Bloqués à Dhangethi

Volker est bloqué aux Maldives

Après un dernier souper au restaurant, Volker nous quitte le lendemain matin en prenant le ferry pour Malé.

La guerre a éclaté en Iran et de nombreux vols sont annulés. Nos amis Hélène et Marcel ont eu la chance de partir juste avant. Ce n’est pas le cas de Volker.

Son vol passant par Dubaï, on se doute qu’il sera annulé. Volker a bien essayé de contacter la compagnie aérienne, mais il ne reçoit aucune information. Il a même pu faire son check-in en ligne ! Il se rend donc comme prévu à Malé puis, tôt le lendemain matin, à l’aéroport.

Son vol est effectivement annulé. On le place sur une liste d’attente. Le ferry est complet, il ne peut pas revenir nous rejoindre le jour même et il galère à trouver une chambre libre à Malé. L’hôtel où il a passé la nuit affiche complet ; il ne reste plus que des établissements chers.

Avec cette histoire de vol annulé, nous voici en mode attente à Dhangethi. Jost et Volker préfèrent rester ici le temps de trouver une solution.



Anniversaire de Timeo


Volker est bloqué à Malé et ne revient pas à temps pour l’anniversaire de Timeo.

Avec la chaleur de l’après-midi, on a une terrible envie de glace. À présent, on sait que malgré le Ramadan, les restaurants sont ouverts en journée pour les touristes. Alors on va manger une glace !

Après tous ces soirs passés au restaurant — où les enfants profitent du Wi-Fi et passent leur temps en ligne — nous n’avons pas envie de ressortir souper. On se prépare un bon repas sur OLENA avec Jost, suivi d’un gâteau pour le dessert.



Accueil VIP au restaurant


Après avoir testé les trois restaurants « pour touristes » de l’île, on finit par retourner tous les soirs au même endroit : le Blue Moon.

Les menus dans notre budget – c’est-à-dire le prix d’un repas à bord d’OLENA – sont similaires dans tous les restaurants des îles locales : riz frit, nouilles sautées, submarine (sandwich accompagné de frites), hamburger, fish & chips, currys et kottu, un plat local. Les deux derniers sont généralement pimentés.


La nourriture est bonne, mais on s’en lasse assez vite. À part le poulet, toute viande et même le poisson sont trop cuits. Après avoir commandé plusieurs fois du poisson que nous avons dû noyer sous le ketchup – même le fish & chips arrive avec un poisson brun foncé – nous nous rabattons sur le poulet.

Étonnamment, le riz frit aux légumes contient moins de légumes que le riz frit aux œufs ou à la viande. Les légumes se limitent souvent à des oignons, alors que les autres versions contiennent encore du chou et parfois des carottes, tomates ou poivrons. Au Blue Moon, les cuisiniers bangladais sont ouverts à nos demandes de cuisson plus légère. C’est toujours trop cuit à notre goût, mais déjà un peu moins.

Ce qui fait la différence au Blue Moon, c’est le serveur sri-lankais. Depuis le premier jour, alors que nous rentrions après avoir soupé ailleurs, il est extrêmement gentil et serviable. Il court – littéralement – d’une terrasse à l’autre pour servir tout le monde au plus vite. Il est drôle, prend le temps d’échanger quelques mots lorsqu’il le peut et nous réserve une table chaque soir. À peine arrivés, nos bouteilles d’eau nous attendent déjà. Nous ne sommes visiblement pas les seuls à revenir tous les soirs.

Un soir, notre serveur nous prépare même un accueil VIP. À l’extérieur trône un panneau « Welcome OLENA's Family ». Notre table sur la terrasse est décorée de découpages de requins-baleines et un autre panneau affiche « Happy Day OLENA's Family ». De petits points laser se promènent autour de notre table comme dans une fête.





Le restaurant voisin : Compass


Plongées


Les alentours de Dhigurah regorgent de superbes sites de plongée. Par contre, il y a souvent beaucoup de courant et il faut toujours quelqu’un pour assurer la sécurité en surface. Ça tombe bien – ou mal pour moi – car mes lèvres étant toujours ouvertes, je ne me vois pas passer du temps dans l’eau salée.

Tous les matins, les hommes partent plonger. Souvent, je les dépose près d’amas rocheux situés dans la passe, qui commencent vers 15 mètres de profondeur. On les distingue sur les images satellites et de nombreux dhonis de plongée attendent leurs plongeurs dans les environs. Une fois sur place, on arrive à les repérer, mais ce n’est pas toujours évident sans cartes.

Puis je me laisse dériver, revenant régulièrement sur le site pendant l’heure que dure la plongée. J’écoute des podcasts ou de la musique tout en surveillant la surface.

Une fois mes lèvres rétablies, nous partons tous les trois plonger. Cette fois, c’est Volker qui assure la sécurité. Nous plongeons le long du récif extérieur de Dhigurah. Il peut donc rester à l’ancre et la relever lorsqu’il aperçoit notre bouée de signalisation afin de venir nous récupérer.


Il y a une épave coulée à peine trois mois plus tôt afin de créer un récif artificiel. Peu profonde et bien protégée, elle est idéale pour les plongeurs débutants. Stéphane et Jost emmènent les enfants ainsi que Volker pour la visiter. Volker fait du snorkeling au-dessus des plongeurs.

Je visiterai l’épave lors d’une autre plongée avec Stéphane. Timeo y retournera également avec lui, histoire de faire quelques bulles et de travailler sa flottabilité.



Départ de Volker

Il n’est pas facile de voyager en ce moment ! Comme il est sur liste d’attente, les vols de Volker sont d’abord reportés, puis finalement annulés.

Les nouveaux billets d’avion atteignent des prix délirants. En ce moment ils sont à plus de 5 000 US$ ! C’est la course à celui qui doit rentrer le plus vite et qui est prêt à payer le plus cher. Alors il attend un peu.

Finalement, il trouve un vol via l’Inde. Le billet est cher, mais reste dans les limites de l’acceptable. Son séjour se prolonge ainsi de 10 jours.

Quelques échoppes de Dhangethi




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