’a rien de particulier ; je regarde autour et ne vois pas de serpents. Heureusement, j’avais vu des photos montrant des serpents enroulés sur des supports en bois. Je les repère vite et là, je les vois : ils sont lovés sur ces perchoirs et ont l’air de dormir profondément. Des panneaux indiquent qu’ils sont venimeux.
Il y a une pièce à côté où se trouve un moine et des vivariums contenant des boas de plusieurs couleurs. À l’arrière, il y a un grand jardin où les serpents seraient aussi libres, car j’ai vu plusieurs panneaux.
L’histoire du temple est assez jolie : un moine bouddhiste y avait trouvé un serpent venimeux il y a plus d’un siècle. Au lieu de le chasser ou de le tuer, il l’a laissé vivre en paix dans le temple. Depuis, de nombreux serpents sont venus s’installer naturellement, comme s’ils se sentaient protégés. Aujourd’hui, le Snake Temple de Penang est devenu un lieu à la fois religieux et touristique, où les serpents cohabitent tranquillement avec les visiteurs.
Le retour des hommes
Je retrouve un Stéphane radieux à leur arrivée à l’aéroport. Ce voyage lui a fait énormément de bien.
