Le lendemain, après une petite plongée près d’Angaga, nous levons les ancres et partons vers le sud de l’atoll.
Le frère de Jost repartant dans une bonne semaine, nous avons décidé de rester dans les environs de Dhangethi, il prendra le ferry pour rejoindre Malé.
Poisson pierre lors de la plongée près d’Angaga
Maamigili
Sachant que nous sommes les bienvenus sur les îles locales, nous en profitons pour visiter Maamigili. C’est au sud de cette île que se promènent les requins-baleines, que nous espérons croiser.
En fin d’après-midi, nous laissons l’annexe au quai, puis marchons quelques centaines de mètres avant de nous retrouver en ville. Certaines routes sont goudronnées et d’autres sont en cours de goudronnage.
Nous passons devant un aéroport international ! Après renseignements, nous apprenons qu’il y a eu quelques vols directs avec le Sri Lanka, mais aujourd’hui, la seule destination desservie est Malé. Et les billets ne sont pas bon marché. Comme pour le ferry, il existe trois tarifs : celui des locaux, celui des travailleurs étrangers et celui des touristes.
Les rues sont parsemées de magasins : plomberie, électroménager, alimentation, meubles… On trouve de tout ici ! Nous restons deux nuits sur place et testons deux restaurants différents.
La serveuse de l’un des restaurants vient du Népal. Elle nous explique que sur cette île, beaucoup d’ouvriers sont originaires de son pays.
Nous tentons de faire du snorkeling le long du récif extérieur, mais nous ne croisons aucun requin-baleine. Ils ne sont pas si faciles à trouver.
Dhigurah
Le long banc de sable qui s’étire à l’extrémité de cette île attire touristes et voileux ! Cocotiers, sable blanc et eaux turquoise : c’est exactement ce que tout le monde vient chercher ici.
Cette longue plage est la Bikini Beach, mais elle porte mal son nom puisque nous voyons un panneau interdisant les bikinis et les shorts de bain.
Il y a des balançoires, puis une petite buvette fermée car c’est toujours Ramadan. Au bout de la langue de sable, quelques employés s’affairent. Ils installent des décorations pour un mariage. À peine revenus au bateau, nous voyons passer la mariée en speed-boat.
Nous restons ici quelques nuits et testons plusieurs restaurants qui, au final, proposent tous plus ou moins les mêmes menus.
Snorkeling avec les requins nourrice
Nous voici de retour à Dhangethi. Un autre voileux nous y rejoint : le trimaran TA-TAA que nous ne connaissons pas. Nous convenons de nous retrouver le soir au restaurant.
Andreas est allemand. Il voyage actuellement avec sa fille et son beau-fils, ils sont accompagnés d’un sympathique skipper local.
Le lendemain, ils prévoient d’aller faire du snorkeling avec les requins-nourrices et nous invitent à nous joindre à eux. Ayant à nouveau les lèvres ouvertes par un herpès, je préfère rester à bord. Cyliane décide également de rester au bateau.
Volker, Jost, Stéphane et Timeo participent à la sortie et reviennent enchantés. Ils sont allés près d’une plateforme. Shahym, le skipper local, a organisé la venue de personnes qui nourrissent les requins pendant que les snorkeleurs nagent autour, avec pour consigne de ne pas les toucher.
Facile à dire... mais quand Jost en voit un lui foncer dessus, il est bien obligé de le repousser.
Snorkeling avec un requin baleine
Andreas nous raconte ensuite leur sortie avec les requins-baleines. Shahym ayant congé, nous l’engageons, ainsi que le speed-boat de son frère, pour notre propre sortie requin-baleine et plongée.
Les requins-baleines fréquentent le récif extérieur sud de l’atoll d’Ari toute l’année. La zone est vaste et, pour les repérer, les locaux utilisent des drones et s’échangent les informations lorsqu’un animal est aperçu.
Nous arrivons près d’un regroupement d’une dizaine de bateaux. Trop tard : le requin est déjà parti.
Jost fait voler son drone, mais nos recherches restent infructueuses.
Shahym nous emmène alors au Manta Point pour plonger. Ce n’est pas un skipper de bateau de plongée et il ne maintient pas sa position jusqu’à ce nous nous mettons à l’eau.
J’ai voulu gagner du temps en montant le détendeur de Stéphane. Par habitude, je l’ai installé comme le mien, mais chez lui c’est inversé. Impossible ensuite de desserrer la vis. Finalement, Stéphane m’envoie plonger seule avec les enfants.
Quant à Jost, cela fait déjà un moment que nous l’avons perdu de vue. Depuis le bateau, on m’indique sa direction et à l’aide du compas, nous essayons de le retrouver. Le fond est assez plat, il y a peu de coraux vivants et nous avançons à contre-courant.
Au bout d’un moment, j’abandonne. Tant pis, nous ne retrouverons pas Jost. Stéphane nous suit en snorkeling et vient parfois nous faire coucou. La plongée n’a rien d’exceptionnel, mais les enfants se sont bien amusés.
À peine sortis de l’eau, Shahym nous presse : il y a un requin-baleine !
Nous arrivons après deux autres bateaux. Une bonne vingtaine de personnes sont déjà dans l’eau. Voyant toute cette foule — ou plutôt toutes ces fesses, pour reprendre l’expression de Cyliane — elle décide de rester à bord. Elle a déjà vu des requins-baleines et n’apprécie pas les bains de foule aquatiques.
Quant à l’expression de Cyliane, elle n’a pas tort. Nous sommes tout un groupe à suivre le requin. La plupart des femmes des autres bateaux portent des strings ; faire du snorkeling derrière elles n’est pas forcément la plus belle vue des Maldives.









