Rencontres, hôpital et destruction de BCD

Rencontres de bateaux en partance pour l’Afrique du Sud


Comme chaque année, Phuket est un point de départ pour les traversées de l’océan Indien. Certains passent par la mer Rouge pour rejoindre la Méditerranée, d’autres font le tour du continent africain.

Grâce aux réseaux sociaux, les voileux sont très connectés entre eux. L’un propose deux rencontres pour les bateaux en partance pour l’Afrique du Sud.

Étant encore de l’autre côté de Phuket lors de la première rencontre, je m’y rends en taxi avec deux autres voileux du même mouillage. À part un couple, je ne connais personne, mais l’ambiance est vraiment sympa. Stéphane, les enfants et Jost ont préféré rester à Nai Harn.

Pour le second rendez-vous, OLENA est au mouillage juste devant le restaurant. Une bonne moitié des participants étaient déjà présents à la première rencontre. Il y a quelques bateaux que nous connaissons, et beaucoup de nouvelles têtes.

Chacun présente son bateau, son équipage et son projet de voyage. Beaucoup vont aux Maldives, certains avec des escales aux îles Andaman (Inde) et/ou au Sri Lanka. D’autres, comme nous, s’y rendent directement, certains entrant par le nord, d’autres par Malé, la capitale, située plus ou moins au centre.

La plupart poursuivent ensuite vers les Seychelles, puis l’Afrique du Sud, avec plusieurs escales en route. Dans ce groupe, nous sommes les seuls à ne pas aller aux Seychelles : on passera par Maurice et La Réunion.

Quant à Chagos, les avis sont partagés : certains, comme nous, espèrent obtenir un permis, d’autres trouvent les coûts trop élevés.


Timeo continue de tomber malade


Depuis son passage à l’hôpital de Penang, Timeo tombe régulièrement malade. À chaque fois, on est en navigation ou dans des mouillages isolés. En répétant les gestes faits avant son hospitalisation, on arrive à faire passer les épisodes assez rapidement. Comme il n’a pas repris le régime, il a un peu plus de réserves pour se défendre.

On a rendez-vous avec un pédiatre à Phuket. Il fait plusieurs examens, pose beaucoup de questions. Finalement, une radio met en évidence le problème : ce fameux régime lui a provoqué un manque important de fibres, au point de saturer complètement son système digestif. On n’avait rien remarqué, puisqu’il allait à selles tous les jours.

J’étais déjà partagée, mais là c’est clair : on arrête. Les bénéfices du régime ne valent pas le risque. Avec la traversée de l’océan Indien qui approche, on décide aussi de ne pas reprendre les médicaments pour l’instant. On avisera si nécessaire.


La douane détruit le gilet de plongée d’Elina

Où devrais-je dire l’incompétence des employés ? 

Comme mentionné plus haut, le gilet de plongée d’Elina est à nouveau défectueux. On a fait réparer les nôtres et on voudrait faire de même avec le sien.

Elle l’envoie directement au réparateur, en indiquant « réparation sous garantie » sur les documents douaniers (Philippines – Thaïlande), comme demandé.

Quelques jours plus tard, elle reçoit un mail de DHL : la douane prévoit de détruire le colis. Motif : le destinataire n’aurait pas répondu concernant les frais de douane. DHL ne renvoie pas les colis bloqués.

On réagit immédiatement : mails envoyés par Elina, le réparateur et nous. On réussit à mettre la procédure en pause. La femme du réparateur, thaïlandaise, a bien reçu un appel étrange, mais noyé dans les spams, rien ne semblait sérieux.

Stéphane et le réparateur se rendent dans plusieurs bureaux de douane avec tous les documents, y compris la facture d’achat du gilet. Les échanges de mails se multiplient. Une employée comprend l’urgence – on quitte bientôt le pays – et mentionne régulièrement « URGENT » dans ses messages. Malgré ça, les semaines passent.

On demande à plusieurs reprises le montant des frais de douane à payer. Personne n’est capable de nous répondre. Impossible de payer sans montant.

La veille de notre départ, on nous demande d’apporter en personne une nouvelle copie de passeport et divers documents signés au bureau de douane DHL, à l’aéroport, à plus d’1h30 de route. Trop tard. On n’a ni le temps d’y aller, ni celui de faire faire les réparations (3 jours minimum).

On reçoit finalement un mail : le colis sera détruit, faute d’avoir fourni les documents demandés. Ça laisse un goût amer ! 

Pendant des semaines, on a perdu des heures en mails, en démarches, en déplacements. Loué des motos, brûlé du carburant, pour au final… rien. 

On voulait récupérer ce gilet pour les enfants, désormais nous devons en acheter un neuf.


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