Un mois à terre

Il n’est pas facile de vivre sur un bateau au carénage, surtout avec des enfants. Nous l’avions fait lors de notre précédent carénage, les salles de bains étaient juste à côté du bateau et il y avait pas mal de restaurants aux alentours et surtout, ce n’était qu’une dizaine de jours.

Là nous en avions pour plus longtemps. Nous avons ainsi fait comme beaucoup d’autres plaisanciers, nous avons loué un appartement dans le First Landing Resort qui se trouve à côté du port. En cette période de pandémie, les plaisanciers sont pratiquement les seuls touristes. Le Resort est resté ouvert, profitant de nous et nous faisant profiter de prix spéciaux Covid. En week-end et période de vacances il y a des locaux qui profitent également des bas prix. Ainsi nous sommes tous gagnants, le Resort et nous.

Notre appartement était dans une maison à 3 locations, avec piscine privative. Seul un week-end nous avons dû partager « notre » piscine. Le Resort a une grande piscine et chaque villa a sa propre piscine.

 

La joie pour les enfants


Une famille canadienne avec 2 garçons ados y logeait également, parfois les enfants jouaient ensemble. Pendant quelques jours une autre famille de plaisanciers américaine avec 4 enfants que nous connaissions déjà sont arrivés au carénage et Resort. Les enfants ont passé beaucoup de temps avec eux dans la grande piscine.

Alors que nous faisions des travaux où les enfants ne pouvaient pas nous aider, les enfants vivaient en vacanciers au Resort. Nous étions à 5 minutes les uns des autres et pouvions nous téléphoner. Cyliane, notre petite cuisinière, venait généralement nous faire une salade pour le repas de midi.

Les enfants en ont profité pour faire des cours par internet de codage informatique, ils aiment bien, ça les amuse.

Elina a donné des cours de français à une américaine originaire d’Alaska. Nos enfants continuent l’école en allemand, ces cours de français lui ont été bénéfique pour le français et l’anglais.

 

Les anniversaires

Comme notre carénage a été repoussé à cause du retard de livraison du colis, Cyliane et Timeo ont eu leur anniversaire pendant le carénage. Ce fut des journées normales, mais le soir nous sommes allés au restaurant du port manger des pizzas.

Il leur a fallu attendre le week-end pour avoir le gâteau de maman. Comme je n’avais pas de four à l’appartement, mais un beau frigo avec grand compartiment congélateur, j’en ai profité pour faire des bavarois. Ça faisait longtemps que Cyliane m’en réclamait. Mais avec ces chaleurs, le peu de place dans notre frigo/congélateur, je n’ai pas voulu en faire.

Nous avions fait la surprise à Cyliane de commander un gâteau au restaurant. La surprise a un peu été gâchée quand la sommeillière m’a demandé au moment de la commande des pizzas si on voulait le gâteau avant, pendant ou après les pizzas. Une question qui semble un peu bizarre pour nous, mais les locaux dans les îles mangent souvent tout en même temps.
Le gâteau était très joli, un genre de forêt noire, très chocolat, très dense et bourratif et surtout très sucré, mais vraiment très très sucré.
Timeo m’a dit « maman, c’est trop sucré, la semaine prochaine tu ne me commandes pas de gâteau, t’as qu’à demander qu’ils mettent des bougies sur la pizza ». Il aime le sucré mais peine souvent quand c’est trop sucré.

 

Le luxe d’un pied à terre


Pour les plaisanciers, le luxe c’est surtout l’eau et l’électricité. Les douches à volonté, même chaudes, quel bonheur ! Le lave-linge et le sèche-linge, qu’on peut utiliser quotidiennement sans à avoir à se soucier d’avoir assez de courant ou de faire tourner la génératrice. J’ai pu en profiter pour laver tout le linge et les vêtements qui moisissent au fond des armoires.

Les enfants n’oublient pas de mentionner la chasse d’eau des WC, juste un bouton à presser.

Mais il y a aussi le côté pratique, de grands placards pour ranger linge et nourriture, ça change des petits placards où nous « jouons au Tétris » pour tout pouvoir y ranger et tout sortir car ce qu’on a besoin est tout au fond.

Le toaster va nous manquer, on ne va pas en acheter, car la plupart du temps, nous n’avons pas de pain-toast. Mais ce qui va nous manquer le plus c’est le frigo ! Il n’était pas plus grand que celui d’un apparemment normal, mais bien plus grand que celui du bateau, où à nouveau, nous « jouons au Tétris ».

La piscine d’eau douce était un vrai luxe. Vous me direz, notre jardin c’est la mer entre 28-31° ! Oui, mais un mois à se baigner dans l’eau douce, ça change. On peut y aller le soir, sans avoir à penser aux requins qui risquent de nous confondre avec leur nourriture.

Je crois que je n’ai jamais dormi aussi profondément ces 3.5 dernières années. Ne pas avoir à tendre l’oreille au moindre bruit suspect, à chaque coup de vent, changement de vagues… c’est reposant.

 

Retour sur OLENA

Après un mois dans l’appartement, c’est un peu triste que nous avons quitté notre appartement et le Resort. Mais dès que nous étions à nouveau sur OLENA, ce n’était plus que du bonheur. Même à 5 minutes à pied d’un endroit à l’autre, vivre entre 2 places ce n’est pas pratique et être chez soi, de retrouver son lit, ça fait du bien.

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