Huahine

 

Tahiti – Huahine

Nous partons en fin d’après-midi, passant à l’intérieur du lagon pour sortir à la rade de Papeete, ce qui nous ferait un meilleur angle par rapport au vent. Pour les passages en fin de piste de l’aéroport, nous devons à chaque fois demander l’autorisation de passer, et devons attendre l’atterrissage d’un avion pour continuer notre chemin. Pour la sortie de la passe, la vigie nous demande de rester en stand-by sur leur canal, car il y a beaucoup de trafic. Effectivement, nous suivons un cargo sortant, croisons un cargo entrant et derrière nous, une navette rapide sort pour se rendre à Moorea. Nous sommes en mer et loin des autres bateaux à la tombée de la nuit. Ma seule crainte, les baleines, nous sommes assez proche de Moorea où nous en avons croisé de trop près. Je sais qu’elles sont partout autour de ces îles, mais une fois Moorea passé, j’étais plus tranquille.

Le vent n’était pas très fort, régulier et dans un bon angle. Si nous voulions suivre notre route et passer par le sud de Huahine, nous aurions dû affaler la grand-voile pour sortir 2 voiles à l’avant en papillon (une voile de chaque côté). Car en catamaran, nous ne pouvons pas sortir la grand-voile assez sur le côté à cause des haubans (câbles maintenant le mât) qui sont attachés plus à l’arrière que chez les monocoques. Le vent complètement arrière ne convient pas pour la grand-voile.

Je fais une autre route passant par le nord, et je me rends compte avec surprise, que la distance jusqu’à la passe est la même. C’est ainsi que nous avons tourné autour de l’île, profitant des différentes vues.

Par moment le vent est vraiment tombé bas, nous naviguions plus qu’à 2 nœuds, parfois moins. Comme il n’y avait presque pas de vagues et très peu de houle, les voiles ne tapaient pas et restaient plus ou moins bien remplies par le peu de vent. Nous avons continué notre route à vitesse d’escargot, sans mettre de moteur en marche. Nous avions le temps d’arriver et avons beaucoup apprécié ce passage. C’est 22 heures après notre départ que nous retrouvions nos amis SERENITY au mouillage, mais avant de les voir, nous avons eu la surprise d’être accueilli par un dinghy, c’était notre ami Gérald de GABIN. Quel accueil, ça fait plaisir !

 

Huahine

Comme Tahiti et les autres îles de la Société, Huahine est une île volcanique entourée d’une barrière de corail. En fait, ce sont 2 îles reliées par un pont, 2 grandes baies se trouvent des 2 côtés du pont. Nous sommes mouillés pas loin d’une de ces baies, près de la barrière de corail.


Philippe, un local, entretient la petite plage près de laquelle nous sommes au mouillage, et il nous attend pour faire des pains coco. Nous partons avec lui chercher du bois et des feuilles, pendant que les hommes râpent la noix de coco. Puis Philippe nous apprend à faire la pâte, s’occupe du feu pendant le levage, puis nous formons des petits tas que nous posons entre 2 feuilles. Ainsi, ça ne colle pas au grillage et il est facile de tourner les petits pains sur le feu. Ce fut un délice ! J’ai essayé d’en refaire à bord, c’était incomparable.


Nous nous sommes promenés en dinghy pour visiter le village un peu plus loin, les gens y sont très gentils et accueillants. Par contre on nous a informé que si nous mouillions dans leur baie, qu’il ne valait mieux pas quitter le bateau le soir car il y aurait des vols. Un local a pris l’habitude de se servir sur les voiliers, et la police n’a pas encore pu l’attraper.


Nous sommes aussi partis visiter les baies et voir le fameux pont, d’où sautent les enfants de l’île pendant les week-ends. La baie du côté Est est énorme, autant grande que nos lacs.

Le jour avant notre arrivée, il y avait une baleine dans le lagon, juste là où nous étions mouillés. Malheureusement elle était déjà repartie à notre arrivée. C’est impressionnant, car le seul endroit où elle peut entrer, c’est par les 2 passes, tout comme nous. Je ne voudrais pas croiser une baleine dans une passe !

Quand je pense qu’il y a peu, j’avais souri en lisant des copains qui avaient écrit que le seul danger qu’ils avaient était les baleines. J’aurais jamais cru que quelques semaines plus tard, c’est moi qui écris comme eux. Pourtant ce ne sont pas nos premières baleines, lors d’un voyage sur un voilier de copains, j’avais même nagé avec une en Afrique du Sud, alors qu’on venait de passer le cap de Bonne Espérance.

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